Il y a 50 ans, Eric Tabarly gagnait la Transat anglaise

The Artemis Transat, starting on 11 May 2008 from Plymouth-UK to Boston-USA. Single-handed sailing Transatlantic race (2800NM).

© Th.Martinez/Sea&Co

Ce dimanche 18 mai, le musée Eric Tabarly de Lorient organisera une journée de festivités pour commémorer la victoire d’Eric Tabarly en 1964 dans la course transatlantique en solitaire baptisée alors OSTAR. A deux ans de la prochaine édition de l’épreuve, désormais connue sous le nom de The Transat depuis 2004, cet anniversaire rappelle tout ce qui fit le succès de cette course légendaire. Les bateaux ont beaucoup changé en 50 ans, mais l’esprit d’aventure des coureurs en solitaire, leur courage et leur détermination restent les mêmes…

La deuxième édition de l’OSTAR en 1964 lança non seulement la carrière de l’une des plus grandes figures de la voile en solitaire, mais elle déclencha aussi le développement de cette discipline sportive en France et celui des bateaux conçus pour la course au large. Lors de la première édition de l’OSTAR en 1960, Francis Chichester traversa l’Atlantique en 40 jours. Suite à ce succès, quatre ans plus tard, quinze concurrents s’alignèrent sur la ligne de départ le 23 mai 1964. Parmi eux, Eric Tabarly.

Le jeune officier de marine de 32 ans était le seul Français de la flotte, et partait favori avec le plus grand bateau, son ketch de 44 pieds Pen Duick II, construit spécialement pour l’événement. Il avait étudié en détails la météo du parcours et il était bien entraîné physiquement, ce qui n’était pas le cas de tous les concurrents ! A l’arrivée à Newport, après 27 jours, 3 heures et 56 minutes de course, Eric Tabarly ne savait même pas qu’il avait gagné (il n’avait pas utilisé sa radio pendant sa course) et révéla, presque comme une simple anecdote, que son pilote automatique n’avait fonctionné que pendant les huit premiers jours de la course.

Suite à cet exploit, Eric Tabarly devint un héros en France et il fut nommé Chevalier de la Légion d’Honneur par le Président Charles de Gaulle. Le skipper n’en perdit pas pour autant ses priorités car il déclina la première invitation présidentielle au motif que la cérémonie tombait le jour où il devait repeindre son bateau ! Quelques mois plus tard, De Gaulle lui envoyait une nouvelle invitation sous ces termes : Je serais ravi de compter sur votre présence… si la marée est favorable évidemment.

La dernière grande course au large à laquelle Eric Tabarly ait participé fut la Transat Jacques Vabre en 1997, qu’il remporta dans la catégorie monocoques. Quelques mois plus tard, dans la nuit du 12 au 13 juin 1998, alors qu’il convoyait son plan Fife Pen Duick en Mer d’Irlande, il tombât à l’eau et disparut en mer en pleine tempête au large des côtes du Pays de Galles. La France perdit alors sa légende de la voile dont l’influence dans le milieu de la course au large est incontestable. Sa victoire en 1964, puis en 1976 dans l’OSTAR inspira toute une génération de marins.

The Transat est l’héritière de la plus vieille course transatlantique en solitaire, l’OSTAR. Son parcours de 2800 milles à travers l’Atlantique Nord est marqué par les dépressions, les icebergs et les brumes. Les 12 dernières éditions de la course, qui se tient tous les quatre ans depuis 1960, ont été marquées par de nombreux records. C’est lors de la première édition, à laquelle n’ont participé qu’une poignée de marins, que le Britannique Blondie Hasler eut cette phrase devenue mythique : « Un homme, un bateau, l’océan ». La course, désormais baptisée The Transat, a évolué pour n’accueillir que la branche professionnelle de la course au large, mais peu d’événements nautiques aujourd’hui peuvent se targuer d’une histoire si longue et si riche.

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The Transat

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Informations diverses

Mis à l'eau le: 18 mai 2014

Matossé sous: Class40, Course au Large, IMOCA, MOD70, Multi50, The Transat, Ultime

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