A qui le tour ?

© Christophe Launay / www.sealaunay.com

A Saint Malo, c’est la foule. Le public de passionnés et les curieux profitent des conditions météo exceptionnelles pour arpenter les pontons et admirer les 91 bateaux engagés dans cette dixième édition de la plus grande transatlantique en solitaire.

A quelques mètres de là, les organisateurs ont invité les précédents vainqueurs de l’épreuve. A l’exception de Philippe Poupon (1996) qui n’arrivera que dans quelques heures et de Michel Desjoyeaux (2002) qui navigue en l’Atlantique Sud à bord du bateau espagnol dans la Volvo Ocean Race, toutes les gloires du Rhum étaient présentes : Mike Birch (1978), Marc Pajot (1982), Florence Arthaud (1990), Laurent Bourgnon (1994 et 1998), Lionel Lemonchois (2006) et Franck Cammas (2010).

De cet échange il ressort deux points forts : l’avènement du multicoque avec les 98 secondes d’avance du canadien Mike Birch à bord du petit trimaran jaune Olympus sur le grand monocoque bleu Kriter de Michel Malinovski. Depuis cette date, aucun navigateur courant pour la gagne ne s’est élancé en monocoque et ce sont toujours des multicoques, catamarans ou trimarans, qui ont franchi en tête la ligne d’arrivée à Pointe à Pitre.

Second point fort de cette conférence, le jeu des pronostics. Mis à part Mike Birch âgé de 83 ans et peu concerné par la classe des Ultimes, les anciens parient tous sur Coville, Peyron, Guichard ou Lemonchois.

Pour le skipper Groupama, c’est entre Coville, Peyron et Lemonchois. Exit Guichard et son Spindrift de 40 mètres :

C’est déjà très difficile pour un homme seul de mener un trimaran de 30 mètres. Alors sur un bateau de 40, j’ai du mal à imaginer comment Yann va pouvoir exploiter toute la puissance.

Avec six mètres de moins que Sodebo et Banque Populaire qui mesurent une trentaine de mètres, Prince de Bretagne n’en est pas moins dans le podium de Cammas :

 J’aime assez cette idée qu’un bateau plus petit batte les gros. Lionel est un excellent marin et il est particulièrement redoutable en solitaire. Il fait vraiment corps avec son bateau. Sa victoire en 2006 a montré à quel point il est à l’aise en multicoque. C’est l’un des rares skippers qui soit capable de dormir sur ses deux oreilles quand son bateau navigue à 30 noeuds.

Entre Sodebo et Banque Populaire, le coeur de Franck Cammas balance :

Thomas Coville connaît bien son bateau qui devrait être proche du Banque Populaire en vitesse pure. Si à mes yeux mon ancien bateau reste le plus performant en solitaire, il manquera probablement un peu d’entraînement à Loïc Peyron pour en tirer le meilleur. Il est arrivé tard sur le projet, remplaçant Armel Le Cléach qui s’est blessé.

Reste que le skipper Groupama se méfie des pronostics :

Il y a quatre ans, peu de gens me donnaient vainqueur tant Groupama 3 était grand et conçu à l’origine pour être mené par dix équipiers. Moi-même, je doutais et mon premier objectif était de traverser. Et pourtant, j’ai gagné. Alors, va-t’en savoir qui l’emportera cette année !

Au micro de France Télévision dont il sera le consultant pour la sortie des écluses (France 3 samedi de 16h à 16h45) puis dimanche pour le départ (France 3 de 13 à 15h) mais aussi sur ITélé, BFMTV et enfin sur France Info samedi de 18 à 19h, Franck Cammas aura également l’occasion de parler de la sortie de son livre : « J’ai mis les voiles pour gagner » qui vient de sortir en librairie chez City Editions

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Mis à l'eau le: 1 novembre 2014

Matossé sous: Course au Large, Route du Rhum

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