Le duo MACIF vu par…

© Christophe Launay

François Gabart et Michel Desjoyeaux, le duo de MACIF détonne, beaucoup plus qu’il n’étonne. L’association de leur expérience, leurs compétences, et leur talent ne trompe personne. Au-delà de l’évidence, pour ceux et celles qui les suivent, les soutiennent, ou les croisent dans leur préparation pour la Transat Jacques Vabre, les atouts majeurs du binôme résident aussi ailleurs. Dans le respect mutuel, la complicité, ou encore cet inaltérable plaisir à s’engager ensemble au meilleur niveau de compétition qui les réunit à nouveau aujourd’hui.

Morceaux choisis….

Kito de Pavant, co-skipper de François sur sa première Transat Jacques Vabre en 2009 :

J’ai compris très tôt que François montait vite en grade. Sa première Transat Jacques Vabre à mes côtés, en 2007, il l’a passé derrière son ordinateur, il était routeur. En 2009, il est monté à bord, il était devenu routier ! Je garde le souvenir de très bons moments de mer avec lui. Il avait toujours les yeux qui brillaient, je sentais son bonheur d’être dans la course.

Alain Gautier, vainqueur du Vendée Globe, co-skipper de Michel Desjoyeaux sur sa première Transat Jacques Vabre en 1999 :

Pour reprendre une expression chère à Jean Maurel, ce duo, c’est “pas de blabla, il ne peut y avoir que du résultat” ! Il est redoutable. Michel a réalisé avec ses victoires sur le Vendée Globe, la Solitaire du Figaro, et sur les transats en multicoque, un grand chelem inédit en matière de navigation en solitaire. Avec François, ils vont être durs à battre, même si la partie n’est pas gagnée d’avance face une solide concurrence.

Jean-Yves Bernot, météorologue

:

Je connais Michel personnellement depuis longue date. Il a roulé, il a une expérience considérable. François semble parti sur la même voie de la maîtrise stratégique. Techniquement, ils sont excellents. L’une de leurs forces, ce gros respect qu’ils ont l’un envers l’autre, pourrait aussi porter le risque qu’ils se neutralisent mutuellement. Mais ce risque est écarté, puisque la prise de décision est extrêmement claire entre eux : une réflexion commune pour une décision finale de François.

Bernard Stamm, concurrent à bord de Cheminées Poujoulat :

J’ai toujours couru contre François, ou contre Michel. Tous les deux ont non seulement déjà beaucoup navigué ensemble, ils ont aussi mené le projet et travaillé sur la conception du bateau ensemble. Il est difficile de mettre plus de chances de leur côté. Ce sont les grands favoris. Quant à savoir s’ils forment le duo gagnant ? Cela, seule l’histoire de la course le sait, et c’est le classement final au Brésil qui l’écrira !

Jean-Pierre Dick, triple vainqueur de la Transat Jacques Vabre :

François et Michel ont déjà montré leur capacité à faire fonctionner leur duo de manière efficace. Cette transat, c’est la suite logique de la Barcelona World Race. Ils ont tous deux une parfaite maîtrise du solitaire. On peut compter sur eux pour tirer toute la quintessence du format double. 

Christian Le Pape, responsable du Pôle Finistère Course au Large :

La grande différence depuis la Barcelona World Race, c’est que François a mérité ses galons de capitaine. Il a gagné le Vendée Globe, il est presque à égalité avec Michel qui en a gagné deux. Ils partent forcément avec un capital confiance important. Ils ont déjà montré qu’ils avaient trouvé une manière de fonctionner très fluide. Leur génération de différence, et leur faculté à prendre chaque défi comme un nouveau jeu nourrissent cette complicité qui les réunit depuis plusieurs années déjà.

Catherine Antonetti, directrice de la communication du groupe MACIF :

Michel Desjoyeaux est le parrain du bateau, nous sommes fiers qu’il accompagne François sur cette Transat Jacques Vabre. Il occupe une place à part à ses côtés. On ne peut pas rêver mieux après le Vendée Globe, qui a levé beaucoup d’émotions, auprès de tous les collaborateurs, mais aussi de nombreux sociétaires. Pour un acteur de l’économie sociale, c’est une vraie réussite. Dans la perspective de la course qui représente un nouveau challenge pour l’ensemble du groupe, nous avons formé un groupe de quinze chroniqueurs. A travers leurs récits, les collaborateurs et délégués vont partager l’intensité de la course du duo MACIF, qui suscite déjà en interne tout l’engouement qu’il mérite.

Laure Jacolot, urgentiste, médecin intervenant au Pôle Finistère Course au Large :

Il n’y a pas de préparation miracle, ni de recette magique, mais l’un des secrets pour s’inscrire dans la dualité du duo, c’est d’abord de se connaître très bien soi-même afin de s’adapter au rythme de l’autre. Michel a une expérience considérable à la matière. Aujourd’hui, chacun a sa manière très personnelle de s’entraîner, de se conditionner physiquement pour ce type de compétition à mi-chemin entre le marathon et le sprint. Tous deux sont des athlètes de haut niveau. En période de récupération, de préparation ou dans l’effort, ils restent toujours à l’écoute de leur corps. C’est fondamental pour garder intacte cette envie et cette fraîcheur qui les caractérisent tous les deux.

Rémi Hurdiel, docteur en sciences du sport :

Je m’intéresse aux effets du manque de sommeil sur les performances, et j’interviens à ce titre au Pôle Finistère Course au Large. J’ai travaillé auprès de François tout au long de sa préparation du Vendée Globe. Sur cette transat, l’enjeu consiste à trouver un rythme de quarts qui tienne aussi compte du rythme de chacun. Une compétition en double, c’est un peu une vie de couple entre deux compétiteurs qui doivent faire les bons compromis et les concessions nécessaires. Mais à ce titre, François et Michel ont déjà l’expérience et les acquis d’un tiers de tour du monde disputé ensemble lors de la Barcelona World Race.

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