Thomas Coville
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  • Pour Thomas Coville et toute son équipe, la tentative de record autour du monde est bien au cœur de cette rentrée. En effet, dès le 15 octobre, Thomas Coville se mettra en stand by pour une cinquième tentative de record autour du monde en solitaire avec ce rêve qui ne le quitte pas : devenir le solitaire le plus rapide autour du monde à la voile.

    L’objectif du skipper de Sodebo Ultim’: passer sous la barre des 57 jours et faire tomber le record que Francis Joyon détient depuis 2008.

    D’ici là, la préparation technique, physique et mentale va aller en s’intensifiant chaque jour pendant les six prochaines semaines.

    Cet été, Sodebo Ultim’ a été optimisé et mis à l’eau aujourd’hui en configuration tour du monde. La formule 1 des mers ressort du hangar avec une meilleure ergonomie pour plus de performances et d’endurance.

    Plus de détails avec Thomas Coville qui raconte …

    Un cockpit couvert et optimisations

    « Nous avons fermé la circulation d’air qui rentrait dans le cockpit et influençait sur ma récupération. Grâce à une paroi en textile qui fait office de véranda, je serai davantage protégé du vent, des embruns et du froid. La structure que nous avons mise au point a l’avantage d’être très légère. Pendant le record, je vais passer beaucoup de temps dans cet espace tant pour les manœuvres, la veille et aussi le repos.

    Sodebo Ultim’ est plus léger que sur The Transat. En effet, le moteur de propulsion sera retiré à Brest et c’est un gain non négligeable de plus de 300 kilos.

    Il y a eu un gros boulot sur le système de réglage des foils qui est désormais hydraulique. Le réglage avec des bouts reste en place et sert de back up.
    Pour tous les systèmes de réglages, que ce soit électronique ou hydraulique, nous avons tout doublé de façon à ne jamais être pris au dépourvu pendant le record. C’est comme quand tu prépares une fusée pour aller dans l’espace, en cas de défaillance il faut un plan B voire un plan C. »

    Un pédalier pour faire marcher les jambes

    « L’idée est de pouvoir changer de groupe musculaire pour utiliser les jambes un peu plus même si l’effort dure 15% de plus en temps par rapport aux bras. C’est important de faire travailler les jambes pour mieux gérer l’effort à long terme et aussi me préserver. La différence n’est pas si énorme puisque pour hisser le gennaker cela me prend 15 minutes avec les jambes contre 12 avec les bras. »

    Un programme de rentrée studieux

    « Cette semaine, il s’agira de valider les systèmes qui ont été mis en place sur ce chantier et de remettre Sodebo Ultim’ en configuration pour attaquer les entraînements.

    La semaine prochaine, nous allons affiner les réglages et commencer les essais de nos trois voiles d’avant neuves. Ensuite, nous allons instrumentaliser le bateau et régler les capteurs qui pendant le record, permettront de transmettre les données à terre à la cellule routage. Fin septembre, j’ai prévu de partir plus de 24 heures en conditions réelles de navigation. La semaine avant le stand by sera consacrée à l’avitaillement. Parallèlement à cela, je suis mon programme de préparation physique pour être au top. J’ai hâte d’y être !»

    • Sodebo Ultim’ en préparation avant le prochain tour du monde •

  • Les regards déjà tournés vers 2017

    22 juin 2016 • Record SNSM, Records • Vues: 1303

  • Une pluie d’arrivées sous des trombes d’eau

    21 juin 2016 • Record SNSM, Records • Vues: 1155

  • Le skipper de Sodebo Ultim’ s’était élancé de New York le 6 juin dernier à 23h11 (heure française) avec l’objectif premier de tenter de reprendre le record de la Traversée de l’Atlantique en solitaire qui est détenu depuis juin 2013 par Francis Joyon avec un temps de 5 jours 2 heures et 56 min

    Rapidement, les conditions météo se sont dégradées avec entre autre un passage délicat dans la zone des glaces. Thomas Coville et son routeur Jean-Luc Nélias, ont immédiatement adapté leur stratégie pour profiter d’une excellente fenêtre et réaliser un record de distance en solitaire sur 24H. Pari gagné !

