La bataille est partout !

© Jeremie Lecaudey/Volvo Ocean Race

Après quatre jours de mer sur la première étape de la Volvo Ocean Race entre Alicante et Lisbonne, Vestas 11th Hour Racing, passé en tête à la marque de parcours de Porto Santo (Madère) tôt ce jeudi matin, reste un solide leader devant MAPFRE et team AkzoNobel.

Après quatre jours de mer sur la première étape de la Volvo Ocean Race entre Alicante et Lisbonne, Vestas 11th Hour Racing, passé en tête à la marque de parcours de Porto Santo (Madère) tôt ce jeudi matin, reste un solide leader devant MAPFRE et team AkzoNobel. Derrière, Dongfeng Race Team emmène le groupe des poursuivants. Arrivée prévue des premiers samedi matin.

Dès la première étape, la Volvo Ocean Race est fidèle à sa légende ! Du combat à tous les étages, de la régate au contact et de visu, des petits coups stratégiques à droite à gauche et une flotte qui reste finalement compacte, puisque se tenant en une grosse trentaine de milles ce jeudi, après quatre jours de mer. La palme revient pour l’instant à Vestas 11th Hour Racing, auteur d’un parcours quasi-parfait depuis le départ dimanche d’Alicante : sorti en tête de la Méditerranée, l’équipage mené par Charlie Enright n’a depuis jamais cessé de mener les débats malgré des conditions changeantes lors de la descente vers Porto Santo, au nord de l’archipel de Madère. « Le navigateur Simon Fisher place à chaque fois le bateau où il le faut, c’est du très beau travail », apprécie le Néo-Zélandais Conrad Colman, 16e du dernier Vendée Globe et l’un des @RaceExperts de la course.

Le VO 65 battant pavillon américano-danois a franchi jeudi vers 5h du matin (heure française) la marque de passage de Porto Santo, non sans se faire une petite frayeur dans la nuit lorsqu’un tuyau d’un des ballasts a sauté, libérant 800 litres d’eau dans le bateau. « Je suis descendu pour faire quelques analyses de performances, parce que je sentais que le bateau n’avançait pas normalement. Quand je me suis installé à la station de navigation, j’ai entendu quelques clapotements vers l’arrière du bateau. Le tuyau relié au ballast avait lâché, donc on s’est retrouvé avec 800 litres d’eau dans la cale », a expliqué Charlie Enright. L’équipage s’est aussitôt mis au travail pour pomper l’eau et réparer, plus de peur que de mal finalement.

Derrière, MAPFRE (Xabi Fernandez), après une tentative infructueuse pour contourner la flotte par le nord dans la descente vers Madère, a finalement réussi à s’emparer de la deuxième place aux dépens de team AkzoNobel (Simeon Tienpont). « C’est la preuve qu’ils sont confiants dans leur potentiel vitesse. Quand ils naviguent dans les mêmes conditions que les autres, ils ont un petit plus », constate Conrad Colman. Le trio de tête, qui se tenait en une quinzaine de milles à la mi-journée de jeudi, faisait route à près de 20 nœuds dans un vent de sud-est de 15-20 nœuds vers la nouvelle marque de passage ajoutée par le directeur de course Phil Lawrence, un way-point situé à 240 milles au nord de Porto Santo, avec avantage à Vestas 11th Hour Racing, situé sous le vent de ses concurrents.

La chasse est menée derrière par Dongfeng Race Team (Charles Caudrelier), parvenu à Porto Santo en tête du groupe des quatre également composé de Team Sun Hung Kai/Scallywag (David Witt), qui s’est fait une frayeur dans la nuit de mercredi à jeudi quand l’attache de son code zéro a cédé, faisant soudainement tomber la voile dans l’eau – avarie vite résolue –, de Team Brunel (Bouwe Bekking) et de Turn The Tide on Plastic (Dee Caffari). « Dans notre groupe, c’est important d’être devant, donc on a tout donné cette nuit. Maintenant, nous allons naviguer au portant, donc plus tu es nord, plus tu as des chances de mener », a commenté jeudi matin le navigateur français de Dongfeng Race Team, Pascal Bidégorry, bien conscient que les conditions météo à venir ne sont pas forcément propices à un retour sur le trio de tête.

« Le vent de sud-est va rester assez stable jusqu’au way-point au nord de Madère, ensuite, il va y avoir une bascule au nord-est qui va occasionner un long bord de travers vers Lisbonne où les premiers sont attendus samedi matin. Le vent va un peu mollir, mais il n’y aura pas de zones tampons, sans vent. Dans un contexte de monotypie, ça va donc être difficile de revenir par derrière », confirme Conrad Colman. Vestas 11th Hour Racing garde donc pour l’instant la main, mais devra sans doute se méfier jusqu’au bout de la menace incarnée par MAPFRE : « MAPFRE a pour l’instant montré qu’il était devant les autres en vitesse pure, ils sont très rapides et très malins, c’est une bonne combinaison », conclut Conrad Colman. Verdict samedi !

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Volvo Ocean Race

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