Les dernies milles sont les plus difficiles…

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© Conrad Colman / Foresight Natural Energy

Les neuf skippers ayant déjà bouclé le huitième Vendée Globe l’affirment tous : les ultimes jours sont les plus fastidieux. Arnaud Boissières ne dira pas le contraire, lui qui se prépare à un final complexe dans les petits airs. Il est toujours attendu sur la ligne d’arrivée entre demain soir et vendredi matin. Fabrice Amedeo se prépare de son côté à une belle arrivée de week-end (probablement samedi), tandis qu’Alan Roura va bientôt passer sous la barre des 1000 milles restant à parcourir…

Arnaud Boissières (La Mie Câline) sera, sauf problème de dernière minute, le prochain concurrent à remonter le chenal des Sables d’Olonne. Le « local de l’étape » s’emparera de la 10e place après 102 jours de mer et réalisera l’exploit de boucler trois fois d’affilée le Vendée Globe. Pour mémoire, Boissières avait terminé 8e en 2008-2009 (après 105 jours de mer) et en 2012-2013 (en 91 jours).
Pas question de se relâcher pour Arnaud. Fort de son expérience autour du monde, il sait que rien n’est joué avant le franchissement de la ligne. Les mésaventures vécues en toute fin de parcours par Conrad Colman et Eric Bellion l’invitent encore davantage à la prudence. Boissières ne va pas subir de coup de vent d’ici à son arrivée, toujours estimée entre jeudi soir et vendredi matin. Il va au contraire faire face à des petits airs, et à la prudence devra s’ajouter la patience…

Fabrice Amedeo : « Ça va être un truc de malade ! »

Désormais à moins de 500 milles de l’arrivée, Fabrice Amedeo (Newrest-Matmut) est à trois jours du grand bonheur. Il devrait s’emparer de la 11e place et sera le deuxième bizuth derrière Eric Bellion. Une superbe performance pour ce skipper-journaliste qui, il y a moins de deux ans, prenait encore le métro tous les jours pour se rendre à la rédaction du Figaro… Dans une vidéo du bord, Fabrice se dit fatigué et concentré, mais très heureux. Et il annonce la couleur : « Je vous donne rendez-vous aux Sables en fin de semaine, ça va être un truc de malade ! »

Conrad Colman à la recherche de la meilleure route sous gréement de fortune

Conrad Colman (Foresight Natural Energy) a réussi à mettre en place un gréement de fortune avec sa bôme et un bout de grand-voile. Mais cela ne signifie bien sûr pas la fin du combat qu’il devra livrer jusqu’à l’arrivée. Naviguer sous gréement de fortune impose en effet de nombreuses contraintes pour ne pas se mettre en danger mais aussi pour garder un minimum de vitesse. « Si on résume le cahier des charges, l’idéal, sous gréement de fortune, est de naviguer dans des vents médium au portant (plus de 90° du vent) », explique Great Circle, le partenaire météo du Vendée Globe. C’est sans doute pour chercher ce type de conditions que le skipper néo-zélandais fait pour le moment cap à l’Ouest. Conrad est acteullement piégé dans une grande bulle sans vent et sa vitesse est très faible (moins de 2 nœuds au pointage de 15h). Il en profite probablement pour fiabiliser son système de gréement. On ne peut pas encore estimer sa date d’arrivée aux Sables d’Olonne car on ne sait pas à quelle vitesse il pourra avancer sur la route directe une fois le vent établi.

Didac Costa prend l’ascendant sur Romain Attanasio.

Alan Roura (La Fabrique) passera cette nuit sous la barre des 1000 milles restant à parcourir. Il rêve d’une arrivée en week-end, pour une fête encore plus belle. Mais qu’il arrive dimanche ou lundi, le benjamin de la course (23 ans) recevra un accueil digne de son incroyable performance à bord de l’un des plus vieux bateaux de la flotte. Si tout se passe bien, avec son Superbigou lancé en 2000 il terminera 12e, derrière deux bateaux mis à l’eau en 2007 (La Mie Câline et Newrest-Matmut) et devant un IMOCA de 2006 (le Great American IV de Rich Wilson).
Rich Wilson réfléchit à la meilleure route pour aborder l’archipel des Açores, il devrait passer par le Nord des îles. Il évolue actuellement dans un vent de Sud-Ouest d’une vingtaine de nœuds. L’Américain de 66 ans poursuit sa navigation pleine de prudence et d’expérience, tout en continuant à éduquer les jeunes via son vaste programme pédagogique.
Didac Costa (One Planet One Ocean) semble avoir pris un avantage quasiment décisif sur Romain Attanasio (Famille Mary-Etamine du Lys). Les deux hommes naviguent bâbord amures et Romain peut donc s’appuyer sur sa dérive encore en place. Rappelons qu’il a cassé sa dérive bâbord la semaine dernière, suite à un choc avec un OFNI. Mais il concède tout de même des milles à Didac car l’Espagnol touche plus de vent. Et cela devrait durer…
En approche de la latitude du Cap-Vert, Pieter Heerema (No Way Back) rencontre des classiques dans cette zone avec des alizés de Nord-Est de 15 à 20 nœuds. Ces dernières 24 heures, il a été le plus rapide des neuf concurrents encore en course (avec 259 milles parcourus).
Sébastien Destremau (TechnoFirst-faceOcean) n’est qu’à quelques dizaines de milles des côtes brésiliennes. Toujours à 3700 milles des Sables, l’arrivée est encore une perspective lointaine d’autant qu’il a prévu un arrêt technique à Fernando do Noronha, où il pourrait arriver demain après-midi…

Source

Agence Mer & Media.

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Mis à l'eau le: 15 février 2017

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