Collés-serrés !

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© Sébastien Destremau

Le trio attendu ce mercredi après-midi aux Sables d’Olonne n’est plus qu’à 70 milles de l’arrivée et l’incertitude règne encore quant à la hiérarchie finale… Jean-Pierre Dick a touché le premier la bascule du vent au secteur Est et peut désormais faire route directe vers la Vendée.

Le Niçois n’a plus le droit à l’erreur : ralenti le premier en arrivant vers les côtes bretonnes, Jean-Pierre Dick (StMichel-Virbac) a dû patienter jusqu’à la fin de la nuit avant de pouvoir virer de bord, étrave vers Les Sables d’Olonne… Et ses deux poursuivants en ont profité pour revenir très fort puisque, un peu plus au Sud, Yann Éliès (Quéguiner-Leucémie Espoir) n’est plus qu’à 6 milles et Jean Le Cam (Finistère Mer Vent) à 19 milles dans un flux encore de Sud-Est ! Et ils vont aussi entrer dans cette bascule du vent dans les heures qui viennent.

Un final d’anthologie

Sous Belle-Île, Jean-Pierre Dick file désormais à une dizaine de nœuds au près quand les deux triples vainqueurs de La Solitaire du Figaro peinent encore à huit nœuds : le dénouement ne va réellement s’effectuer que lorsque Yann Éliès et Jean Le Cam auront eux aussi virer de bord. Mais ils seront très probablement sous le vent du leader avec un contre-bord à réaliser plus ou moins du côté de l’île d’Yeu. L’estimation de leurs arrivées oscille toujours entre 13h00 et 18h00 avec des écarts extrêmement réduits… Mais tous les trois devraient pouvoir embouquer le chenal à la marée haute.

3 000 milles plus au Sud, Nándor Fa (Spirit of Hungary) a passé l’équateur à 18h27 (heure française) mardi après 79j 05h 25′, un peu plus de six jours après Louis Burton (Bureau Vallée) : ce dernier doit faire le grand tour de l’anticyclone des Açores pour aller chercher les dépressions atlantiques qui balayent l’océan au-dessus des tropiques. Le Malouin n’a pas trop d’inquiétude à se faire quant à conserver sa septième place avec une arrivée prévue dans six jours.

Tempête sur le Horn

Derrière, Éric Bellion (CommeUnSeulHomme) suivi à 200 milles par le néo-Zélandais Conrad Colman (Foresight Natural Energy) navigue dans des alizés poussifs au large de Salvador de Bahia : le passage de la ligne équatoriale est prévue pour le tout début du week-end. Alors qu’une belle bagarre oppose Arnaud Boissières (La Mie Câline) et Fabrice Amedeo (Newrest-Matmut) qui peuvent pointer leur étrave vers le Nord en bordure de l’anticyclone de Sainte-Hélène. Avec Alan Roura (La Fabrique) dans leur sillage, à moins de 150 milles dans leur Sud-Ouest… Et pour Rich Wilson (Great America IV), la brise n’a pas encore basculé au secteur Nord-Est et l’Américain doit perdurer sur son bord vers l’Est-Nord Est avant de virer de bord, probablement en soirée.

Le duo suivant est rapide dans un flux de Sud d’une petite vingtaine de nœuds en arrière d’une dernière dépression australe : Didac Costa (One Planet-One Ocean) conserve un avantage d’une centaine de milles sur Romain Attanasio (Famille Mary-Étamine du Lys). Quant à Pieter Heerema (No Way Back), il est le dix-septième solitaire à être entré dans l’Atlantique après avoir passé les trois caps : le skipper hollandais a débordé le cap Horn cette nuit à 21h37 (heure française) après 79 jours 08 heures 35 minutes, soit 32j 08h 03′ après le vainqueur Armel Le Cléac’h (Banque Populaire VIII). Enfin, Sébastien Destremau a signalé à la Direction de Course qu’il restait en stand-by à un peu plus de 1 000 milles du cap Horn afin de laisser passer une violente perturbation devant lui qui file vers le détroit de Drake. Le skipper de TechnoFirst-faceOcean a prévu de reprendre le fil de la course en soirée afin de déborder le cap Horn avec une trentaine de nœuds au lieu des cinquante programmés ce week-end aux abords de la Patagonie…

Source

Agence Mer & Media.

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