Départ retardé

© Christophe Breschi

En concertation avec la navigatrice Jeanne Grégoire qui assure le suivi météo de l’épreuve, la direction de course des Sables – Les Açores – Les Sables a pris la décision de reporter le départ de l’étape retour, vers Les Sables d’Olonne. Une décision accueillie favorablement par les coureurs.

C’est une drôle d’idée qu’ont eue les météorologues de nommer une dépression tropicale Bertha, à l’heure du centième anniversaire du déclenchement de la Première Guerre Mondiale. Mais plus que les considérations historiques, c’est bien la trajectoire potentielle de Bertha qui a poussé les organisateurs à prendre la décision du report.

Un vasistas plus qu’une fenêtre
Depuis hier, les fichiers météo penchent de plus en plus vers une vision alarmiste quant à la trajectoire de cette fameuse dépression tropicale. Alors qu’elle semblait vouloir s’évacuer vers le nord, les dernières prévisions laissent entendre qu’elle pourrait avoir une trajectoire qui la dirigerait directement sur le golfe de Gascogne. En prenant la décision du report, la direction de course se laisse ainsi le temps d’analyser l’évolution de la situation : soit Bertha se dirige effectivement vers le nord et ce ne sont qu’un peu plus d’une vingtaine d’heures perdues, une paille dans la vie d’un coureur du large ; soit elle infléchit sa course vers le golfe de Gascogne et tout le monde pourra voir avec soulagement ce à quoi la flotte aura échappé.

Ils ont dit

Denis Hugues, directeur de course :

Au-delà du fait que les routages des concurrents pouvaient les inciter à monter dans le nord et venir flirter avec des vents vraiment très forts, notre décision a été motivée par le fait que dans la pire des hypothèses, il n’y avait pas d’échappatoire possible pour les concurrents alors qu’il auraient abordé les parages du cap Finisterre… En retardant de quelques heures, on y verra plus clair…

Jeanne Grégoire, prévisionniste pour la course :

Deux éléments ont clairement fait pencher la balance : NOAA, l’organisme qui s’occupe de la surveillance des tempêtes tropicales donne un passage de la dépression assez sud. Ils sont en accord avec les modèles britanniques qui sont fiables depuis le début de cette séquence. On est dans une échéance à J+5 avec une encore assez forte incertitude au moment où la flotte aborderait les parages du cap Finisterre. Dans le pire des scénarios, on n’a pas de solution de repli.

Jean-Marie Oger (Acebi – 774) :

C’est une décision sage. Ça laisse un peu de temps pour réfléchir. Demain, on saura à quoi s’en tenir, le but du jeu n’est pas de casser les bateaux.

Patrick Girod (Nescens – 824) :

J’approuve à 100%… C’est aussi naviguer en bon marin que d’éviter d’aller se mettre dans des conditions critiques.

Nolwen de Carlan (Reality – 196) :

Je pars du principe que je fais confiance à la direction de course. S’ils estiment que ce n’est pas raisonnable, c’est qu’ils ont raison.

Classement et temps de course de la première étape, après jury

Prototypes

  1. Giancarlo Pedote (Prysmian), 6j 22h 53mn 30s
  2. Michele Zambelli (Fontanot), 7j 06h 49mn 00s (pénalité de 13mn, plombage arraché), à 7h 55mn 30s
  3. Nicolas Boidevezi (ImaginAlsace), 7j 11h 06mn 13s (bonification de 30mn, assistance), à 12h 12mn 43s
  4. Ludovic Méchin (Microvitae), 7j 19h 19mn 51s, à 20h 26 mn 21s
  5. Olivier Jehl (Zigoneshi), 7j 19h 45mn 27s, à 20h 51mn 17s

Série

  1. Jonas Gerckens (Netwerk), 7j 17h 59mn 05s
  2. Damien Audrain (EPC – Rêves de Clown), 7j 18h 48mn 15s, à 49mn 10s
  3. François Jambou (Kairos), 7j 19h 49mn 00s, à 1h 49mn 55s
  4. Tanguy Le Turquais (Terréal – Rêves d’enfance), 8j 02h 06mn 17s, à 8h 07mn 10s
  5. Damien Cloarec (ETF-www.damien-cloarec.fr), 8j 05h 17mn 59s, 11h 18mn 54s

Source

Isabelle Delaune

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Informations diverses

Mis à l'eau le: 5 août 2014

Matossé sous: Course au Large, Les Sables - Les Açores, Mini 6.50

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