Volvo Ocean Race
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  • Mark Turner, l’une des figures les plus respectées du monde de la voile, a été nommé directeur de la Volvo Ocean Race, après 23 ans à la tête de l’entreprise internationale de sports et marketing OC Sport.

    Le Britannique, qui a participé en tant que navigateur à des compétitions de premier plan et qui a dirigé l’équipage Dongfeng Race Team lors de l’édition 2014-2015, succèdera Knut Frostad à partir du 7 juin prochain.

    Mark Turner, 48 ans, a ainsi déclaré :

    « Après avoir fait évoluer OC Sport dans tellement de domaines différents pendant toutes ces années, c’était probablement la seule mission en lien avec la navigation qui était capable de m’attirer. »

     

    « C’est une grande responsabilité pour moi de prendre la relève de Knut Frostad, qui a tellement contribué à faire de cette course l’un des événements sportifs les plus importants et parmi les plus rentables. »

     

    « S’agissant de la course ayant le plus grand retentissement en termes de médias et d’affaires, dont l’histoire fascinante remonte à 1973, ma responsabilité est énorme envers les nombreux actionnaires, Volvo, l’autre équipe et les partenaires de l’événement, mais également envers le monde de la navigation en général. »

     

    « Je souhaite bien sûr apporter de la valeur et une vision au travail de l’excellente équipe en place à Alicante, et inspirer et attirer à l’avenir encore plus de public, de navigateurs et de sponsors. »

    Henry Stenson, président du conseil d’administration de la Volvo Ocean Race s’est déclaré ravi de cette nomination.

    « Cela a été un processus long et complexe, mais j’ai l’assurance que Mark est la personne indiquée pour relever ce défi de taille, » a-t-il déclaré.

     

    « Nous avons besoin de quelqu’un ayant de l’expérience, de la détermination et une vision, afin de porter cet événement au niveau supérieur après l’excellent travail réalisé par Knut. Or Mark possède toutes ces qualités. Pas de doute, l’avenir sous sa houlette s’annonce très prometteur. »

    Mark Turner a participé à de nombreux événements sportifs de première importance, dont le Transat Jacques Vabre et le Mini Transat. Mais c’est en dirigeant la course de la britannique Ellen MacArthur, arrivée à la deuxième place lors du Vendée Globe 2001, qu’il s’est vraiment fait un nom dans le monde du sport.

    Il l’a ensuite également aidée à battre le record du monde de circumnavigation en solitaire en 2005, faisant parvenir ce sport à un public plus large, tant au Royaume-Uni, dont tous deux sont originaires, que dans le reste du monde.

    Puis Mark Turner a poursuivi sur sa lancée avec l’organisation des Extreme Sailing Series ainsi que d’autres nombreux grands événements de sport d’aventure.

    Il a ajouté :

    « Mon aventure personnelle aux côtés d’OC Sport touche à sa fin, mais j’ai l’assurance que les succès continueront et que l’esprit demeurera le même grâce à la formidable équipe que je laisse derrière moi. »

     

    « Cela a été pour moi un honneur de travailler avec autant de personnes talentueuses et motivées pendant toutes ces années, et d’avoir réussi à utiliser les plateformes sportives que nous avons créées pour inspirer des gens de tous horizons. »

     

    « OC Sport m’a permis de défier les normes et d’innover dans de nombreux domaines et je suis sûr qu’elle continuera à déployer tous ses efforts dans ce sens. »

    Mark Turner, qui est aussi passionné de vélo et de ski, prendra quelques congés avant d’assumer ses nouvelles responsabilités à la tête de la course, en vue de la 13e édition 2017-2018 qui débutera en octobre prochain.

    Petite biographie

    • Né en 1967, à Isle of Wight, Angleterre
    • 1985-90 – Lieutenant, officier de marine, Royal Navy
    • 1989-90 – Participant à la course à la voile Whitbread Round the World à bord du British Defender
    • 1989-92 – Directeur général et directeur commercial, Winning Winches
    • 1992-98 – Directeur général, Spinlock
    • 1993-2016 – Président exécutif OC Sport Juin
    • 2016 – Directeur, Volvo Ocean Race

    • Mark Turner, nouveau directeur de la Volvo Ocean Race •

  • Knut Frostad quitte la direction de la Volvo Ocean Race

    12 septembre 2015 • Course au Large, Volvo Ocean Race • Vues: 977

  • Dongfeng – le Film !

    12 août 2015 • 2014-15, Course au Large, Divers, Multimedia, Vidéo, Volvo Ocean Race • Vues: 1195

  • La FFVoile fière du vivier de régatiers français

    18 juillet 2015 • FFVoile, Voile Légère • Vues: 765

  • Une expérience inoubliable !

