Charles Caudrelier, prêt à entrer en piste sur trois coques !

© Yvan Zedda/Gitana SA

Depuis début mars, Charles navigue quasiment cinq jours sur sept avec le Gitana Team dont le programme d’entraînement est particulièrement dense et passionnant. Aux côtés du skipper Sébastien Josse et de son équipe d’experts du multicoque, Charles est dans les starting-blocks pour le coup d’envoi des épreuves 2013, samedi sur le Tour de Belle-Ile.

En juin, la Route des Princes s’annonce comme l’un des grands challenges du début de saison avec le Gitana Team. Ce tour d’Europe, présenté mardi à Paris et réservé aux multicoques, se dispute entre Valence, Lisbonne, Dublin, Plymouth et la baie de Morlaix. Cette première édition se court sur un format proche de celui du MOD70 European Tour que Charles a remporté en 2012 avec Michel Desjoyeaux en tant que navigateur à bord de Foncia. Cette année, le Finistérien occupe ce même poste aux côtés de Sébastien Josse et approfondit sa connaissance des engins à trois coques : un monde très différent de celui du monocoque 60 pieds IMOCA et pourtant tellement complémentaire, nous confie-t-il.

Le multicoque, une arme pour le monocoque
“Les multicoques sont des bateaux très rapides qui comportent un risque de chavirage ce qui modifie profondément la façon de naviguer,” résume-t-il. “L’erreur se paie cher. La vitesse impose d’anticiper en permanence. Tu n’as pas le droit de te faire surprendre. Par exemple, tu peux gérer l’arrivée subite d’un grain en monocoque alors que cela peut vite devenir dangereux en multi,” explique celui qui vise le prochain Vendée Globe et cherche justement à repousser ses limites dans cet univers de la vitesse et de la légèreté. “C’est cette pression du multicoque qui m’intéresse et que je suis venu chercher en navigant avec Seb’ au sein du Gitana Team.”

Le multicoque, la connaissance de soi
“La vitesse sollicite énormément les marins, dans les manœuvres comme dans les prises de décisions. Tous les jours, j’apprends beaucoup sur la gestion de ce stress qu’il faut savoir utiliser. En effet, gagner en assurance signifie gagner en vitesse et c’est là qu’il faut savoir bien placer le curseur entre performance et prise de risques,” analyse-t-il avant d’ajouter. “Il est important de bien se connaître pour éviter l’excès de confiance qui peut t’amener à franchir la ligne rouge,” explique ce passionné qui admet avoir “de plus en plus d’admiration pour les skippers qui naviguent en solitaire sur ces bateaux !”

Le multicoque, l’école de pilotage
“Comme je l’ai souvent observé à bord de Safran (monocoque 60′) avec Marc Guillemot, je suis intimement convaincu que de savoir appréhender la vitesse en multicoque en équipage réduit est un atout lorsque l’on doit gérer un monocoque IMOCA,” poursuit-il. “Malgré les oscillations de la vitesse sur ces trimarans ultra légers, l’important est de trouver le bon réglage pour construire une vitesse moyenne efficace sur le long terme. C’est ce que fait très bien Michel (Desjoyeaux) qui m’a bluffé l’an dernier sur le tour d’Europe que nous avons gagné ensemble en MOD70. S’il a remporté deux fois le Vendée Globe n’oublions pas qu’il a aussi une très grande connaissance du multicoque et, à mes yeux, ces deux expertises sont très complémentaires.”

Un début de saison dense avec le Gitana Team :
L’écurie du Baron Benjamin de Rothschild dispose de deux trimarans : le Multi70 Edmond de Rothschild (Gitana XV) et le maxi-trimaran Gitana 11, un prototype de 77 pieds.

  • 4 mai : Tour de Belle-Ile à bord de Gitana 11
  • 9-12 mai : ArMen Race à bord d’Edmond de Rothschild (Gitana XV)
  • 7-30 juin : Route des Princes (Tour d’Europe) à bord d’Edmond de Rothschild (Gitana XV)
  • 8 août : Artemis Challenge à bord de Gitana 11
  • 11 août : Rolex Fastnet Race à bord de Gitana 11

Source

Maxcomm Media

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