Intense

  • © Corinna Halloran/Team SCA/Volvo Ocean Race
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  • © Amory Ross/Team Alvimedica/Volvo Ocean Race
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  • © Rick Tomlinson/Team SCA
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  • © Francisco Vignale/MAPFRE/Volvo Ocean Race

C’est dans un brouillard à couper au couteau et dans un vent très faible que se sont élancés les 6 monotypes de la Volvo Ocean Race à 11h00. Devant eux, 4 642 milles d’une étape qui s’annonce comme l’une des plus difficiles de ce tour du monde. Un début de course à l’image de ce qui attend la flotte sur une bonne partie du parcours, le brouillard en moins…

Pour Samantha Davies, cette étape sera certes peut être moins physique en raison de la météo attendue mais pas facile pour autant ! Le skipper de SCA avouait pourtant son impatience à l’idée de larguer les amarres. Vainqueurs de la course In-Port hier, les filles avaient hâte de retrouver la régate au contact. Sam décrivait une ambiance électrique, une atmosphère très positive à bord de son bateau.

« Nous sommes très excitées de repartir. On a vraiment hâte surtout après la victoire d’hier. Tout le monde est motivé. La deuxième étape a été dure pour nous car on était derrière tout le monde. On a vraiment hâte de naviguer au contact, d’être proches des autres pour continuer à apprendre et aller plus vite » racontait-elle quelques minutes avant de rejoindre le plan d’eau.

La Suissesse Justine Mettraux, équipière de Team SCA, décrivait le début de course prévu par l’équipage féminin : « On va partir dans des conditions assez faibles. Après ça devrait se renforcer et adonner jusqu’à la pointe du détroit d’Ormuz. On aura potentiellement jusqu’à 20 nœuds par là-bas puis ça baisse ensuite. Ca sera assez faible jusqu’en Inde. Potentiellement, c’est une étape avec des vents assez faibles et quelques moments où on aura des accélérations ».

Pour Ian Walker, actuellement en tête à égalité de points avec Dongfeng Race Team et Team Brunel, la clé est de vite rentrer dans la course et de ne pas commettre d’erreurs sur les premiers jours. Le skipper d’Abu Dhabi sait que ce sera probablement l’une des parties les plus difficiles de cette étape. « Les prochaines 24 heures vont se dérouler dans du vent faible. Dans le Golfe d’Oman, ce sera vraiment très léger… On n’aura pratiquement pas de vent pendant 24 heures. Cette étape s’annonce très tactique avec beaucoup de navigations près des côtes. Ca va être difficile car les bateaux risquent d’être proches les uns des autres ».

L’Anglais a rapidement mis en pratique sa vision en assurant une très belle navigation aujourd’hui sur la partie In-Port de cette troisième étape. Dans le vent très léger (environ 4 nœuds au coup d’envoi à 11h00), Walker et ses hommes ont réussi à prendre l’avantage. Leader à la première bouée, l’équipage des Emirats est sorti en tête de ce parcours près d’une heure plus tard avec plus de deux minutes d’avance sur Dongfeng Race Team.

Avant de réaliser lui aussi une belle prestation sur ce parcours, Charles Caudrelier affichait un réel enthousiasme à l’idée de partir pour cette troisième étape. Il faut dire que cette route vers la Chine prend une dimension hautement symbolique pour le bateau arborant le pavillon rouge et ses cinq étoiles jaunes.

« On retourne un peu à la maison, c’est là que tout a commencé. On a rencontré les Chinois là-bas pour la première fois. Eux, ils rentrent chez eux. S’il y a une manche à gagner pour nous, c’est évidement celle-là. On va essayer de faire ça le mieux possible » expliquait Charles entouré de son tacticien, Pascal Bidégorry.

Côté météo, le skipper de Dongfeng préférait voir le verre plein. « Nous avons plutôt une bonne météo pour partir. On va avoir un peu de vent au départ. Rapidement, ca va se renforcer. On va faire du portant pour sortir du Golfe. C’est plutôt une bonne nouvelle car ca pourrait être beaucoup plus mou ».
Il est toutefois conscient des difficultés qu’il va falloir négocier avant de pouvoir rejoindre Sanya. « On va avoir une transition difficile à gérer au nord d’Ormuz et des situations complexes par la suite. On sait que c’est une étape lente, avec peu de vent, compliquée » conclut-il.
Bouwe Bekking, skipper de Team Brunel, résume efficacement la situation : « Tout le monde peut gagner cette étape ! »

Comprenez donc que le jeu est totalement ouvert sur cette troisième étape car une fois, les premières difficultés franchies pour gagner la pointe sud de l’inde et le Sri Lanka (dans une dizaine de jours environ), les équipages devront se concentrer sur une autre spécificité : le détroit de Malacca.

Ce long couloir séparant la péninsule malaise de l’ile indonésienne de Sumatra est l’une des voies maritimes les plus fréquentées au monde et aussi un endroit où les vents sont très légers. Dans sa partie la plus étroite, Malacca n’est large que de 2.8 kms de large…

« Je suis assez à l’aise pour gérer les grosses vagues et les vents forts mais… naviguer dans un endroit aussi étroit avec autant de trafic me pose plus de problèmes. Voir des monstres de métal de plusieurs centaines de tonnes te foncer dessus à plus de 20 nœuds est toujours impressionnant particulièrement si tu dois de ton côté gérer des vents faibles ».

Quand c’est l’australien Will Oxley (navigateur expérimenté de Team Alvimedica) qui l’explique, on n’a peu de peine à le croire. Malacca sera sans nul doute un chapitre à part dans cette troisième étape entre Abu Dhabi et Sanya.

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