    2 juillet 2015 • 2014-15, Course au Large, Divers, Multimedia, Vidéo, Volvo Ocean Race • Vues: 1338

  • Après 12 mois sur le bateau chinois Dongfeng engagé dans la Volvo Ocean Race et un joli podium ( 3e place), Eric Peron ne va pas avoir beaucoup le temps de défaire ses sacs. Transat Jacques Vabre et Vendée Globe sont en ligne de mire.

    1er juillet 2015, en pays bigouden, à Plonéour-Lanvern exactement, Eric Peron est rentré chez lui après un an à bourlinguer sur tous les océans du monde. Le roulement des vagues sur la plage de la Torche – spot de surf à une encablure de chez lui – et quelques bêlements de son troupeau de moutons d’Ouessant, signifient qu’il est bien à la maison, la verdure en contrechamps. Une escale nécessaire pour se ressourcer quelques jours avant de rembarquer pour d’autres challenges. Mais la Volvo Ocean Race est toujours là, bien présente, pernicieuse même : on ne quitte pas une telle aventure comme ça ! Feedback :

    Eric Peron a été le dernier sélectionné sur Dongfeng, recruté en mai 2015 alors qu’il débarquait tout juste de la Transat Ag2r sur Generali avec Nicolas Lunven.

    Eric Peron :

    « … j’ai été très flatté d’être appelé pour faire la Volvo. Avec le Vendée Globe, ce sont les deux épreuves que tout marin rêve de faire. En plus, j’entrais dans une équipe super pro… ».

    Destination Cape Town

    Officialisé fin juin 2014, après 3 mois d’intenses entraînements, Eric ne prendra le départ de la course que le 16 Octobre 2014 d’Alicante (ESP), direction Cape Town (A du S). Une première étape semée d’embuches où l’équipage sino-suédo-français va faire parler la poudre.

    Eric Peron :

    « … On est pas mal parti, mais nous avons cassé le gouvernail près des Iles Canaries. Après, nous n’avons pas obligatoirement choisi le meilleur endroit pour passer l’équateur. Nous avons accusé jusqu’à plus de 160 milles de retard sur le premier. Mais une petite semaine après, on se bagarrait à nouveau pour la première place. Nous terminons 2e à 12 minutes d’Abu Dhabi !… ».

    Océan Indien. La découverte

    La deuxième étape envoyait les bateaux à Abu Dhabi, avec le passage du Cap de Bonne Espérance et la remontée dans l’ocean Indien le long de la zone d’exclusion due aux pirates.

    Eric Peron :

    « … Cette partie du globe était une totale découverte pour moi ; comme de se retrouver bord à bord quasi tout le temps avec nos concurrents : on se serait cru en France dans la série Figaro. Nous avons encore été pénalisés dans cette étape avec le rail du mât supportant la grand voile qui s’est arraché. Et puis une fin de course très animée. Nous repassons en tête dans le détroit d’Ormuz mais on se fait coiffer sur la ligne d’arrivée par Team Brunel pour 16 petites minutes. Au général, nous sommes trois premiers ex aequo avec Abu Dhabi et Team Brunel. On nous aurait vendu cela au départ d’Alicante, je crois que nous aurions tout de suite acheté… ».

    Empire du Milieu. Sur le toit du monde

    Gonflés à bloc par ce classement inattendu, l’équipage de Dongfeng va sortir ses griffes sur cette 3e étape entre Abu Dhabi et Sanya, leur port d’attache en Chine !

    Eric Peron :

    « … Cette étape nous faisait peur à tous. Le détroit d’Ormuz, la navigation dans des météos compliquées (bordure de mousson le long de l’Inde et du Sri Lanka), la traversée du détroit de Malaka, passage maritime le plus fréquenté de la planète… Nous y arriverons en tête avec une bonne avance, mais allons aussi voir nos concurrents fondre sur nous en arrondissant la Thaïlande. Heureusement, nous avons redémarré à temps pour gagner cette étape « à la maison » et du coup prendre la tête du classement général ! Charles Caudrelier notre skipper ira alors jusqu’à déclarer que nos ambitions n’avaient plus de limites… ».

    En mode Downunder

    Véritablement boosté par ce nouvel éclat, Dongfeng va gagner la régate In-Port et sortir en tête du parcours en baie de l’étape entre Sanya et Auckland (NZ).

