Une respiration avant la suite

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C’est avec un vent de secteur Nord Est bien établi depuis ce matin du huitième jour de mer que le Maxi Banque Populaire V en termine avec le contournement de l’anticyclone de Sainte-Hélène et en profite pour commencer à incurver sa route pour gagner les portes du Grand Sud. A à peine moins de 600 milles des côtes brésiliennes, Loïck Peyron et ses hommes mettent à profit une journée plus calme pour faire le tour du propriétaire… un dernier check avant que les conditions ne le permettent plus.

Loïck Peyron l’annonçait hier à l’occasion de la vacation, cette journée de mercredi serait placée sous le signe de l’accalmie. En la matière, le skipper du Maxi Banque Populaire V semble avoir une vision du calme bien à lui. En effet, avec une vitesse jouant toujours plus ou moins autour des 30 nœuds, des pointes enregistrées à 43 ou 45 nœuds et un flux de secteur Nord Est bien installé, les choses se passent plutôt bien pour l’équipage du trimaran géant. Il n’en demeure pas moins que les conditions offrent effectivement un répit temporaire, et qu’à bord on se plait à en tirer parti pour le repos ou pour se rassurer sur la bonne forme de la machine. Spécialistes du composite, du gréement, de l’escalade et de l’exploration des moindres recoins du bateau s’expriment aujourd’hui à loisir : ” On va un peu moins vite aujourd’hui. Le vent va mollir dans l’après-midi. Nous nous sommes donc lancés dans les grandes manœuvres de check du bateau depuis ce matin. On profite un peu du seul moment où le vent va être faible dans les semaines à venir. Florent Chastel va vérifier l’extérieur du mât, Kevin Escoffier l’intérieur et Pierre-Yves Moreau étudie actuellement la structure des flotteurs. Pour l’instant, il n’y a rien à déclarer “.

Tous là pour le Sud !

Objet de convoitise des marins qui ont fait de la planète leur terrain de jeu, le Grand Sud ne va donc pas tarder à laisser aux hommes du Maxi Banque Populaire V, l’opportunité de goûter à ses premières saveurs. Pour certains, ce sera alors l’instant magique d’une première rencontre, de celle qu’on n’oublie pas. Pour d’autres, à l’image de Loïck Peyron, il s’agira de retrouvailles avec un monde occupé l’hiver dernier lors de la Barcelona World Race. Pour tous, le changement de rythme, de température, d’ambiance, d’atmosphère et de conditions plantera un décor unique. Focalisés sur ce nouveau chapitre, les marins de la Banque de la Voile savent que pour les jours à venir, c’est encore une fois une météo presque taillée sur mesure qui leur ouvre les bras. Pas d’inquiétude donc, mais bel et bien l’envie d’y être : ” Le Sud a cet intérêt d’être un peu viril et on est tous là pour ça. Les phases de transition que sont la descente et la remontée de l’Atlantique, sont surtout là pour s’y préparer. Dans le Sud, on ne va pas forcément accélérer, en revanche, les éléments vont devenir plus durs. Paradoxalement, la température va descendre et l’émotion va augmenter. Il faut s’attendre à avoir froid ! ”

Un œil sur le compteur

En attendant, au-delà de la perspective d’aller se frotter aux éléments en ce qu’ils ont de plus authentiques, le Team Banque Populaire poursuit sa course contre le temps et contre le tableau de marche de Groupama 3 avec un succès certain. Avec plus de 300 milles d’avance sur cet adversaire, l’heure est plutôt à l’optimisme. A bord, c’est finalement avec une belle sérénité que l’on s’accommode de cette présence virtuelle et pourtant bien réelle. Loïck Peyron et ses comparses jouent certes la montre, mais se focalisent sur un long terme qui tient essentiellement au parfait état général du bateau… et à la météo : ” On reçoit toutes les heures nos propres positions et celles de Franck Cammas et ses hommes il y a deux ans en référence. Visuellement, nous savons constamment où ils en étaient au même moment. Mais notre principale préoccupation est la fiabilité de notre machine “.

Le record en chiffres

Record à battre

Pour devenir nouveau détenteur du record, le Maxi Banque Populaire V devra être de retour au plus tard lundi 9 janvier 2012 à 17h 15min et 34s (heure de Paris).

Temps de référence

Groupama 3 (Franck Cammas) : 48 jours 7 heures 44 minutes 52 secondes

Avance/Retard à 16h00

1013,1 milles d’avance par rapport au temps de référence

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Mille & une vagues

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