Début des courses de la Dragon Gold Cup à Saint-Tropez !

GRAND PRIX GUYADER 2015, DOUARNENEZ

© Jacques Vapillon / Sea&Co

Le parking et le Port de Saint-Tropez ne désemplissent pas ! Juste après le départ des Voiles de Saint-Tropez, c’est au tour de la prestigieuse Dragon Gold Cup* de faire son entrée dans le village ! Avec près de cent monotypes inscrits ; des Dragon*, c’est toute une logistique qui est mise en place avec le stockage des remorques, la mise à l’eau des bateaux, les emplacements, la confirmation des inscriptions, la distribution des instructions de course, la pesée des équipages, le contrôle des bateaux, etc. avant les premières courses dimanche 15 octobre qui se poursuivront jusqu’au 20 octobre inclus. Une dizaine de pays sont en lice pour six jours de régate dans le Golfe de Saint-Tropez. A bord de ce voilier racé de 8,90 mètres, ex série olympique mais toujours dans le vent, se trouvent les meilleurs de la série et de nombreux marins professionnels. Du très haut niveau et une belle compétition à suivre dans le Golfe de Saint-Tropez.

Présentée en 1937 par les membres de la Conférence des Clubs et du Yacht Club de Clyde dans le but de rassembler lors d’une épreuve autant de concurrents de différentes nationalités que possible dans un esprit amical, la prestigieuse Dragon Gold Cup soufflera cette année ses 80 bougies à Saint-Tropez ! Après le 75ème anniversaire des Dragon en 2004 qui a réuni 260 unités et le championnat d’Europe en 2009 avec 100 voiliers, la Société Nautique de Saint-Tropez, avec le soutien de BMW, Turquoise, le Vignoble de Saint-Tropez, Calsberg et Pommery, a une fois de plus répondu à l’appel de l’IDA (International Dragon Association) et l’Association Française des Dragon pour organiser cette compétition historique. Après Palma, ce sera seulement la deuxième fois que la Gold Cup est courue en Méditerranée.

Le Dragon, un voilier de choix

Dessiné par l’architecte naval norvégien Johan Anker en 1929, ce voilier à la carène fine et au pont dégagé est taillé pour une utilisation sportive avec à bord 3 ou 4 équipiers.
Initialement en bois et un peu onéreux, ce bateau est apprécié des têtes couronnées avant de devenir série olympique. De nos jours, le Dragon est produit avec une coque en plastique et 3000 exemplaires naviguent à travers le monde. Il se fabrique actuellement 40 à 50 Dragon par an (principalement dans 4 chantiers), ce qui pour une série qui a près de 80 ans est remarquable et beaucoup de séries plus récentes aimeraient atteindre ce chiffre.

La classe des Dragon est très certainement une des séries les plus actives et dynamiques au monde et, en quillards de sport, elle fait largement la course en tête. Ainsi au dernier Championnat de France, 62 Dragon étaient présents. De même, la France a organisé trois épreuves différentes avec à chaque fois plus de 100 Dragon au départ. Pour éviter la course à l’armement, mylar, kevlar et carbone sont des matériaux interdits. Ainsi, lorsqu’un chantier sort un modèle légèrement plus rapide, immédiatement la jauge s’adapte pour permettre aux anciens bateaux de se remettre à niveau, tout en respectant une stricte monotypie.
Le Dragon est un voilier très technique et très complexe. Relativement peu toilé pour son poids, il ne faut jamais l’arrêter. Pour cela, le barreur doit être extrêmement attentif et concentré et ses équipiers disposent de plus de 32 taquets, soit plus de 32 points à contrôler et à régler en permanence. Extrêmement marin, il n’est pas rare de voir naviguer des Dragon par plus de 28 nœuds de vent.

Source

Chloé de Brouwer

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Informations diverses

Mis à l'eau le: 12 octobre 2017

Matossé sous: Dragon, Monotypie

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