Les scolaires sur l’Europa Cup Laser

© Gilles Martin-Raget

« Régate en vue » avait affiché complet dimanche avec les adultes invités sur l’Europa Cup Laser. Même succès lundi, avec les scolaires.
Ça grouillait de tous les côtés lundi sur le stade nautique du Roucas Blanc. Au total une centaine de gamins, en attente d’embarquer au cœur des régates. Ils étaient venus de La Belle de Mai, La Blancarde, ou La Pomme. Et l’après midi, ceux de Val Plan (la Rose) prendront le relais, tous accueillis par l’Office de la Mer en partenariat avec l’YCPR sur l’Europa Cup Laser. « Avec Régate en vue , explique Philippe Palvini, chargé de mission de l’Office de la Mer, il ne s’agit pas seulement de faire une promenade en mer, mais d’apprendre sur place tous les rudiments qui vont leur faire aimer la voile ».

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Et c’est vrai que tout est prétexte à apprendre en s’amusant. Petit cours de géo à la simple lecture des nations inscrites sur les voiles des concurrents : « Pérou, capitale ? » lance l’instit. Réponse collective : « Lima ». Et dans le rang, un gamin plaisante : « et la capitale de Marseille, c’est le Vieux-Port ? »
Petite leçon de code de la mer, quand la navette chargée de les mener sur la course est bloquée devant la digue : « En mer les voiliers sont prioritaires », explique une accompagnatrice de l’Office.
Cours de langues aussi : les concurrents sont là tout autour de la navette en attente du départ. Les gamins essaient de communiquer « Comment on dit bonne chance, en Italien ? Et en Irlandais ? »
A l’avant du bateau, les CE2 La Blancarde sont assez partagés : moitié « Allez France », moitié « Forza Italia ». Le jeune Swan Bezile vient les saluer. Un peu plus loin, les Italiens se sont regroupés pour leur organiser une ola. Le CM2 Peyssonnel leur répond avec vigueur.
Sur le pont supérieur, Ines, elle, n’a pas résisté aux premiers tangages. Tous font « activité voile » mais « dans l’Optimist on n’est pas malade » commente un élève du CM1 La Pomme.
Le vent, en tout cas, n’est pas suffisant pour permettre d’assister à un départ de course. Mais leur bonheur, c’est Jean Pierre Dick qui va le leur offrir : le skipper et son équipe sont venus avec leur trimaran MOD 70 saluer les concurrents de l’Europa Cup Laser. Le géant des océans paraît encore plus grand au milieu des Lasers, et les gosses en restent quasiment muets. Mais déjà, il faut rentrer. Ines n’en est pas mécontente…

Trois questions au concurrent originaire du pays le plus lointain de la régate.

Agustin Vidal est Argentin. A 21 ans, il est venu participer à l’Europa Cup dans le cadre de sa préparation pour les J.O. de 2020.
Agustin, est-ce que vous connaissiez la France ?

Non, c’est la première fois que je viens en Europe et donc je découvre Marseille. La ville me plait beaucoup, les gens sont sympas et jusqu’à présent, la compétition s’est plutôt bien déroulée pour moi. Je ne savais pas trop où me situer en arrivant ici, mais la régate se passe bien. Et je reviendrais une prochaine fois avec plaisir. Jusqu’ici, les conditions de vent étaient assez légères mais la rade est très agréable. La vue est magnifique.


Combien de temps vous a-t-il fallu pour rejoindre Marseille ?

Je vis à Cordoba, dans le centre de l’Argentine. Dans un premier temps, j’ai du rejoindre Buenos-Aires. De là, je suis allé à Barcelone avec une escale à Palma de Majorque où j’ai participé à la quatrième étape de la coupe du monde de voile. Et puis je suis venu ici avant de me rendre jeudi à Hyères pour la dernière étape de la Sailing World Cup.


Et vous avez fait venir votre bateau aussi ?

J’ai la chance d’avoir un ami argentin qui vit ici ! Il m’a prêté son bateau pour ces trois rendez-vous européens.

Source

Coraline JONET

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Informations diverses

Mis à l'eau le: 15 avril 2014

Matossé sous: Laser, Séries Olympiques, Voile Légère

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