Merci Saint-Malo !

  • The Transat Bakerly, The Transat, St Mlo, Prologue, France, Offshore, Solo, Loïck Peyron, Pen Duick II
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  • The Transat Bakerly, The Transat, St Mlo, Prologue, France, Offshore, Solo
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C’est sous le soleil que s’achève le séjour malouin de la flotte de The Transat bakerly. Pendant 4 jours, les skippers ont régalé le public de la cité corsaire. Au pied des remparts ils lui ont offert un avant goût de la prochaine Route du Rhum – Destination Guadeloupe.
Cet après-midi, le public a quitté les quais pour se masser le long de l’écluse et saluer les bateaux avant qu’ils ne prennent la mer à destination de Plymouth, où sera donné le départ de The Transat bakerly, le 2 mai prochain.

Ce parcours de ralliement – sans classement – à travers la Manche est une première sur une course de cette envergure. Les skippers ont préparé ces 130 milles (260 km) avec sérieux et application et chacun guette l’évolution météo depuis plusieurs jours avec la plus grande attention. Le vent s’annonce relativement clément, moins de 15 nœuds et surtout « la mer sera peu agitée » rassure Pascal Scaviner, responsable des prévisions marines chez Meteo Consult.

La traversée s’annonce donc rapide, en particulier pour les Ultimes comme Sodebo, Macif et Actual. Dans l’équipe de Thomas Coville, on calcule qu’il faudra 8 heures environ pour rallier l’Angleterre à une vitesse moyenne sans doute supérieure à 20 nœuds (40 km/h). Les géants des mers arriveront en pleine nuit et, au sein des équipes, on songe déjà à profiter de ce parcours pour faire quelques runs et se comparer face à la concurrence.

Mais avant cela, ils salueront une dernière fois le public réuni à Saint-Malo. Le long du môle des noires, les spectateurs vont se réunir pour admirer les bateaux, de l’élégant Pen Duick II skippé par Loïck Peyron aux géants Ultimes en passant par les 40 pieds, les Multi 50 et deux IMOCA qui ont pu être présents : Banque Populaire VIII et St Michel – Virbac.

Interview de Gilles Chiorri (directeur de course) :

On a décidé, dans le cadre de The Transat bakerly, la mère de toutes les transats de donner un rendez-vous en France pour réunir l’ensemble de la flotte des bateaux, ici à Saint-Malo avant de rejoindre Plymouth de façon à proposer au public de voir cette flotte de bateaux qui va s’élancer. L’ensemble des bateaux va quitter les bassins Vauban et prendre le départ. C’est un départ factice, c’est une parade des bateaux qui participent à la Transat bakerly. Il va y avoir des vagues successives, par classe. L’idée est de présenter les bateaux au public, sous voile mais ça n’est pas un départ de course. Le départ sera donné le 2 mai, sur le parcours historique.

Interview de Maxime Sorel (VandB) :

Pour nous, c’est le graal. C’est une course qui fait peur et qui donne envie à la fois. Tous les grands marins y sont passés. Je ne pensais pas pouvoir un jour y participer et je crois que je vais m’aligner et j’ai hâte d’en découdre. Je suis ingénieur en travaux publics, je continue toujours à exercer. Yvan Bourgnon est le parrain du bateau. Il m’en a parlé deux fois. Une fois pour me dire qu’il ne la referait plus jamais et une autre fois pour me dire que j’allais me cailler et que je devais prévoir des polaires. C’est une des transats les plus dures, on va monter assez nord et ça sera difficile !

Interview d’Armel Le Cléac’h (Banque Populaire) :

« C’est sûr que c’est une transat mythique qui a donné pas mal de vocations à des marins, comme moi notamment. On a tous en souvenir ces images d’Eric Tabarly qui a gagné deux fois la Transat Anglaise et notamment en 1976. C’est une Transat à part. On ne va pas forcément vers le soleil. On va plutôt vers le dur, vers le froid. C’est ce qui fait le charme de cette Transat. Je serais au départ cette année avec Banque Populaire. Ça nous lance la saison. C’est un bon test pour nous, un bon entraînement en vue du Vendée Globe notamment. Ça va être une belle bagarre avec un plateau de qualité en IMOCA. Elle est difficile parce qu’on va sûrement aller vers des dépressions. Ce sont des statistiques à cette période, au mois de mai, ce n’est pas encore l’été. En général sur les transatlantiques comme la Route du Rhum, on enlève les couches et les polaires, ici, ça sera l’inverse. On va se rapprocher de Terre Neuve, il y aura du brouillard, du froid, on va passer près des icebergs. On va avoir une porte des glaces à respecter, un important trafic maritime. Il y a beaucoup de pièges, beaucoup d’éléments compliqués mais c’est une belle bagarre en perspective. »

Interview de Loïck Peyron (Pen Duick II) :

« L’envie m’est revenue il y a pas mal de temps de revivre des sensations d’époque et quitte à revivre ces sensations là, autant le faire sur un bateau digne de ce nom. C’est pour ça que je me suis dit il y a quelques années, pourquoi ne pas refaire cette fameuse Transat que j’ai eu la chance de gagner quelques fois, et Eric (Tabarly, ndlr), deux fois, sur ce bateau mythique qu’est Pen Duick II. C’est là que tout a démarré en France. On est en 1964 et il y a un petit gars qui s’appelle Eric Tabarly. Il est militaire, il n’a jamais traversé l’Atlantique. C’est un visionnaire avec une intelligence maritime vive et un bateau déjà révolutionnaire à l’époque, comme toute la lignée des Pen Duick par la suite. Il est beaucoup plus long, beaucoup plus léger mais, étonnamment facile à mener. Et je me retrouve, 50 ans plus tard sur la même bestiole, grâce à l’ENV, propriétaire du bateau, grâce à Pen Duick et aux gens qui oeuvrent autour et aussi grâce à Banque Populaire qui aide énormément. C’est un vrai bonheur.

Interview d’Erwan Le Roux (FenetréA Cardinal) :

On va quand même à contre courant ! On a l’habitude de faire des transats qui partent du froid et qui vont au chaud. Là on part presque du chaud et on va dans le plus froid ! Ca va être contre les dépressions, ça va être les glaces, ça va être le brouillard, ça ne va pas être de tout repos, ça ne va pas être des vacances. Le fait qu’il n’y ait pas beaucoup de bateaux prouve aussi que peu de gens ont envie d’aller se frotter à l’Atlantique Nord. Ceux qui sont là sont des coureurs qui connaissent vraiment bien leur machine et qui ont envie d’y aller. C’est mon cas et je pense que c’est le cas de mes compagnons en Multi 50. Je suis vraiment content d’y participer. C’est la course la plus dure, c’est une course mythique avec un parcours hyper difficile.

Source

The Transat

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