A la rencontre des bizuths

© Christophe Favreau

Lorsqu’on parle course au large, classe Figaro Beneteau et championnat de France, les esprits se tournent le plus souvent vers les skippers de renom. Pourtant, chaque année, de nouveaux visages apparaissent sur les pontons. Cette année, ils seront 12 bizuths à s’aligner sur la Solo Maître CoQ. Qui sont les futurs grands navigateurs de demain ?

Le Team Artemis aligne 3 bateaux sur la Solo Maître CoQ, trois bizuths : Rob Bunce, Robin Elsey et Andrew Baker. Après que ces deux derniers aient respectivement décroché la première et la troisième place du classement bizuth à la Solo Basse-Normandie en mars, ils se réjouissent d’être cette fois 12 dans ce classement : « ça va être une magnifique Solo Maître CoQ cette année, confirme Marcus Hutchinson, Event coach du team. Cinq courses sont programmées pour lesquelles il faudra être polyvalent. Les 3 bizuths qui seront sur le podium final auront prouvé qu’ils sont bons et non pas là par hasard ! »
Pour les deux skippers de Guadeloupe Grand Large, ce n’est pas une première en Figaro Beneteau 2 (ils ont tous les deux participé à la dernière Transat AG2R) mais une première sur le championnat de France et une première course en solitaire pour Arthur Prat, Nicolas Thomas ayant, lui, participé à la dernière Route du Rhum en Class40. « Nous venons apprendre, expliquent-ils. 40 bateaux, un rythme soutenu… nous allons nous faire bizuter dans tous les sens du terme ! » Entrainés par Jeanne Grégoire, tous deux espèrent être bien placés dans ce classement.

Local de l’épreuve, Benjamin Dutreux (Team Vendée) veut avant tout faire une belle course : « je veux être satisfait de mes trajectoires et de ce que je fais. Si je suis content, c’est que j’aurais bien navigué et sera alors bon aussi pour le classement… mais je veux aussi m’amuser ! »
Troisième course en Figaro Beneteau 2 pour Yves Ravot mais première du championnat de France de Course au Large, d’où son statut de bizuth. S’il avoue qu’il ne pensera pas spécialement à qui est bizuth lorsqu’il sera en mer, le classement qui aura un sens à la fin de l’épreuve pour lui sera tout de même celui-là. « Ce sera fatigant, difficile, mais je suis très content d’être là ! » précise-t-il.
Le franco-turc Tolga Pamir (Un jour un homme un arbre) se réjouit de courir pour la première fois dans cette classe. Une étape importante dans son apprentissage, puisqu’après plusieurs années en Mini 6.50, la monotypie l’attirait, demandant une navigation très pointue. « Je suis impressionné par la liste des concurrents, dont certains ont un palmarès plus long que ma joblist ! » explique-t-il en riant. Son but pour la semaine à venir : donner le meilleur de lui-même.
Marc Pouydebat (Ilona) est également content d’être là, après quelques mois d’incertitude cet hiver liée à la complexité de mener à bien un projet tout en continuant d’exercer sa profession (Marc est kiné). Décidé mi-mars à se lancer, il sait que cette course sera difficile mais son objectif est de terminer la semaine avec un bateau et son skipper en bon état. Naviguer et se faire plaisir sont ses deux maître-mots.
« La Solo Maître CoQ est une course complète. Je viens pour m’étalonner, me caler par rapport au reste de la flotte, nous dit Benoit Mariette (Entrepose). Je ne sais pas trop comment me placer ni au classement général ni au classement bizuth… mais je regarderai ce qui se passe sur celui des bizuths, forcément ! »
Sophie Faguet (Région Basse-Normandie) a gagné la sélection jeune skipper bas-normand en octobre dernier et s’entraîne depuis. Après un premier résultat mitigé lors de la Solo Basse-Normandie durant laquelle son grand spi a explosé, elle espère cette fois ne pas connaître d’avaries afin de pour naviguer du mieux possible. « 40 bateaux, ça fait beaucoup ! Je vais faire ma course et on verra bien à la fin le classement. » explique-t-elle.
« Ce qui m’importe est de bien naviguer, assure Martin Le Pape (Ovimpex – Secours Populaire). Je viens à la Solo Maître CoQ pour me jauger avec les bizuths de la Solitaire : la régate est complète, entre tactique, côtiers et large… c’est un excellent galop d’essai. »
Rendez-vous donc dans une semaine pour connaître le noms des jeunes espoirs de la course au large !

Source

Vanessa Boulaire

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