Cap sur le Havre et la Transat Jacques Vabre

  • © Vincent Olivaud
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Ce mercredi 14 octobre, le Multi 50 Arkema a quitté sa base du Verdon sur Mer pour rejoindre le Havre, ville de départ de la Transat Jacques Vabre. Pour ce convoyage de 450 milles nautiques, le skipper Lalou Roucayrol et son co-skipper César Dohy seront accompagnés de deux membres d’équipage afin de procéder aux dernières vérifications, et de valider les transformations du dernier chantier, avant le grand départ vers Itajaí au Brésil le 25 octobre prochain.

Lalou Roucayrol est confiant. Après une saison chargée, faite de Grands Prix où l’équipage a pu noter quelques changements ergonomiques à apporter ainsi que des améliorations du plan de voilure, le Multi 50 est maintenant fin prêt pour le rendez-vous majeur de sa saison : la Transat Jacques Vabre.

« On sort d’un chantier d’une dizaine de jours » confie Lalou Roucayrol « et avons aussi procédé à quelques modifications cosmétiques qui devraient nous permettre de gagner en efficacité. Globalement, le bateau est extrêmement sain, ce sont des aménagements à la marge. »

Un convoyage studieux

De l’embouchure de la Gironde au Havre, c’est une navigation d’un peu plus de 450 milles qui attend l’équipage d’Arkema, soit une trentaine d’heures de navigation avant de rejoindre le bassin Paul Vatine, au cœur de la cité normande.

« Nous disposons quasiment des conditions idéales pour ce convoyage. On devrait aller vite jusqu’à la pointe de Bretagne dans du vent médium. Ensuite, ce sera du près en Manche, des conditions optimales pour vérifier que notre électronique embarquée est bien calée, et que tout fonctionne à bord. C’est aussi une allure où le bateau travaille beaucoup, idéal pour valider nos dernières modifications. »

Pour ce convoyage vers la Normandie, ils seront donc quatre à bord, avec des tâches bien définies pour chacun d’entre eux : tandis que Lalou Roucayrol aura un œil global sur le bateau, César Dohy son co-skipper et maître voilier procédera quant à lui à une ultime vérification du jeu de voiles. Gilles Favennec, qui a embarqué régulièrement cette saison sera plus spécifiquement en charge de l’électronique, tandis qu’Etienne Carra va procéder aux derniers contrôles du gréement courant.

Dès vendredi 16 octobre, le duo Roucayrol – Dohy entrera dans les ultimes préparatifs d’avant-départ. Contrôles, briefings, rendez-vous presse et relations publiques ponctueront les journées des deux marins au Havre, tandis que le bassin Paul Vatine s’animera autour des 42 bateaux, qui s’élanceront sur la ligne de départ le 25 octobre prochain.

Et pendant ce temps aux Canaries…

Alors que les équipages de la Transat Jacques Vabre rejoignent Le Havre, les solitaires de la Mini Transat – îles de Guadeloupe sont en stand-by à Lanzarote, dans l’attente du 30 octobre, date de départ de la deuxième étape. Cette longue escale est justifiée par l’obligation pour les navigateurs d’aborder les Antilles après la fin de la saison des cyclones, qui traditionnellement cesse après le début novembre. Pour Quentin Vlamynck, le jeune skipper du Mini 6.50 Arkema 2, cette deuxième étape va être l’occasion de prouver qu’il vaut mieux que sa 31e place au classement de série. Dans l’attente, il en profite ainsi pour peaufiner la préparation de son Mini, tout en profitant des diverses activités offertes sur l’île. L’homme et le bateau seront ainsi fin prêts à exploiter toutes les possibilités qui s’offrent à eux sur la 2e étape. Le 10e des bateaux de série pointe à moins de 24 heures ; à l’échelle d’une traversée de l’Atlantique, tout reste possible.

Source

Marie-Astrid Parendeau

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