105 Solitaires au départ

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La TRANSLEMANIQUE EN SOLITAIRE, seconde course lémanique plus importante après le Bol d’Or, réunira comme à son habitude une grosse centaine de navigateurs chevronnés. Sur un parcours relativement long, les conditions changeantes du Léman exigeront des solitaires résistance physique et concentration de tout instant. Une préparation soignée demeure essentielle pour aborder dans de bonnes conditions cette compétition exigeante, qui emmènera les concurrents au large de Lutry avant de revenir à la Société Nautique de Genève, via Saint-Prex.

La « Translém », comme se plaisent à l’appeler les initiés, approche grandement la quarantaine. Maturité et pleine vigueur caractérise cette importante course lémanique qui affiche complet à chacune de ses éditions. Il faut dire que l’engouement pour les sports challenging vont bon train. Les navigateurs qui rêvent de se mesurer seuls à la barre, tout en gérant les manœuvres, la stratégie de course et les autres paramètres de course sont de plus en plus nombreux. Et puis il y a les habitués, ceux qui ne démordent pas de venir s’aligner pour régater avec les copains. La participation est limitée à une grosse centaine de participants, principalement pour des questions de sécurité.

Cette année voit arriver de nouveaux bateaux sur l’épreuve. Les nouveaux Archambault 40, voiliers croisière ou régate rapide, sont entièrement tournés vers la performance. Attendu parmi les favoris, le nouveau Luthi F10 sait également faire parler de lui. Le voilier de 10 mètres « tout carbone » a vu le jour récemment au chantier naval de Crans-près-Céligny. Dessiné par l’équipe de Michel Desjoyeaux, il a déjà remporté d’excellents résultats sur les plans d’eau lémaniques. Toute aussi suivie sera la performance du skipper à bord du Psaros 33. Autre voilier de 10 mètres suisse, ce « Toucan » d’un nouveau genre dessiné par Sébastien Schmidt devrait venir donner du fil à retordre aux séries classiques. Toujours aussi bien fréquentées, les classes des Surprises, Grands-Surprises et Toucans s’afficheront en nombre.

Au classement compensé, chaque marin aura sa carte à jouer. Quelques heures de pures sensations où l’on ne peut compter que sur soi-même pour faire glisser son voilier. Trouver la trajectoire juste pour bénéficier des meilleures conditions de vent, jongler entre la gestion des manœuvres et de sa propre personne, chaque paramètre pimente la performance sportive. Des réglages de voiles à l’alimentation, aucun détail n’est à négliger pour gérer au mieux sa fatigue et sa concentration. La Translémanique demande de la résistance physique et mentale, tout particulièrement lorsqu’elle se poursuit au-delà de la tombée de la nuit. La préparation du bateau sera méticuleuse, tout comme celle du skipper d’ailleurs. Il faut dire que la course réserve toujours quelques surprises, voir parfois même quelques contrariétés. Mais c’est précisément cela que viennent chercher les participants.

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