Pas le temps de dormir

Les 24 prochaines heures pourraient bien être les plus longues dans la vie du Britannique Ian Walker.

Le skipper d’Abu Dhabi Ocean Racing et son équipage ont mené la flotte sur une grande partie du parcours de 6 847 milles entre Alicante et Cape Town.
Mais rien n’est encore joué et même si les premiers bateaux sont à moins de 24 heures de l’arrivée en Afrique du Sud, Ian Walker et ses hommes sont suivis de près par deux autres équipes.

La tension est palpable à bord d’Azzam et elle n’est pas prête de retomber avant la ligne d’arrivée, un peu moins de 500 milles devant son étrave. Le reporter embarqué d’Abu Dhabi Ocean Racing, Matt Knighton (USA), décrit l’état d’esprit de son skipper actuellement :
« Ian est tellement tendu et stressé qu’il n’a pas réussi à dormir. Ses yeux sont injectés de sang, il réagit au quart de tour dès qu’il sent que le bateau ralentit un peu, et son habituel sens de l’humour est étouffé par une attitude plus réservée. Les équipiers ont une barbe de plusieurs jours, le visage fatigué, marqué par les embruns qui balayent le pont en permanence. Ils abordent mille après mille. La guerre d’usure a commencé ».

A 8 heures ce matin, Abu Dhabi Ocean Racing était en tête avec seulement 6,2 milles d’avance sur Dongfeng Race Team (Charles Caudrelier / FRA), et avec Team Brunel (Bouwe Bekking / NED), 33 milles plus loin.

Les premiers de la flotte sont désormais attendus à Cape Town juste avant midi demain.

Charles Caudrelier a tenté un coup tactique tôt ce matin, en coupant le sillage de Ian Walker sur le bateau d’Abu Dhabi, Azzam, à 6h40 TU.
Lancé dans un véritable jeu du chat et de la souris, Abu Dhabi Ocean Race a alors répliqué en empannant au vent de Dongfeng.

Le navigateur Simon Fisher (GBR) s’est dit rassuré quand il a reçu le dernier relevé de positions confirmant qu’Abu Dhabi Ocean Racing avait toujours l’avantage. Il a 6 milles d’avance sur l’équipage chinois en ce début d’après-midi.

Le vent plus fort sur zone transforme cette fin d’étape en un sprint final vers Cape Town (une ville classée cette année n°1 sur la liste prestigieuse des 52 endroits à visiter en 2014,selon le New York Times !).

Team Brunel est actuellement troisième à 39 milles du leader et fait le maximum pour saisir la moindre d’occasion de rattraper ses prédécesseurs.

Derrière, les quatre bateaux suivants vont tomber de l’autre côté d’une dorsale anticyclonique. Les vents plus faibles qu’ils vont devoir gérer devrait repousser leur arrivée d’une journée par rapport au vainqueur de cette première étape.

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