Mise à l’eau d’Energy Observer, un moment fort en émotion

  • Energy Observer, Catamaran, Ecologie, Tour du Monde, Hydrogène, Energies renouvelables, Jerome Delafosse, Victorien Erussard, Nicolas Hulot, Florence Lambert, Saint-Malo, France, Bretagne
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  • Energy Observer, Catamaran, Ecologie, Tour du Monde, Hydrogène, Energies renouvelables, Jerome Delafosse, Victorien Erussard, Nicolas Hulot, Florence Lambert, Saint-Malo, France, Bretagne
    © Jean-Sébastien Evrard
  • © Jérémy Bidon
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Le 14 avril, après une semaine d’exposition sur l’esplanade Saint-Vincent, Energy Observer, le 1er navire hydrogène autonome, a été mis à flot dans le port de Saint-Malo devant une foule enthousiaste. Ce moment symbolique était très attendu par toute l’équipe d’Energy Observer qui a retenu son souffle jusqu’à la fin de la manœuvre. À cette occasion, les partenaires du projet ainsi que Florence Lambert et Nicolas Hulot, respectivement marraine et parrain du catamaran, s’étaient donnés rendez-vous dans la cité corsaire pour assister au spectacle. Avant d’entamer un tour de France qui marquera le début de leurs six années autour du monde, le capitaine Victorien Erussard et le chef d’expédition Jérôme Delafosse, ainsi que tout l’équipage composé de navigateurs, techniciens et ingénieurs, vont désormais procéder à une série de tests avant le baptême officiel prévu début juillet à Paris en présence d’Anne Hidalgo.

Deux naissances le même jour

Après trois ans de recherche et développement avec le CEA-Liten, ce vendredi s’annonçait comme une journée émouvante pour l’équipe d’Energy Observer. La mise à l’eau du catamaran de 30,5 m de long marque ainsi l’aboutissement d’un effort collectif intense entamé en 2014 par Victorien Erussard. S’il était écrit que cette journée serait mémorable rien ne présageait une telle dose d’emotions pour le malouin. Absent durant les manoeuvres de mise à l’eau Victorien Erussuard n’est arrivé que quelques minutes avant que le bateau ne touche l’eau avec une autre grande nouvelle, la naissance de son second fils, Georges, intervenue quelques minutes avant.

Premiers tests pour Energy Observer, une nouvelle étape

La mise à flot du navire marque le début d’une nouvelle étape dans l’aventure Energy Observer. Durant deux mois, l’équipe sera mobilisée autour de la première phase de tests en mer. Au programme : raccordement des derniers éléments techniques, essais en mer pour tester et éprouver la chaîne de production d’hydrogène complète développée en collaboration avec les ingénieurs du CEA-Liten, avant le grand départ pour un Tour de France en autonomie énergétique.

« C’est une grande émotion de voir ce bateau toucher enfin l’eau ! Maintenant nous allons pouvoir commencer à tester ces technologies révolutionnaires lors des premières navigations, en particulier l’électrolyseur et la pile à combustible, en présence des ingénieurs et du futur équipage d’Energy Observer. » déclare Victorien Erussard, capitaine d’Energy Observer.

 

« C’est un moment unique et très émouvant, cette mise à l’eau marque le début de notre Odyssée pour le futur. Un tour du monde de six ans à bord de ce navire pionnier qui va nous permettre de passer du constat à l’action, en partant à la rencontre de tout ceux qui innovent pour planète ! » dit Jérôme Delafosse, Chef d’expédition d’Energy Observer.

 

« Ce projet incarne les changements nécessaires à l’échelle planétaire. Bon nombre de technologies à bord peuvent-être traduites en enjeux industriels et en emplois. » affirme Nicolas Hulot, parrain de Energy Observer.

 

« Energy Observer montre que l’écologie peut être high tech. C’est un concentré d’intelligence et une belle démonstration que dès lors que l’intelligence de l’homme s’associe à la nature toutes les options sont ouvertes, ce bateau en sera la démonstration. » exprime Florence Lambert, marraine de Energy Observer.

L’expédition Energy Observer

Fin juin, le bateau du futur empruntera les voies fluviales pour rejoindre Paris, où il sera officiellement baptisé en présence d’Anne Hidalgo, maire de la ville. Ce baptême constituera la première escale d’Energy Observer, qui sera suivi par une série d’escales françaises dont Monaco sera le terme en décembre 2017. À ce jour, plusieurs villes telles que Nantes, Brest, Cherbourg, Bordeaux ou Toulon ont montré un intérêt pour accueillir Energy Observer dans leurs ports.

De nouveaux partenaires

Cette nouvelle étape du projet coïncide avec l’arrivée de nouveaux partenaires, tels que Air Liquide et Delta Dore, renforçant encore un peu plus le réseau d’acteurs autour du projet, qui continue toutefois à rechercher des financements.

« Plus qu’un bateau, Energy Observer c’est un réseau d’acteurs engagés dans la transition écologique, par la solidarité et par l’innovation. Nous sommes donc très fiers de l’arrivée de ces entreprises, car elles renforcent encore un peu plus l’intelligence collective nécessaire à ce projet, mais plus largement à la transition écologique » précise Victorien Erussard.

À propos de Energy Observer :

Energy Observer est le premier navire hydrogène autonome en énergie et sans émission de gaz à effet de serre ni particules fines, propulsé aux énergies renouvelables : 120m2 de panneaux photovoltaïques, 2 éoliennes à axe vertical, 1 aile de traction intelligente qui alimenteront 2 moteurs électriques convertibles en hydrogénérateurs. Energy Observer est le premier bateau au monde capable de produire son hydrogène à partir de l’eau de mer grâce aux énergies renouvelables, pour être le témoin de la révolution énergétique en marche. Le chantier a été lancé en 2015 grâce à AccorHotels et Thélem assurances, partenaires principaux du projet. Dans les prochaines semaines, Energy Observer entamera un tour du monde de six ans, en débutant par une série d’escales françaises lancée à Paris cet été et qui s’achèvera à Monaco en décembre 2017.

Source

Rivacom

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Informations diverses

Mis à l'eau le: 14 avril 2017

Matossé sous: Divers, Environnement

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