Lancement de la saison 2016 du Team Arkema

© Vincent Olivaud

Que ce soit pour le chantier de construction de l’innovant Mini 6.50 ou pour celui du Multi 50 Arkema, la saison hivernale du Team Arkema – Lalou Multi s’est passée au sec ! Tandis que Quentin Vlamynck voit se profiler les dernières semaines avant la mise à l’eau de son nouveau bateau, le skipper Lalou Roucayrol a quant à lui repris le chemin des entraînements. Que ce soit en solitaire ou en équipage, avec pas moins de deux transatlantiques au programme de la saison, le skipper s’attèle à atteindre un seul et unique objectif : offrir à Arkema une première victoire sur une transatlantique.

L’innovant et révolutionnaire Mini 6.50

Présenté une première fois au JEC Worlds le 9 mars dernier dans le cadre de l’annonce de la mise en application d’une résine révolutionnaire (Elium® – résine thermoplastique recyclable*), le Mini 6.50 de Quentin Vlamynck a repris la route du Médoc pour ses dernières semaines de chantier :

« Lors du JEC, nous avions décidé de présenter la coque et le pont assemblés, sans faire apparaitre un quelconque appendice. Nous allons mettre à l’eau un bateau innovant sous de nombreuses formes et cette fin de chantier nécessite la plus grande vigilance. Nous, c’est-à-dire le Team Lalou Multi, Arkema et l’architecte Romaric Neyhousser, sommes depuis plusieurs années dans une logique de développement. Cette démarche implique un temps de mise au point. »

explique Fabienne Roucayrol, Team manager de Lalou Multi.
Prévue pour le courant du mois de mai, Quentin Vlamynck n’est pas sans rien faire en attendant la mise à l’eau. Au contraire. Depuis le début de l’année, le jeune skipper de 23 ans travaille quotidiennement sur le chantier de son nouveau bateau :

« c’est une chance extraordinaire de pouvoir participer à la construction de cet incroyable bateau. En ayant fait le suivi intégral et en étant contributeur à part entière, je le connais déjà sur le bout des doigts. Cela me donnera un réel avantage sur l’eau. »

La mise au point du Trimaran Arkema

Du côté du Multi 50 Arkema, l’équipe a également consacré du temps cet hiver à son optimisation en vue de l’intense programme à venir :

« Nous avons axé nos travaux sur 3 critères principaux : la réparation de la coque centrale suite à la Transat Jacques Vabre 2015, le gain de poids, et la mise au point de nouvelles voiles »

explique Fabienne Roucayrol.

« Nous avons dû gagner environ 150 kilos, en changeant notamment l’intégralité des batteries. Nous avons également passé du temps avec César Dohy sur la mise au point de nouvelles voiles en DFi (membrane filamentaire innovante). »

Deux transats, un objectif

Après la mise à l’eau, Lalou a enchainé les navigations sur son trimaran. Que ce soit en double ou en équipage, à terre ou sur l’eau, chaque instant est consacré aux deux épreuves transatlantiques de la saison.

« Dans un premier temps, je m’élance en solitaire sur The Transat Bakerly. C’est une course référence pour moi, celle qui m’a donné envie de faire de la course au large mon métier. C’est un honneur de pouvoir participer à cette édition »

explique Lalou.

Afin de préparer au mieux cette traversée en solitaire entre Plymouth et New York, le skipper et son ami-concurrent Erwan Le Roux ont décidé de multiplier les entraînements en commun avant le départ.

« C’est désormais devenu une méthode d’entrainement. Avant chaque épreuve majeure de notre circuit, nous nous retrouvons à l’ENV de Quiberon pour plusieurs jours de navigation, sur lesquels nous débriefons avec des spécialistes. Cela nous permet de progresser ensemble et d’identifier des axes de travail. »

La bataille fera rage sur cette grande classique au sein de la flotte des 5 Multi 50 engagés.

Une fois de l’autre côté de l’Atlantique, c’est un autre exercice qui attendra notre marin.

« Nous allons convoyer rapidement le bateau vers Portland, où il passera un mois environ. Nous y retournerons fin juin afin de l’emmener vers Québec en vue du départ de la transat retour, la Québec – St Malo. »

Pour cette épreuve en équipage Lalou a souhaité s’entourer des meilleurs, capables de mener sa machine vers la victoire.

« J’ai fait appel à mes deux fidèles, Etienne Carat Carra et César Dohy. Afin d’apporter davantage à l’équipe cette année, nous avons également demandé à Karine Fauconnier de nous épauler. Elle est très rigoureuse, attentive aux moindres réglages et très efficace. A bord, elle sera notamment en charge de la tactique et de la météo ».

Source

Marie-Astrid Parendeau

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