Route directe vers l’Equateur

© Yann Riou

Alors que Spindrift 2 file dans des Alizés légèrement instables à mi-chemin entre les Canaries et le Cap Vert, les conditions plus calmes et la mer moins formée permettent de faire sécher le bateau et pour les marins, de trouver un rythme et un peu de repos. Après un empannage en bordure de l’anticyclone des Açores qui sera le seul de tout l’Atlantique Nord, là où Banque Populaire V avait dû en réaliser quatre, Spindrift 2 fait désormais route directe vers l’équateur et dispose de 200 milles d’avance.

Jour 3 – 17h00 GMT

  • 201 milles d’avance sur le record actuel
  • Distance parcourue depuis le départ : 1842 milles
  • Vitesse moyenne sur 24 heures : 30 nœuds
  • 2 ris – moyen gennaker

Aux Canaries en deux jours

L’Europe est déjà loin dans le sillage. Après Madère hier soir, Spindrift 2 croise ce mardi matin à 200 milles dans l’Ouest de l’Archipel des Canaries. L’air est chaud, l’alizé puissant et la glisse rapide. Depuis l’empannage de lundi en fin de matinée, l’équipage descend plein Sud, cap vers l’équateur. Le trimaran a croisé devant son concurrent ‘virtuel’ Banque Populaire V et file bien installé dans ce vent généreux.

La trajectoire a été bien affinée pour éviter le piège des dévents sous les Canaries qui, avec ce vent de Nord-Nord Est, peuvent atteindre jusqu’à une centaine de milles (185 km) dans le Sud des iles les plus hautes, à l’image de Grande Canarie et Tenerife qui culminent chacune à 1 950 et 3 700 mètres. Il y a quatre ans, le détenteur avait lui empanné plus dans l’Est, près des cotes marocaines puis était passé très près de l’Ile de La Palma.

Sur le parcours du tour du monde, peu de journées seront aussi douces que celle qui commence. Avant de buter dans les ralentissements du Pot-au-Noir, de souffrir de la chaleur dans l’habitable de carbone sous les tropiques et d’entrer dans l’hémisphère sud avec les turpitudes de Saint-Hélène, le team de Spindrift 2 engrange des milles précieux dans des conditions de vie des plus agréables.

Message de Dona Bertarelli

Enlevés les couches de laine mérinos, les gros cirés et les bottes ; bienvenue aux crocs, lunettes de soleil et crème solaire. Il commence à faire chaud et c’est bien agréable. On file toujours dans un vent oscillant autour des 15 nœuds, ligne droite sur l’équateur. On ne pouvait pas rêver mieux comme trajectoire.

Ce matin, nous avons croisé deux voiliers. L’un deux était skippé par Gerald Véniard, ancien Figariste, qui nous a joint par radio. Parti hier des Canaries, il convoie un bateau aux Antilles. C’est sympa de croiser du monde, une fois dans l’Indien et surtout le Pacifique, ce sera plus rare, voir exceptionnel.​

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Spindrift racing

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