Cap vers l’équateur !

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    © Alan Roura / La Fabrique
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    © Alan Roura / La Fabrique
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    © Alan Roura / La Fabrique

Une semaine de course, déjà, pour Alan Roura et La Fabrique. Déjà quatre étapes stratégiques de passées et bien négociées, avec un golfe de Gascogne et un cap Finisterre relativement cléments pour les bateaux mais éprouvants pour les marins, un anticyclone des Açores contourné à l’Ouest et des îles de Madère et des Canaries dépassées sans encombre majeure. Le point sur la course.

C’est la première fois depuis l’édition de 1989 que l’ensemble de la flotte du Vendée Globe navigue dans son intégralité après une semaine de course. Si deux avaries sont survenues dans la journée de samedi à bord d’Initiatives-Coeur et de Spirit of Yukoh, aucun problème n’est à déplorer à bord de La Fabrique.

« Je suis vraiment content de la préparation du bateau, absolument rien à déclarer jusque là si ce n’est un boulon que j’ai dû resserrer. Tout va bien, je suis heureux d’être ici et ça y est, je me suis mis en mode régate et n’ai jamais été autant à fond sur la carte et la météo ! » s’est satisfait Alan, joint par téléphone dimanche matin.

Car s’il a eu du mal à se remettre des émotions du départ, le petit Suisse s’est finalement pris au jeu de la compétition. Après une descente de l’Atlantique nord qui n’aura pas épargné ses nerfs – la faute à un trafic maritime forçant la plus grand attention et deux à trois nuits à veiller sans relâche et à un vent des plus capricieux entraînant un réglage permanent des voiles, afin de garder de la vitesse dans les vents faibles et préserver sa monture pendant des grains tant nombreux que violents – le jeune skipper a pu reprendre du poil de la bête en se reposant, en retrouvant de la chaleur et en prenant soin du bonhomme. Résultat, deux places de gagnées en moins de 24 heures entre vendredi et samedi, grâce notamment à une option Ouest au passage des Canaries. Lorsque La Fabrique a enfin pu faire glisser sa carène après plusieurs jours au près ou au travers, deux allures loin d’être les plus optimales pour cet IMOCA des années 2000. Au portant, donc, depuis deux jours, Alan n’a cessé de « bombarder » pour refaire son retard, affichant des moyennes entre 14 et 18 noeuds et des surfs à près de 25 noeuds, de quoi récupérer sa 24ème place à la sortie de l’archipel espagnol. Toujours placée à l’Ouest en approche du Cap Vert, La Fabrique se rapproche désormais du groupe des 21 à 23ème, composé de Great American IV, Spirit of Yukoh et Famille Mary – Étamine du Lys. Attention cependant aux possibles dévents rodant aux alentours des dix îles volcaniques portugaises et au redouté Pot au noir, qui s’étend progressivement au large. Passage de l’équateur et débarquement dans le Sud prévu dans 4 à 5 jours pour notre duo bigouden-suisse.

Source

Aurélia Mouraud

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Informations diverses

Mis à l'eau le: 13 novembre 2016

Matossé sous: 2016-17, Course au Large, IMOCA, Vendée Globe

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