L’embrouille du soir…

Située devant Weymouth, la flotte forme désormais un front large de 4 milles sur près de 7 milles de long du premier Nicolas Jossier (In extenso – Experts Comptables) au dernier, Edmund Hill (Macmillan Cancer Support). Le vent commence à mollir en ce début de soirée, et chacun progresse selon les adonnantes et les refusantes. Il n’y a eu que quelques heures de répit dans un vent établi à 13 noeuds ce midi… Les 38 solitaires s’attendent encore à un début de nuit pénible avant que le vent ne bascule au sud et se renforce progressivement.

Quel chamboulement depuis le passage de l’île de Wight ce matin ! C’est en cela que La Solitaire du Figaro – Eric Bompard cachemire demeure tellement difficile. Adrien Hardy (Agir Recouvrement), premier au passage de la première marque Owers, s’est retrouvé en moins d’une heure relégué en queue de peloton. Idem pour Gildas Morvan (Cercle Vert), troisième au pointage ce matin. Le vent est rentré par le large favorisant d’emblée ceux qui se trouvaient dans une position au plus loin de la côte. Ainsi, Nicolas Jossier s’est échappé suivi de Joan Ahrweiller (Région Basse Normandie) et d’Alexis Loison (Groupe Fiva).

Contrôle de l’adversaire et observation du plan d’eau

Jérémie Beyou (Maître Coq) et Yann Eliès (Groupe Queguiner-Leucémie Espoir) ont joué des coudes toute la journée. Le plus rapide de la flotte depuis ce midi, Yann a repris l’avantage sur son adversaire. Ces deux-là semblent se contrôler en permanence, mais ils ne peuvent rien contre les risées et les bascules locales. Entre ce qu’indiquent les fichiers et la réalité sur le plan d’eau, les marins doivent composer, sans compter qu’ils ne savent pas trop à quelle sauce ils vont être mangé d’ici Start Point sur la traversée de Lyme Bay. Les écarts commencent à se creuser au sein de la flotte. Mais il reste encore 339 milles à parcourir et la progression est encore lente dans cette première partie de la première étape de la 45e édition de La Solitaire du Figaro – Eric Bompard cachemire.

Ils ont dit :

Nicolas Jossier (In Extenso Experts Comptables) :

« Ca va bien, je ne m’attendais pas à cela ! J’ai un peu tricoté à contre temps depuis le départ et au lever du jour ça s’est levé, cela m’a permis de passer en tête largement. Je n’ai pas trop dormi cette nuit, j’ai seulement fait deux petites siestes ce matin après l’envoi de spi. Il y a eu beaucoup de changements de vent cette nuit alors je n’ai pas trop dormi pour surveiller. Aujourd’hui le vent devrait rentrer, là c’est en cours, par devant, c’est plutôt pas mal pour moi. Je suis plutôt content, cela fait plaisir de naviguer devant alors j’en profite ! »

Fabien Delahaye (Skipper Macif 2012) :

« Il s’est passé pas mal de choses, il y a eu pas mal de transitions, cela ne m’a pas forcément bien réussi. Il y a un paquet de la flotte devant et moi je suis plutôt milieu de flotte. Le vent est rentré, cela va me permettre de faire quelques siestes car ça semble assez stable. Je suis en forme, ça va bien à bord. On a pas mal manœuvré, c’est assez dur nerveusement. Maintenant, le vent est bien établi, si on s’en tient à la météo le vent devrait refuser un peu, passer sud sud-ouest et de nouveau remollir d’ici la nuit prochaine, avant de re-rentrer cette fois sud … à mon avis on va avoir encore une transition à passer. Là, nous avons plus de vent que ce qui était annoncé, ça refuse petit à petit, ça devrait refuser et mollir en fin de journée. »

Alain Gautier (Generali) :

« Avec cette belle journée, tout va bien ! Cette nuit , cela n’a pas été aussi bien que ce que j’aurais voulu. Avant cette nuit, je n’ai pas viré au bon moment, j’ai été un peu trop gourmand et du coup pour moi c’est un bilan mitigé ! La matinée aussi a été étonnante car je suis revenu et puis après je n’ai pas réussi a raccroché le bon wagon… Je n’ai pas été assez opportuniste mais c’est comme ca ! ».

Gwénolé Gahinet (Safran – Guy Cotten) :

« Cela a été intense depuis le départ, je n’étais pas très content de ma fin de nuit et de mon début de matinée, mais heureusement il y a eu ce nouveau départ donc c’est plutôt marrant. La partie avant de la flotte était « empétolée » au milieu de la petite baie de l’île de Wight, moi je suis arrivé après eux donc j’ai vu qu’ils n’avaient pas de vent. J’ai réussi à revenir, pendant deux heures j’ai du reprendre 3 ou 4 milles c’était assez drôle. Je n’ai dormi que deux fois dix minutes, donc ce n’est pas beaucoup mais je suis plutôt en forme. Le vent pour aller à Wolf Rock va nous permettre de dormir un peu je pense. Il reste 170 milles avant Wolf Rock, donc on devrait y être dans 24 h à peu près. L’île de Wight est vraiment magnifique avec ces falaises de granit blanc. »

Source

RivaCom

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