Victoire d’étape pour Yann Eliès

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© Alexis Courcoux

Ce mercredi 17 juin à 10h 11mn 09s (heure française), Yann Eliès a franchi en tête la ligne d’arrivée de la troisième étape de la 46ème édition de La Solitaire du Figaro – Eric Bompard cachemire. Le skipper de Groupe Queguiner – Leucémie Espoir a mis 2 jours 16 heures 30 minutes et 09 secondes pour boucler le parcours La Cornouaille-Torbay de 400 milles (théorique) à la vitesse moyenne de 6,20 nœuds.

33 secondes après, à 10h 11mn 42s, Charlie Dalin a franchi la ligne en deuxième position. Le Skipper Macif 2015 a mis 2 jours 16 heures 30 minutes et 42 secondes pour boucler le parcours à la vitesse moyenne de 6,20 nœuds.

Au terme d’un duel avec Charlie Dalin, qui aura duré plus de 36 heures, Yann Eliès s’offre sa dixième victoire d’étape sur La Solitaire du Figaro – Eric Bompard cachemire. Un record jusque-là détenu par Jean Le Cam. Parti dimanche dernier de Concarneau en 7e position, Yann a su déjouer les pièges des côtes de Bretagne nord, entre courants et cailloux, et transpercer la dorsale installée en Manche… au coude à coude avec Charlie Dalin.

Déclarations à l’arrivée à Torbay :

Yann Eliès (Groupe Queguiner – Leucémie Espoir)

« J’étais tout stressé depuis cette nuit, parce que Charlie (Dalin) revenait. Cette nuit, je ne savais pas trop si je devais aussi marquer Xavier Macaire. J’ai réussi à me recaler in extremis en étant du bon côté de la bascule. Après, je savais qu’il allait revenir. J’arrive à le contenir quand même. Lui ou moi, c’était pareil, tous les deux nous avons bien navigué. Je ne pensais pas que ça ferait autant de dégâts derrière nous. En arrivant à Wolf Rock, je m’en suis rendu compte, car il y avait le courant avec nous. On sait que ça a fait mal ! Mon objectif reste de gagner. Je passe d’un Xavier Macaire à un Charlie Dalin, les deux sont coriaces, ça ne sera pas facile de contenir leurs ardeurs. Nous sommes tous les trois sur le podium, et je pense que le podium est fait, sauf gros retournement de situation, ce qui est toujours possible sur une Solitaire du Figaro !
Nous avons tout enchaîné parfaitement. A 2 milles près, le timing était parfait, d’ailleurs ça ne passe pas pour Xavier (Macaire). Ces gros écarts sont dus à la situation, ce n’est pas nous qui les avons créés. Mais je pense que mon petit coup à Ouessant vaut tout de même de l’or. C’est super de rejoindre Jean Le Cam (vainqueur de 10 étapes, ndlr). Pour moi, c’est un monument de La Solitaire. Le rejoindre, c’est un rêve de gamin ! Je ne pensais pas qu’un jour j’arriverais à l’égaler. Quand tu vois des gamins comme Sébastien Simon qui te regarde avec admiration, c’était la même chose pour moi avec Jean Le Cam. Concernant les conditions de cette étape, c’était paradisiaque. Mais je me verrais bien faire une bonne étape de sangliers pour finir, dans la baston, une course un peu engagée, mais tout me va ! »

Charlie Dalin (Skipper Macif 2015)

« Ca a été assez serré ! J’y ai cru jusqu’au bout, mais mon spi s’est dégonflé juste avant la pointe, et j’ai perdu les deux longueurs qui auraient pu me permettre de l’embêter jusqu’à la fin. 33 secondes, c’est ça qui compte ! Je me qualifie pour la finale… C’est prenable la victoire, je suis là où je voulais être. Sur la Solo Basse Normandie, j’ai terminé 18 secondes derrière lui, je l’aurais un jour ! On s’est retrouvé très proches, on a eu une route convergente. Avant ça j’étais en tête ! Il ne s’est pas trop embêté Yann depuis Wolf Rock, c’est moi qui faisait la stratégie ! Il suivait ce que je faisais, j’ai juste réussi à me dégager dans la baie de Plymouth, et là Yann a un peu perdu de terrain. Et puis après, il a récupéré la renverse de courant un tout petit plus tôt que moi… Tout ce qui peut être pris est bon à prendre ! Les écarts ont commencé à se creuser dans la dorsale, à partir du moment où on a pris le vent en premier. L’ordre de sortie de la dorsale allait correspondre à l’ordre des arrivées, c’est ce que je disais avant le départ. C’est l’euphorie, les nerfs lâchent un peu. Le portant, c’est une allure où le pilote joue bien son rôle, donc je me suis reposé la nuit dernière pour être d’attaque pour le finish… C’est une course au temps, mais j’espère bien le battre plutôt que de rester derrière ! »

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RivaCom

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