    Eric Peron :

    « … C’est sûr, on a pris un réel avantage psychologique sur nos adversaires qui ne nous attendaient pas là. Mais notre équipe à terre nous a rappelé à l’ordre. Nous ne sommes même pas à mi-course ! Bien leur en a pris, car quelques jours plus tard, nous pointions en queue de peloton avec pas loin de 100 milles de retard : une nouvelle avarie de mât et un manque d’audace en stratégie de navigation. Dans le détroit de Luçon, nous avons choisi de marquer nos plus proches adversaires en restant au sud alors qu’il y avait un coup à jouer au nord. On a pris cher. Mais on s’est arraché et on est revenu. Jusqu’à terminer 3e de l’étape à quelques minutes du premier. Paradoxalement, c’est notre plus mauvaise place d’étape. Et on reste co-leader du général à Auckland !… ».

    Le Horn n’a pas voulu !

    Etape mythique de tous les tours du monde, elle l’était pour Eric et l’équipage de Dongfeng. Seuls 3 équipiers avaient déjà arrondi la pointe de l’Amérique Latine. La tension était donc bien présente.

    Eric Peron :

    « … on a d’abord commencé par partir avec 3 jours de retard à cause du cyclone Pam. Et on savait que derrière il y aurait de la mer. Mais on a bien géré et avons souvent été en tête. Puis, quand il s’est agit de descendre dans le grand sud à la limite des glaces, on a navigué « safe », pour ne pas casser. Mais le Horn s’est refusé à nous. La tête de mât s’est brisée à 250 milles de la Terre de Feu. On a mis du temps à accepter d’abandonner cette étape, mais avons du nous rendre à l’évidence qu’avec un gréement de fortune, c’était très dangereux et nous n’étions pas sur d’arriver à temps à Itajaí au Brésil pour remâter et prendre le départ de la prochaine étape… ».

    Alors s’est enchainé une mobilisation hors normes pour envoyer un équipage de convoyage et ramener Dongfeng d’Ushuaia à Itajaí, organiser la logistique aéronautique et routière pour faire venir au Brésil un mât neuf de Dubaï via Amsterdam, tout remettre en place et être prêt pour les régates en baie d’Itajaí.

    Eric Peron :

    « … Et ça l’a fait. J’étais en prise directe puisque je n’ai pas quitté le Brésil pendant cet incroyable scénario… Et nous étions toujours 2e au général… ».

    Victoire chez l’oncle Sam

    Indéniablement, la frustration était de mise dans l’équipe Dongfeng, après le « film » du mât cassé.

    Eric Peron :

    « … c’est sûr, au départ d’Itajaí, on avait une énorme envie de revanche. Comme toutes les étapes, il y avait des difficultés à surmonter. Là, c’était à nouveau le passage de l’équateur et la zone intertropicale de convergence. Aussi, on a finit par s’habituer à naviguer à vue de nos concurrents. Une fois encore, le sort ne nous a pas épargné avec la panne du dessalinisateur, la machine à fabriquer de l’eau douce, indispensable au bon fonctionnement des hommes à bord… L’escale obligatoire se profilait, car sans eau, impossible de manger (nourriture lyophilisée) et boire ; plus une pénalité de 12 heures. Mais avec Kevin Escoffier, on a réussi à réparer et s’accrocher à la course. Cette étape a certainement été l’une des plus stressantes. A quelques milles de l’arrivée sur Newport, on bataillait ferme avec Abu Dhabi. On était en tête mais il a réussi à repasser devant pendant quelques instants. Au final, on le bat de 3 minutes !… « .

    Un scénario idéal pour Dongfeng qui, sortant d’une étape avortée au Cap Horn, revenait au top en claquant la manche et en conservant sa place de 2e au général.

    Autoroute Atlantique

    Parcours bien connu des navigateurs de l’hexagone et utilisé en juin 2014 en fin de sélection d’équipage, Dongfeng y partait confiant. D’autant que le jeu était très ouvert et laissait augurer d’une possible reconquête de la première place au général.

    Eric Peron :

    « … Etape particulière pour moi car… je n’étais pas à bord. Ayant senti les petits bobos s’accumuler et aussi un léger manque d’influx nerveux, comme beaucoup d’autres avant moi, j’ai demandé à ne pas faire partie de la feuille de match… ».

    A 10 milles de Lisbonne, Dongfeng était en tête. Quelques heures plus tard, dans du vent très léger, les cartes étaient redistribuées. Le voilier chinois termine 4e après une petite erreur sur la ligne d’arrivée et prend un point de pénalité pour non respect d’un point de règlement (comme deux autres concurrents).

