Pieds au plancher !

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© Jean-Marie Liot

Thomas Ruyant et Boris Herrmann sont arrivés ce matin à 7h (heure brésilienne) à Salvador de Bahia à bord de leur Malizia II heureux de leur 4e place en Imoca mais assoiffés ! Leur dessalinisateur ne produisait plus d’eau buvable depuis la nuit dernière. Bientôt ce sera au tour de Kito de Pavant et de Yannick Bestaven (Bastide Otio) de poser pied à terre, suivis, une poignée d’heures plus tard, du tandem mixte Tanguy de Lamotte et Samantha Davies à bord d’Initiatives-Cœur. En ce début de semaine, une chose est sûre : les 21 équipages encore en mer cravachent plus que jamais pour sauver leur place au classement, voire en grappiller une de plus. On est compétiteur où on ne l’est pas !

Rappel

Malizia II (Boris Herrmann et Thomas Ruyant) est arrivé à 11h 06mn et 52s ce lundi 20 novembre en 4e position de la catégorie Imoca. Son écart avec le premier St Michel-Virbac est de 1 jour 13h et 55mn.

Estimation des prochaines arrivées des Imoca (en heure française)

  • Bastide Otio : lundi 20 novembre vers 17h
  • Initiatives-Cœur : lundi 20 novembre vers 19h
  • Bureau Vallée 2 : mardi 21 novembre vers 8h
  • Generali : mardi 21 novembre vers 17h
  • La Fabrique : mardi 21 novembre vers 17h30
  • Vivo A Beira : mardi 21 novembre à 19h
  • Newrest-Brioche Pasquier et La Mie Câline – Artipôle : mercredi 22 novembre vers 2h

Skippers et bateaux « dans le rouge »

Maxime Sorel à bord de son Class40 V and B, joint à la vacation de la mi-journée, ne cachait pas, qu’avec Antoine Carpentier, ils tiraient sur la machine et les bonshommes. « Ça fait un bout de temps que le bateau est dans le rouge et dès que ça tape fort on se dit qu’on est pas très doux avec le bateau. On surveille tout en permanence, le mât, la quille et notre fissure à l’avant. » Il faut dire qu’en tête de la catégorie Class40 on se tire la bourre depuis le top départ du Havre, soit depuis 15 jours ! Si Aïna Enfance et Avenir a repris l’avantage depuis hier soir à la faveur de conditions un peu plus ventées, le trio de tête continue de se bagarrer dans un espace de 8 milles ! Derrière, à 80 milles, TeamWork 40 et Région Normandie Junior Senior Evernex se tiennent en moins de 6 milles. Un superbe mano a mano en approche de Fernando de Noronha !

Dans le rouge aussi, les Imoca en passe d’arriver dans la baie de Tous les Saints, avec un Kito de Pavant (Bastide Otio) qui avouait ce matin « naviguer sous spi au-delà des consignes de sécurité et jamais loin de la sortie de piste ». Kito et Yannick sont en train de réaliser l’exploit de battre un Imoca plus récent et doté de foils ! Dans le rouge également, La Fabrique dont l’équipage ne fait plus de quarts pour tout donner et tenter de croquer Generali… Idem pour Giancarlo Pedote sur Newrest-Brioche Pasquier qui expliquait par iridium qu’ils naviguaient à vue avec La Mie Câline – Artipôle et que, même pénalisés par l’absence d’un grand spi, une stratégie était en cours pour grignoter les petits copains visibles aux jumelles. Vous l’aurez compris, ça sent l’écurie !

Date : 20/11/17 – 16h06

Class40

1 – Aïna Enfance & Avenir
2 – V and B
3 – Imerys Clean Energy

Multi50

1 – Arkema
2 – FenêtréA – Mix Buffet
3 – Réauté Chocolat

Imoca

1 – St Michel – Virbac
2 – SMA
3 – “DES VOILES ET VOUS!”

Ultime

1 – Sodebo Ultim’
2 – Maxi Edmond de Rothschild

LES MOTS DES SKIPPERS

Thomas Ruyant, co-skipper de Malizia II

« On s’est battu, on est revenu, on s’est refait décroché, c’est encore revenu. J’ai pris énormément de plaisir, on a bien navigué tous les deux. Je pense que Boris va être un sérieux concurrent pour le prochain Vendée Globe. C’est tout ce que je lui souhaite, c’est tout ce que je me souhaite aussi, même si ce n’est pas fait ! »

Boris Herrmann, skipper de Malizia II

« C’était une super course, je suis très content, merci à Thomas aux partenaires et organisateurs. Je m’attendais à peu près à ça. Bien sûr, avec ce beau bateau, on aurait pu faire un podium. On a fait sans doute des petites erreurs stratégiques. On est quand même content du résultat. J’ai beaucoup profité et appris aux côtés de Thomas. »

Alan Roura, skipper de La Fabrique (Imoca)

« Ça se passe bien, on est un peu tendu avec Fred, car mine de rien, depuis 4 jours on se tire la bourre avec Generali et il va plus vite que nous. On en bave un peu pour les tenir, on les voit, c’est plutôt sympa. On est un peu à la chasse, même si on sait qu’on est plus lents, on essaye d’être le plus rapide possible. Ils vont un nœud plus vite que nous… Maintenant on rase la côte, hier, on a eu des molles, on essaye de bien jouer avec les nuages et on espère avoir un peu de chance. Depuis 2 jours, il n’y a plus d’organisation à bord, on n’arrive pas à dormir, on mange quand on peut, on est en mode Figariste, c’est assez intense ! »

Giancarlo Pedote, co-skipper de Newrest – Brioche Pasquier (Imoca)

« On est à vue avec la Mie Câline – Artipôle, c’est super sympa. On sait qu’on a le moment de gloire à côte, ça fait du bien de les voir, ça nous remonte le moral. Là, on a un beau flux d’alizé d’est de 13 à 14 nœuds, avec un beau soleil, des petits cumulus. De temps en temps, on croise des bateaux de pêche, il faut être très vigilant. Dans le Pot au noir, c’était un peu la loterie. On a eu mal pour Generali car il avait beaucoup d’avance, ils se sont fait doubler, ce n’est vraiment pas de chance. L’alizé est plutôt stable, on a eu 15 nœuds de vent. »

Maxime Sorel, skipper de V and B (Class40)

« Il y a beaucoup de bruits dans le bateau ! On est à côté d’Imerys Clean Energy. L’ambiance est grand soleil avec un ciel bleu, mais très humide. On a le couteau entre les dents, on essaye de grappiller chaque mille. On est à 90 degrés du vent et on a entre 18 et 25 nœuds dans les grains. Aïna Enfance et Avenir a eu pas mal de vent, car ça rentre par devant. Ça fait un bout de temps que le bateau est dans le rouge et dès que ça tape fort on se dit qu’on est pas très doux avec le bateau. On surveille tout en permanence, le mât, la quille et notre fissure à l’avant. »

Philippe Burger, co-skipper Gras Savoye Berger Simon Obportus (Class40)

« Cette nuit, on a souffert à tirer des bords et à faire des manœuvres sans cesse, et là on est en petite tenue sous la pluie. Je crois qu’on est sortis du Pot au noir et qu’on prend la direction de la ligne d’arrivée. Nous sommes enfin sur la route et on a gardé notre décalage par rapport à Gustave Roussy. Ils nous ont mis le tarif mais rien n’est perdu. Pendant 10 jours on n’a pas pris une douche et là avec le mur de grains on s’en est pris 10 d’affilée. »

Source

Soazig Guého

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