Sodeb’O Ultime bientôt en chantier

  • © AFP / Damien Meyer
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  • © Alexis Courcoux
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La priorité aujourd’hui est de convoyer Sodebo Ultim’ par la mer jusqu’à Lorient où il entrera en chantier pour commencer rapidement la réparation de la coque centrale et celle du flotteur endommagé. Un team de spécialistes de la stratification est sur place à Roscoff (Bretagne Nord), s’activant pour étanchéifier les deux coques blessées.

Le morceau du flotteur tribord qui a été arraché dans le choc avec le cargo a été retrouvé à Plougasnou dans le Finistère. « C’est une bonne chose de l’avoir récupéré. Nous allons l’analyser pour tenter d’en apprendre un peu plus sur le comportement du bateau au moment de la collision et cela va peut-être nous permettre de gagner du temps pour la reconstruction » confie Elie Canivenc qui dirige la partie technique au sein du team.

Quelques heures après l’arrivée du bateau, lundi 3 novembre à Roscoff, les techniciens meulaient les parties abîmées pour pouvoir appliquer des tissus de carbone et stopper la progression du délaminage, notamment à l’étrave de la coque centrale.

Un premier check-up complet de la structure de Sodebo Ultim’ a également été effectué, avec un résultat optimiste puisqu’il semble que les zones endommagées se limitent à celles qui sont visibles. Le chantier d’hiver qui était prévu pour janvier commencera donc en avance, dans une dizaine de jours environ.

Saint-Malo, un succès populaire

La Route du Rhum-Destination Guadeloupe était pour le trimaran la première épreuve d’un programme ambitieux et engagé avec un tour du monde en ligne de mire. A Saint-Malo, avant le départ de la course, Sodebo Ultim’ a attiré l’attention et les superlatifs ne manquaient pas. Parmi les deux millions de visiteurs, les spécialistes comme les néophytes ne cachaient pas leur admiration et leur enthousiasme devant ce grand bateau.

Le sport extrême induit des prises de risques et des choix. Annoncé comme un des favoris, Thomas Coville a pris dimanche un départ fulgurant, menant la flotte aux côtés de Loïck Peyron toujours en tête actuellement. Les deux hommes qui avançaient vite dans la nuit noire étaient en liaison VHF peu de temps avant l’accident. Par mesure de sécurité, ils se tenaient au courant de leurs manœuvres et des caps qu’ils suivaient.

Des conditions météo extrêmes

Quelques heures après le départ, dimanche 2 novembre, à la tombée de la nuit, les trimarans Ultimes se préparaient à contourner la pointe bretonne, secoués par des grains accompagnés de fortes rafales de vent et de trombes d’eau.

Une succession d’évènements dans des conditions particulièrement difficiles et c’est, peu avant minuit, la collision de Sodebo Ultim’ avec un cargo. Thomas a le réflexe de larguer l’écoute de la petite voile d’avant ce qui permet au trimaran de ralentir et de ne pas s’écraser sur l’immense mur de métal. L’avant du flotteur est arraché et la coque centrale du trimaran touchée. Le morceau de flotteur passe sous la plateforme, manquant de la faire chavirer. Le skipper qui a fait preuve d’un sang froid professionnel, est aujourd’hui sain et sauf et le bateau est sauvé.

Reste le traumatisme de cet accident que Thomas Coville compare au choc d’une moto contre un camion. Son regard et celui des équipes impliquées se tournent désormais vers la reconstruction et l’année 2015.

Un sponsoring qui renforce la marque Sodebo, partenaire de la voile depuis 16 ans

Si le bilan sportif est déceptif, les objectifs de notoriété sont dans le vert pour Sodebo avec une côte de sympathie exemplaire. Suite à cet abandon, les très nombreux messages de soutien reçus de toutes parts en témoignent.

Après la diffusion du récit de Thomas qui a été relayé par les plus grands médias, Bruno Bianzina, directeur général adjoint de Sport Market, agence en communication spécialisée en marketing sportif, souligne (sur lefigaro.fr) : « Un coup de projecteur bien géré par la marque qui a soutenu son skipper et affirmé que son engagement sportif dans la voile ne s’arrête pas là. Cette expérience de vie renforce la dimension émotionnelle de la marque. Le groupe dévoile une dimension affective et sa gestion de l’événement très médiatisée est révélatrice de ses principes d’actions. Sur les réseaux sociaux, les nombreux messages de soutien au skipper témoignent, en outre, de la forte dimension émotionnelle suscitée par l’événement auprès du public, » souligne-t-il enfin.

La notoriété de Sodebo depuis son engagement dans la voile il y a 16 ans a été multipliée par 11. Enrichi par les valeurs fortes et positives de la voile, le capital sympathie a été multiplié par 2 en 10 ans. La connaissance de la marque est nettement supérieure chez les personnes exposées au sponsoring. En terme de business, le recrutement de consommateurs se confirme depuis 10 ans. Ceux qui ont vu le bateau ont envie d’en savoir plus sur Sodebo et de consommer les produits de la marque.

Grâce au bateau et aux différentes actions mises en place à l’occasion de La Route du Rhum – Destination Guadeloupe, la visibilité de Sodebo a résonné ces derniers jours dans les médias et sur les réseaux sociaux avec un soutien indéniable pour le skipper et son sponsor face à l’adversité.

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