    Trafalgar

    De retour à Lisbonne pour les deux dernières étapes, Eric Peron est à bloc. Le court trajet entre Portugal et France s’annonce très ardu, avec vents erratiques au départ et tempête au Cap Finisterre.

    Eric Peron :

    « … Les petites erreurs de la traversée de l’Atlantique sont bien évidemment présentes, mais l’équipage a les yeux tournés sur Lorient. Tout est encore jouable. Nous sommes 2e ex-aequo avec Team Brunel. On a faim !… ».

    A l’entrée du Golfe de Gascogne, la flotte est groupée mais deux options se dessinent : un groupe part à terre le long des côtes ibériques et un autre au large, avec un vent très fort dans le nez. Dongfeng reste scotché sous un nuage et ne redémarre que très tard. Les dés sont jetés. Dongfeng n’arrivera jamais à rattraper la tête de flotte et accroche la lanterne rouge : du jamais vu en course depuis de départ de la Volvo.

    Eric Peron :

    « … On a assez vite compris que ce serait très difficile de revenir, alors on s’est mis en mode dernière étape, viser la fin de course pour garder la pêche… ».

    Malgré ce résultat décevant à Lorient, Dongfeng reste sur le podium à la 3e place. La dernière étape entre Lorient et Göteborg va être celle de tous les dangers.

    Haute tension

    Si le VO65 Abu Dhabi Ocean Racing a course gagnée au départ de Lorient (il doit quand même terminer l’étape), Dongfeng est sous pression.

    Eric Peron :

    « … On part de chez nous avec un peu de pression car si nous pouvons encore gagner une place et terminer 2e, nous pouvons aussi faire 5e ! Pas à l’image de tout ce que nous avons fait depuis le départ. Le parcours côtier en Manche et Mer du Nord est plein de pièges, avec beaucoup de zones d’exclusion. Nous naviguons aux avants postes, mais le vent tombe sur l’arrivée à Göteborg. Nous accrochons une 4e place mais surtout nous restons sur le podium, 3e aux termes de ce marathon de 39 000 milles (72 000 km)… ».

    Clap de fin – Nouvelles aventures

    Sans aucun doute, les Dongfeng boys, dont Eric Peron, auront écrit une des plus belles pages de cette édition et de la Volvo Ocean Race. Partis pour former les Chinois à la course au large, ils ont longtemps disputé la place de leader.

    Eric Peron :

    « … sans aucun doute, nous ne nous attendions pas à jouer les premiers rôles. Ça, ça a été super cool. Mais surtout, on a vécu une aventure humaine incroyable, l’émotion était au rendez-vous. Je resigne tout de suite pour une prochaine édition. Mais pour l’heure, je me reconcentre sur mes prochains défis. Dans quelques jours, je vais participer au Tour de France à la Voile avec mon ami Aurélien Ducroz. J’ai aussi une transat au programme, entraînement pour le Vendée Globe… ».

    Classement Général Volvo Ocean Race 2014/2015

    1. Abu Dhabi Ocean Racing / Ian Walker / 24 points
    2. Team Brunel / Bouwe Bekking / 29 points
    3. Dongfeng Race Team / Charles Caudrelier / 33 points
    4. Mapfre / Iker Martinez / 34 points
    5. Team Alvimedica / Charlie Enright / 34 points
    6. Team SCA / Sam Davies / 51 points
    7. 7e Team Vestas Wind / Chris Nicholson / 60 points

    Classement étapes Dongfeng

    Leg 1 2e / Leg 2 2e / Leg 3 1er / Leg 4 3e / Leg 5 ABD / Leg 6 1er / Leg 7 4e / Leg 8 7e / Leg 9 4e

    Tour de France à la Voile

    Du 3 au 26 juillet 2015, de Dunkerque à Nice
    Eric Peron à bord de www.lafrancedunordausud.fr les 6 et 7 juillet à Fécamp

    • Retours et détours sur un Tour du Monde •

  • Clap de fin sur la Volvo Ocean Race 2014-15

    28 juin 2015 • 2014-15, Course au Large, Volvo Ocean Race • Vues: 1637

  • Volvo Ocean Race – Göteborg – In-Port Race

    27 juin 2015 • • Vues: 0

  • Bruno Dubois a consacré près de deux années au projet Dongfeng Race Team. Directeur de l’équipe, le Canadien savoure cette troisième place sur la Volvo Ocean Race et revient, à chaud sur ces neuf mois de course.

    Quel est ton sentiment quelques minutes après l’arrivée ?

