Au coeur du Pot-Au-Noir, avec Martin Keruzoré

  • © Martin Keruzore/Volvo Ocean Race
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    © Sam Greenfield/Volvo Ocean Race
  • © Martin Keruzore/Volvo Ocean Race
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Il en faut du sang froid pour surpasser ce Pot-au-Noir. L’enfer, brulant, ‘empetolant’, voilà dans quoi nous tentons d’évoluer depuis 24 heures.

La situation au petit matin n’est pas glorieuse, nous nous sommes faits rattraper par nos quatre poursuivants en quelques heures, une semaine d’effort, de choix et de sueur, réduite à une poignée de milles ce matin. Nous naviguons à vue, oui une vue paradisiaque mais la terre de Satan pour les navigants en quête de la risée magique, le souffle miraculeux qui nous refera prendre l’avantage ou, au moins, sortir de cette prison dorée.

 

La mer est belle, scintillante, sa surface est lisse, pure, sans ride et les petites méduses noires qui s’y laissent dériver nous donne une idée du faible courant présent qui nous porte dans cette longue et pénible marche vers le Nord. L’horizon est tacheté de centaine de petits nuages qui y plongent, pour nous rappeler que la terre est ronde.

Une zone sombre semble dériver vers notre radeau, de la pression, délivrance. Le claquement perpétuel des voiles cesse, le bateau gîte, on choque petit à petit les voiles, ça file et ça glisse. La petite brise balaye le pont en quelques secondes avant de s’essouffler, une deuxième suit dans la foulée mais manque de chance elle ne nous envoie pas dans la bonne direction, nous voilà à contre et contraint de virer de bord si nous voulons profiter de ses bienfaits au plus vite.

Elle passe, sans nous attendre, l’eau redevient miroir, les rayons du soleil viennent s’écraser sur le pont du bateau, nous n’avons plus qu’à attendre, attendre la prochaine, c’est insoutenable…

Source

Volvo Ocean Race

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