Après l’effort, le réconfort !

Thomas Coville and the trimaran Sodebo during a sea trial between La Trinite Sur Mer to Brest.Sail number : 34LOA : 31 m 97Beam : 16 m 55Water draught : 2 m 50Mast : 35 mDisplacement : 12 TSail. copyright : Christophe Launay

© Christophe Launay / www.sealaunay.com

Thomas souffle un peu. Après une descente ventée du Sud de l’Espagne aux Canaries, une série d’empannages rapprochés cette nuit entre Gran Canaria et Fuerteventura, puis une baisse de régime dans le dévent des îles occidentales de l’archipel, Sodebo a retrouvé des conditions de navigation sereines dans l’après-midi. Le maxi-trimaran pointe désormais ses étraves vers le large, un bonheur pour le skipper qui retrouve avec plaisir la vie en mer sur ce bateau optimisé qu’il redécouvre une nouvelle fois.

‘’Même si c’est difficile de se forcer à aller vite tout de suite, dès qu’on quitte la terre, je me suis vite retrouvé dans mes meubles, j’ai même été plus agressif et plus mordant dans la brise qu’en septembre sur la Méditerranée (record en solo),” confie Thomas d’une voix claire et enthousiaste. ‘’Là, c’est agréable de faire de l’Ouest, de m’engager au large et de me dire que je vais encore traverser. Il nous reste une semaine de mer, une semaine de travail on pourrait dire mais c’est surtout du plaisir et une grande chance. Les conditions sont plus calmes. Il n’y a plus la tension nerveuse due à la vitesse, je peux me détendre et profiter du moment.’’

Nuit ‘caliente’ !

Comme prévu, négocier les îles des Canaries la nuit dernière n’a pas été une sinécure. ‘’J’ai enchaîné cinq empannages dans des conditions musclées avec 30 nœuds de vent, une grosse houle entre les îles et très peu de temps de récupération entre chaque manœuvre. On n’empanne pas avec Sodebo comme on le fait en Figaro (monocoque de 10m) !’’

Prochaine étape

Le marin se connaît. Il sait doser l’effort et récupérer, dès que la météo le permet. Ce matin, il a pu dormir, manger puis dormir à nouveau. Thomas se sent d’attaque pour la suite. ‘’Si on garde le bon tempo, le prochain tronçon devrait être assez rapide,” poursuit-il. ”On monte sur une route assez Nord avec des transitions et beaucoup de manœuvres. Cela me permet de tester toutes les voiles et d’engranger des milles sur un schéma qui n’est pas des plus simples. C’est une fenêtre météo difficile à réaliser mais motivante.’’

Son routeur Thierry Douillard complète, ‘’Thomas va rester environ 48 heures sur ce bord tribord avec une route Ouest-Nord Ouest pour aller empanner sous l’anticyclone des Açores avant de redescendre en gagnant dans l’Ouest. Sa trajectoire ressemblera un peu à celle de Francis (Joyon), même s’il y aura des variantes.’’

Une machine de dernière génération

Enfin, constater in situ les progrès de son bateau exalte le skipper : ‘’Sodebo a vraiment progressé au portant dans la brise. On marchait à des vitesses plus rapides qu’habituellement, souvent stabilisées à 30 nœuds, ce qui est plutôt de très bon augure. C’est ce qu’on vient chercher sur cette traversée. Voir ce que les évolutions de l’hiver dernier donnent grandeur nature en solitaire à l’échelle d’une transat pour s’élancer l’hiver prochain autour du monde. Cela fait vraiment plaisir pour toutes les personnes qui ont travaillé afin d’atteindre ce résultat.’’

Avec une trajectoire plus Nord que celle de Francis au même moment, Thomas gagne moins sur la route directe. L’écart dépasse les 150 milles même si les vitesses instantanées à 18 heures (HF) sont les mêmes entre Sodebo et Idec : 24,5 nœuds.

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