Deuxième mi-temps

011015, EMBARQUÉ, MONO, 60 ', IMOCA, ST MICHEL, VIRBAC

© PILPRE ARNAUD/STUDIO ZEDDA

Après cinq jours et demi de course, la douzième Transat Jacques Vabre s’est décantée : deux Ultime jouent le long de la côte africaine, un quatuor de monocoques IMOCA s’est échappé, les trois Multi-50 s’extraient du régime perturbé et les Class40 affrontent leur troisième dépression…

Comme au rugby, il a fallu percuter dans cette succession de dépressions atlantiques : cette première mi-temps a mis des joueurs sur le carreau suite à quelques mêlées brutales, mais après un débordement par l’aile droite du côté irlandais, le jeu s’est recentré pour dropper au niveau des Açores… Et à l’issue de plusieurs plaquages violents, sept tandems sur quarante deux sont sur la touche : il faut désormais envisager une autre stratégie pour cette longue deuxième mi-temps !

Certes la plupart des tandems ont pu passer au vestiaire, histoire de changer de maillot et de reprendre des forces, mais le match est loin d’être fini avec désormais une tactique d’attaque pour négocier un terrain de jeu nettement moins lourd, mais tout aussi complexe : crocher les alizés et construire un maul pour traverser le Pot au Noir…

Comme au rugby, il a fallu percuter dans cette succession de dépressions atlantiques : cette première mi-temps a certes mis des joueurs sur le carreau suite à quelques mêlées brutales, mais après un débordement par l’aile droite du côté irlandais, le jeu s’est recentré pour dropper au niveau des Açores… Et à l’issue de plusieurs plaquages violents, sept tandems sur quarante deux sont sur la touche : il faut désormais envisager une autre stratégie pour cette longue deuxième mi-temps !

Certes la plupart des tandems ont pu passer au vestiaire, histoire de changer de maillot et de reprendre des forces, mais le match est loin d’être fini avec désormais une tactique d’attaque pour négocier un terrain de jeu nettement moins lourd, mais tout aussi complexe : crocher les alizés et construire un maul pour traverser le Pot au Noir…

Petite pause

Les Class40 ne sont pas à la fête ! La dépression qui s’est formée sur les Açores les balaye violemment ce vendredi matin avec un souffle puissant de secteur Sud-Ouest, mais les duos vont heureusement en finir avec le mauvais temps d’ici ce soir. Déjà au lever du jour, la brise de trente nœuds et plus va basculer à l’Ouest puis prendre une composante Nord-Ouest dans l’après-midi : il sera alors possible de débouler rapidement vers Madère distante de 450 milles et de passer sans coup férir à un régime d’alizés stable. Dès ce week-end, la course va reprendre ces droits pour ces quarante pieds qui ont été secoués depuis leur sortie de la Manche et les équipages vont pouvoir retrouver un rythme « normal » jusqu’au Brésil.

C’est déjà le cas pour les monocoques IMOCA et pour les Multi50 qui s’extraient enfin de cette succession de bascules du vent et de la mer : les trois trimarans peuvent piquer vers l’île portugaise (à 250 milles) et débouler enfin à plus de quinze nœuds sur une mer plus organisée dans une brise de secteur Ouest à Nord-Ouest d’une trentaine de nœuds. Là encore, le retour de l’anticyclone des Açores à une position plus habituelle va rendre dès ce vendredi soir, la vie à bord nettement plus agréable ! Quant aux monocoques IMOCA, ils sont scindés en trois groupes avec un quatuor qui a fait le break, emmené ce matin par Banque Populaire VIII, PRB, Quéguiner-Leucémie Espoir, SMA : ils descendent à près de vingt nœuds à la latitude de Madère avec plus de 160 milles d’écart sur leurs plus proches poursuivants !

Quant aux deux Ultime en approche de l’archipel du Cap-Vert qu’ils devraient parer la nuit prochaine, ils ont quitté la côte marocaine pour se recaler dans l’Ouest en prévision d’un Pot au Noir très instable à ce jour… Le troisième trimaran géant a malheureusement connu des problèmes techniques cette nuit, l’obligeant à faire route vers les côtes européennes.

Vacation de 5h – Ils ont dit

Yannick Bestaven, skipper du Conservateur (CLASS40)

« Ca cogne dans tous les sens, c’est un peu le bordel à bord. Le bateau file à 12-13 nœuds et à l’intérieur c’est Beyrouth. Nous sommes obligés de nous tenir, c’est inconfortable. On range un peu le bateau quand nous le pouvons. C’est bientôt la fin, normalement à partir de demain, ça va commencer à être mieux et nous allons pouvoir inspecter du bateau. »

Oliver Krauss, co-skipper Ciela Village (MULTI50)

« Cette nuit, ça a bien déboulé ! Normalement ce soir, c’est Madère et ça va être plus facile pour les bonhommes. Nous en avons assez d’être trempé, ça va vite, c’est la lance à incendie sur le pont, c’est bon j’ai eu ma dose. En Multi50, même au près ça avance vite, tu t’habitues à la vitesse. Hier matin, je n’étais pas en forme, je n’avais rien mangé depuis un petit moment. Dans la phase de pétole, nous en avons profité pour manger et dormir, il faut réussir à gérer les petits temps de molle. »

Sam Davies, co-skipper de Initiatives Cœur (IMOCA)

« Nous avons 35 nœuds de vent, on file à 20 nœuds. Il y a quelques petits bobos sur le bateau que l’on va réparer cet après-midi au calme. Ces premiers jours ont vraiment été difficiles et on ne pouvait pas faire grand chose à bord, si ce n’est s’accrocher ! Mais tout va bien, nous sommes contents de notre progression. Nous ne pouvons pas voir les leaders, mais nous savons qu’ils ne sont pas très loin devant. »

Jean-Luc Nélias, Sodebo Ultim’ (ULTIME)

« Nous avons eu un petit coup de mou tout à l’heure, je ne sais pas trop pourquoi mais là c’est reparti. On fait route vers l’Ouest du cap Vert, nous avons a préféré prendre la route classique et nous pensons y être la nuit prochaine. Pour le Pot au Noir, c’est difficile de faire des estimations 48h avant. Pendant la journée, il fait beau mais il ne fait pas encore trop chaud, c’est très appréciable. Le bateau est sec, nous ne mettons pas le ciré, je n’imagine pas les 40 pieds, les mecs ils doivent être essorés… »

Source

Soazig Guého

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