    Le seul objectif, c’était d’assurer le podium, de rester avec MAPFRE. De ne pas avoir un bateau entre MAPFRE et nous. C’est pour ça qu’on est resté avec eux tout le temps. Le seul moment où on s’est relâchés, c’était quand on s’est dit qu’Abu Dhabi était tellement loin, que ça allait.
    Il faut remettre les choses en perspective. On était des challengers, très challengers, même. La première étape, les gens ne pensaient même pas qu’on allait y arriver. Nous avons réussi à mettre une équipe sur pied, avec des Chinois, on a fait naviguer 4 Chinois, on a gagné deux étapes, on est sur le podium (général) depuis Alicante et puis on a fait 6 podiums d’étapes sur les 10 manches. Ca, ça me fait plaisir. Les équipiers Chinois, c’est un handicap en bras mais surtout en connaissance offshore. Ca faisait bcp de travail. Il a fallu former des Chinois qui n’avaient jamais passé une nuit en mer. Ils n’avaient jamais fait ça.

    Un nouveau projet Volvo pour les Chinois ?

    J’espère pour Dongfeng.

    Un bateau français dans une prochaine Volvo?

    J’aimerais ça, j’adorerais parce que c’est quand même ma culture. Mais il faut pas mal d’argent pour faire les choses bien. Je ne sais pas si on a ça en France pour le moment
    Mais l’international, j’aime ça aussi. Parce que j’aime bien le mix de culture et ce qu’on a apporté aux Chinois… Je suis content d’avoir fait ça.

    Le pire moment ?

    L’arrivée à Lisbonne. J’en tremblais, j’avais froid. Je me suis trouvé au milieu de la nuit à voir MAPFRE et Brunel s’en aller, avec notre bateau immobilisé au milieu de la rivière. Un moment horrible de la course.

    Le meilleur ?

    L’arrivée à Sanya et aujourd’hui. Et à Newport aussi. Ces deux victoires, c’était extraordinaire. Je suis content du travail bien fait. Le fait d’être sur le podium montre qu’on a monté un projet sérieux. La course en monotype, ça met les gens à égalité, avec des bateaux identiques. Ce sont les bons marins qui s’en sortent, pas parce qu’ils ont le bateau le plus rapide.

    Avez-vous bénéficié d’assez de moyens?

    Oui, même si on en veut toujours plus mais on a eu les moyens dont on avait besoin. Idéalement, j’aimerais avoir une plus grande structure autour de l’équipage. Je me rends compte à quel point c’est important. Les dernières étapes sont vraiment très, très dures. A partir de Newport, les gens sont fatigués, ils ont besoin d’une structure pour les aider en navigation, en préparation mentale, physique, en tout.
    Ca, on ne l’a pas fait et je le regrette. Je le ferai la prochaine fois. La course, c’est un marathon, il faut pouvoir tenir. C’est ça qui fait la Volvo, sinon ce serait la coupe de l’America.

    • On a monté un projet sérieux ! •

  • Charles Caudrelier est fier du travail accompli par son équipage durant ces neuf mois de course.

    « Ca a été très difficile pour nous d’imaginer quitter le podium. On était stressé, particulièrement moi. On a bien navigué, on a gardé cette place. Nous sommes très contents et très fiers.

     

    Pour être honnête, je ne savais pas si je pouvais réellement tenir ce rôle, donc je suis content de l’avoir fait, d’avoir été jusqu’au bout. Je suis satisfait aussi d’avoir réussi à garder une bonne cohésion dans l’équipe, d’avoir maintenu le bon esprit même avec les Chinois. On les a aidés, ils ont beaucoup appris. Nous sommes tous des marins maintenant. Je suis fier de ça. Un an et six mois plus tôt, ils n’avaient jamais navigué au large. La meilleure chose que l’on ait faire, c’est de gagner en Chine. Tout le monde en a parlé. Tous les jeunes chinois qui veulent faire comme Léo, Black ou Horace, ca va les inspirer. J’espère vraiment dans quelques années voir un Chinois assis ici à ma place.

     

    J’ai fait six solitaire du figaro et souvent tu finis comme ça, comme aujourd’hui dans les derniers bords. C’est toujours difficile de perdre ou gagner une place dans ces conditions un peu perturbées. Quand tu fais une erreur, tu l’acceptes comme à Lisbonne mais là, c’est plus difficile à accepter, donc j’étais un peu déçu au ponton. On fait de la course au large, pas de l’inshore ou les jeux olympiques. Gagner le premier in shore et gagner aussi en Chine. Et puis gagner à Newport après le démâtage. Ce sont des moments marquants. Et le Cap Horn qui du coup a été une réelle aventure pour nous. »

    • Je suis content d’avoir été jusqu’au bout •