Caudrelier-Bidégorry, c’est reparti !

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© Brian Carlin/Volvo Ocean Race

Déjà associés il y a trois ans sur Dongfeng Race Team, Charles Caudrelier et Pascal Bidégorry remettent ça dans les mêmes rôles sur l’édition 2017-2018 de la Volvo Ocean Race. Avec plaisir et hâte d’en découdre.

Le départ de la première étape de la Volvo Ocean Race 2017-2018 sera donné dimanche d’Alicante à destination de Lisbonne, avec sept équipages sur la ligne dont Dongfeng Race Team qui, il y a trois ans, avait pris la troisième place de la course autour du monde en équipage. Un résultat largement satisfaisant pour une équipe au sein de laquelle nombre de marins découvraient alors l’épreuve. Trois ans plus tard, le contexte a clairement changé et c’est un équipage aguerri et qui a eu le temps de se préparer qui s’apprête à s’élancer pour 45 000 milles et neuf mois de mer.

« La dernière fois, lorsqu’on a commencé le projet, je me souviens que nous étions en Chine, nous rencontrions les marins chinois qui n’avaient jamais passé une seule nuit au large et nous leur apprenions à naviguer. Cette fois-ci, nous avons commencé à Lisbonne, avec une équipe que je connaissais déjà. Depuis le début, nous sommes focalisés à 100% sur la performance. C’est un changement considérable ! », a confirmé vendredi matin le skipper Charles Caudrelier lors de la conférence de presse des skippers.

Comme en 2014-2015, ce dernier a fait appel pour la navigation à Pascal Bidégorry qui, comme lui, figure au palmarès de la Solitaire URGO Le Figaro, une course courue sur des monocoques monotypes de 10 mètres, jugée par les deux intéressés comme très formatrice, surtout lorsqu’il s’agit d’aller batailler sur la Volvo face à des marins issus de l’olympisme ou de la Coupe de l’America.

« L’un comme l’autre, on ne vient pas de l’olympisme, poursuit Charles Caudrelier, mais nous avons eu la chance de connaître cette série qu’est le Figaro, mais aussi le Tour de France à la voile (également couru en monotypie), ce qui fait que nous avons pu compenser nos lacunes (par rapport aux marins issus de l’olympisme) grâce à ça. Parce que pour être devant en Figaro, il faut aller plus vite que les autres et ça, c’est dur, d’autant qu’il n’y a pas 8 concurrents autour, mais 50 ! La moindre erreur se paie cher, si tu fais une bêtise, tu perds 10 places. Mais c’est aussi comme ça qu’on apprend à naviguer. »

Les deux compères ont ensuite emprunté des chemins parfois parallèles, parfois différents, avant de se retrouver sur cette Volvo Ocean Race qui leur a permis d’apprendre de nouvelles façons de naviguer. « Sur la Volvo, il faut être plus pointilleux en matière de micro météorologie, explique Pascal Bidégorry. Quand on regarde les routes des bateaux, on voit qu’on a de grandes chances d’aller aux même endroits, il faut donc être précis sur les timings, ça se joue sur des détails, j’ai vraiment trouvé ça sympa sur la dernière édition. »

Le Basque sait l’importance de la navigation pour faire la différence par rapport à la concurrence, d’où l’importance du duo qu’il forme avec son skipper. Leur mode de fonctionnement ?

« Nous n’avons pas la même façon de naviguer, Pascal est plus intuitif, moi plus cartésien, c’est ce qui fait notre richesse, détaille Charles Caudrelier. Il fait une grosse partie du travail, il m’expose son point de vue, je regarde, je pose des questions parce que je suis un peu plus inquiet que lui et on décide. Ce n’est pas toujours simple, mais en général, on se met d’accord, on se connaît tellement bien que ça se passe bien. »

Conscient cette année d’avoir les armes pour jouer la gagne, Charles Caudrelier reconnaît que la pression n’est pas la même que lorsqu’il a découvert la Volvo aux côtés de Franck Cammas sur Groupama, vainqueur de l’épreuve en 2011-2012.

« Quand j’ai fait ma première Volvo Ocean Race, j’arrivais à déconnecter lorsqu’on arrivait dans les villes étapes. À présent, c’est neuf mois non-stop. La pression ne s’arrête jamais. Mais j’ai une équipe très forte avec moi, donc je suis un skipper chanceux ! » Une équipe très forte supportée en Chine, patrie de Dongfeng, mais aussi en France, où les amateurs de voile suivent de près cette Volvo Ocean Race. », conclut le skipper de Dongfeng Race Team.

Une belle opportunité que l’un comme l’autre ne regrettent pas et qu’ils comptent bien saisir pour essayer de faire mieux qu’il y a trois ans…

Source

Volvo Ocean Race

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