Douarnenez, le gène associatif

© Christophe Breschi / TeamWork

A cinq jours du départ, les pontons du Port Rhu sont plutôt calmes. Visiblement, les 84 Ministes sont, dans l’ensemble, prêts et seules quelques bricoles de dernière minute les occupent. Pour les bénévoles investis dans la préparation de l’événement, c’est aussi un moment de pause avant le point d’orgue final de ces quinze jours douarnenistes, dimanche 13 octobre.

Hier au soir, les bénévoles étaient réunis, à l’invitation de la Ville de Douarnenez, pour un pot de l’amitié en remerciement des services rendus à l’organisation de l’épreuve. Soit près de 200 personnes venues de différents horizons : membres des associations nautiques bien sûr, mais aussi d’autres mouvances, parfois en très lointaines relations avec le monde de la course au large.

Un modèle original

L’originalité du projet Douarnenez 2013 tient dans cette alchimie subtile entre une structure professionnelle réduite au strict nécessaire et l’investissement de nombreuses structures associatives. Douarnenez Courses, maître d’œuvre du projet, réunit ainsi les principales associations nautiques de Douarnenez, la Société des Régates de Douarnenez, DZ Voile, l’Atlantique Yacht Club et le Winch Club. Plusieurs acteurs majeurs du monde associatif complètent le dispositif comme Optimiste 29, la Fédération Maritime et le Festival Maritime de Douarnenez. C’est à partir de ce terreau que s’est construit le mouvement qui porté sur les fonds baptismaux cette édition 2013 de la Mini Transat. « C’est d’autant plus exemplaire que, mis à part l’expérience de 1991 qui datait quand même pas mal, nous sommes partis d’un concept de création d’événement» confirme Gwen Chapalain, délégué général de l’épreuve.

Une tradition maritime à conserver

Comme les fêtes maritimes, les Grands Prix Guyader ou le Mini Fastnet, l’organisation de la Mini Transat est aussi une manière de faire perdurer la culture maritime de Douarnenez qui fut l’un des ports sardiniers les plus actifs du début du 20e siècle. Tant le mouvement pour le patrimoine maritime que les grandes manifestations sportives ont permis de transmettre de génération en génération un savoir-faire ancestral, des marins d’hier à ceux d’aujourd’hui. C’est cette tradition maritime qui permet par exemple aujourd’hui à l’organisateur de disposer d’une flotte d’une cinquantaine de pilotes capable d’assumer le remorquage des 84 minis pour sortir du Port Rhu, dans un délai d’une heure, sans la moindre anicroche.

Faire beaucoup avec peu

Au bout du compte, c’est peut-être ici que réside le secret de Douarnenez Courses. Une forte mobilisation du tissu associatif, relayée par les collectivités territoriales et plusieurs partenaires privés, a forgé le socle d’une organisation qui a su mener à bien ce qui pouvait apparaître comme un challenge extrêmement relevé : succéder à La Rochelle, forte de ses dix ans d’expérience d’accueil de la Mini Transat. Enfin, autour du Port-Rhu, il flotte comme un air de légèreté : ici, ce qui anime avant tout les bénévoles de Douarnenez, c’est une véritable passion pour leur ville, l’envie de montrer que la tradition maritime de la cité est toujours bien vivante, de faire que les visiteurs se sentent un peu comme chez eux. Bien évidemment, l’écrin du Port-Rhu contribue largement à cette ambiance. Les bateaux regroupés à l’abri de la digue et de l’écluse du Port Rhu, les déambulations sur les quais et ce je ne sais quoi d’ambiance indéfinissable, tous ceci fait qu’on finit toujours par revenir un jour à Douarn’.

Source

Solene Rennuit

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Informations diverses

Mis à l'eau le: 8 octobre 2013

Matossé sous: Course au Large, Mini 6.50, Mini Transat

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