Le dilemme de la mer de Chine

Maintenant, la chasse est lancée. En dehors de Team SCA, tous les bateaux naviguent maintenant en pleine mer, en dehors des zones de restriction et les filles ne vont pas tarder à faire de même.
Plus tard sur cette étape, il y aura encore deux petites zones d’exclusion à éviter. Deux plateformes pétrolières situées à plus de 500 milles de la côte vietnamienne. Il y a par ailleurs une foule d’îles de toutes tailles sur la route avant de rejoindre Sanya.
Dongfeng Race Team ouvre toujours la route avec 66 milles d’avance sur le peloton. Abu Dhabi Ocean Racing a quatre milles d’avance sur Alvimedica, Brunel et MAPFRE.

Tous les bateaux naviguent maintenant dans un vent de 14 nœuds sur une mer plate. Comparé aux jours précédents dans le détroit de Malacca, ils doivent avoir l’impression d’aller vite.
La plupart des équipages ont trouvé passionnante la course de slalom nocturne dans le port de Singapour. Seules les lumières de la ville et des bateaux alentours leurs ont permis de se repérer.
Le ciel a viré au gris sombre avec l’arrivée des véritables vents de la mousson qui soufflent sans être freinés par les montagnes.

La flotte s’attend maintenant à trouver un vent plus régulier pour les prochains jours. La probabilité de heurter des objets flottants constitue toujours une menace. La mer de Chine est en effet connue pour les débris et les arbres apportés par les rivières en crue.

Dongfeng va maintenant chercher à couvrir ses poursuivants. Cette question stratégique de positionnement sera capitale si la flotte se sépare et force le bateau franco-chinois à choisir un camp. C’est une situation possible puisque, sur les derniers routages, plusieurs options vont s’offrir aux concurrents.

Charles Caudrelier :

J’ai été silencieux ces derniers jours. Le passage à haute tension de Malacca nous a tous sollicités. Peu de vent mais beaucoup de manœuvres, peu de sommeil et grosse chaleur.
« Le bilan est bon, malgré de grosse frayeurs nous avons réussi à reconstruire notre avance. Au-delà de ça j’ai pu mesurer aussi la progression de notre équipe lors de ce passage. Lorsque j’ai commencé ce projet évidemment ma référence était le team Groupama. Nous étions une grosse équipe avec énormément d’expériences et de talents. Sur le papier on était très fort et malgré le succès de ce projet on a parfois eu du mal à fonctionner car on ne travaillait pas toujours dans le même sens chacun ayant un avis ou une idée différente. C’était la force de cette équipe mais aussi son point faible.
A bord de Dongfeng , chacun a sa place, son rôle et se concentre sur sa tâche afin de l’exécuter parfaitement.
C’est cette harmonie qui crée la force de notre groupe et compense notre manque d’expérience embarquée. Comme le disait Bow Bekking , this race is all about team. Et nous portons bien notre nom DONGENG RACE TEAM.

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