Kite + Lalou Roucayrol + Arkema = Canaries

Partis le 29 mars dernier du port de Caniçal à Madère, Lalou Roucayrol et son trimaran Arkema – Région Aquitaine sont arrivés à Las Palmas aux Canaries. Equipé d’ailes de kite surfs, il aura fallu 4 jours de mer au trimaran tracté pour parcourir les 300 milles nautiques entre les deux îles. Cette solution innovante, initiée par Yves Parlier, permet au skipper de tenir son planning : le chantier de remise en état et préparation du Multi50 Arkema – Région Aquitaine est lancé !

Entretien avec Lalou Roucayrol :

Retour sur le convoyage entre Madère et Las Palmas

Le samedi matin, les conditions étaient propices à un départ, avec un vent bien orienté au nord, nord-ouest. Il nous a fallu quelques heures pour installer le dispositif global et avons mis en place un petit mât avec une voile de cap pour bien équilibrer le bateau. Le bateau a navigué ainsi tracté par 3 ailes pendant 3 jours et demi, à environ 4 nœuds de moyenne. Le vent a ensuite basculé au sud-ouest et on dérivait à l’est. Nous avons donc décidé de nous arrêter à Gracioza le mardi 2 avril au soir. Pour arriver sur l’île, on s’est retrouvé au portant avec les vagues dans le bon sens, et avons fait quelques pointes à 10 nœuds ! On est reparti le jeudi matin, pour arriver à Las Palmas samedi.

Nous sommes contents d’être arrivés, mais surtout de cette manière-là. Arkema-Région Aquitaine continue à avoir sa vocation de bateau testeur et le projet continue dans la dynamique d’innovation. Sans oublier que ce convoyage était la manière d’amener le bateau rapidement et à moindres frais aux Canaries, mais il permet également à Yves Parlier et Beyond the Sea d’avancer dans leur projet. Je tiens à remercier le Royal Nautic Club de Las Palmas pour sa qualité d’accueil et sa disponibilité.

Le début du chantier d’Arkema – Région Aquitaine

Le lendemain de notre arrivée, les meuleuses étaient déjà de sortie. Outre les réparations post chavirage, nous procédons à une révision complète de l’intégralité des pièces et du bateau, puis aurons tout le gréement à remettre en place. Pour la nouvelle version du trimaran, nous avons beaucoup innové sur la bôme, qui sera un véritable prototype. Conjointement avec Arkema et les compétences de la plate-forme de recherche aquitaine Canoe, nous utilisons une nouvelle résine pour sa fabrication,. Nous embarquons donc la bôme n°1, que nous jugeons un peu lourde, pour faire quelques tests de résistance en vue de la fabrication de la bôme destinée à la Route du Rhum. 

Un nouveau convoyage

 Le fait est que tout ce gréement est en France, et qu’il faut maintenant l’acheminer jusqu’au Canaries. Nous avons décidé de prendre le moyen de transport que je préfère : la mer. J’embarque donc aujourd’hui, à bord de l’Etoile Magique (maxi catamaran de 25 mètres) pour amener le mât, la bôme et les voiles ! C’est la solution la moins chère, la plus rapide et la plus écologique. Romaric Neyhousser, l’architecte d’Arkema- Région Aquitaine, sera à mes côtés pendant la traversée. Nous comptons environ 5 jours de mer, et aurons du temps pour échanger sur les modifications. Pour l’instant, on tient les délais que l’on s’était fixés !

Source

Marie-Astrid Parendeau

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