    Retour sur 24 heures express avec Thomas COVILLE à bord du trimaran SODEBO ULTIM’…

    « 714 milles, une grande émotion »

    «Quand Jean-Luc Nélias m’a annoncé « ça fait 714 ! » j’ai eu une bouffée d’émotion. J’en ai presque eu les larmes aux yeux. Etre tout seul à bord, tu ne le partages pas de la même manière avec l’équipe, mais c’était un super moment ! Mercredi c’était l’anniversaire de Jean-Luc, je n’avais pas grand chose à lui offrir, alors je lui ai donné 24H de ma vie, et on a eu un record, c’est un beau cadeau ! Pour lui, pour toute l’équipe et pour Sodebo, ça fait un bien fou. Nous sommes plusieurs marins à pouvoir le faire mais il faut trouver la bonne fenêtre, ce n’est pas si évident et il y a quelques endroits sur la planète où c’est possible. D’autres pourront faire une meilleure performance, mais le fait de l’avoir eu, c’est une super sensation !»

    «Franchir la barre des 700 milles, c’est quelque chose d’unique ! »

    « J’ai bien pensé à Romain Dumas, le pilote avec qui j’avais fait des tours sur le circuit du Mans. Faire un record des 24H ça doit être un peu comme quand tu gagnes Le Mans, que tu fais le meilleur chrono. A l’échelle de chacun, on a tous des records. Quand c’est emblématique dans un milieu, c’est génial d’affirmer cette sorte d’unicité. Et franchir la barre des 700 milles, c’est quelque chose d’unique ! C’est comme quand Renaud Lavillenie fait tomber le record de Boubka ou en athlétisme quand tu as la meilleure performance mondiale. Il y a 20 ans, quand je naviguais avec Laurent Bourgnon, on chassait les 500 milles, les progrès réalisés sont colossaux ! »

    Le choix des 24H

    « On regardait le record de l’Atlantique Nord. A cette époque de l’année, il est très dur à battre. Il aurait fallu être un peu plus patient mais nous avions des impératifs en Bretagne mi-juin.
    La route nous emmenait proche de la zone des glaces, et il y en a pas mal qui se baladent. J’en ai vu au radar à 2 milles de Sodebo Ultim’ à la sortie du St Laurent. Il fallait faire environ 500 milles en distance supplémentaire pour éviter les glaces et ne pas aller là où les IMOCA se sont abîmés il y a 10 jours sur la New York-Vendée. Nous avons quand même été opportunistes car il y avait une chance. Au début du record, j’ai rencontré une transition avec une molle en sortie de New York. On a compris que l’Atlantique Nord serait un objectif compliqué à atteindre. Jean-Luc a été fin stratège, et on s’est tout de suite re-concentrés pour jouer les 24H. »

    Conditions compliquées

    « C’était osé de partir devant la tempête tropicale Colin. S’ajoutait à cela le trafic de pêcheurs important en sortie de New York, les cétacés et la glace. L’équation était bien complexe. J’étais tout le temps sur le qui-vive ! Les deux premières nuits, je n’ai quasiment pas dormi. Heureusement j’ai réussi à bien m’alimenter. A partir de mercredi, j’ai réussi à m’habituer au rythme et à faire de bonnes siestes.

    Ça allait très vite avec des conditions de vent (25-33 nœuds de moyenne) et de mer soutenues! Dans la descente dans les vagues le compteur affichait 38-40 nœuds ! Ca ne s’arrêtait pas. Je faisais régulièrement des pointes à 42-43 nœuds. Pendant plus de 2 jours, je n’ai pas vu le soleil. Le temps est très nuageux et humide. Ça donne une sensation de vitesse encore plus impressionnante. Je suis super content du comportement de mon bateau : Sodebo Ultim’ est fiable, facile à manier, il passe bien les vagues, il n’est pas trop scabreux, je me sens très bien à bord. En tout cas, c’était un super entraînement pour cet hiver. »

    Cette traversée de l’Atlantique était aussi l’occasion pour le skipper de Sodebo Ultim’ de s’entraîner en vue de sa prochaine tentative de record autour du Tour du Monde en solitaire. Thomas Coville sera en stand by cet automne à partir du 15 octobre 2016.

    *cours d’homologation par le World Record Sailing Speed Council.

    • Retour sur le record des 24h de Thomas Coville •

  • Thomas Coville explose le record des 24H en solitaire

    9 juin 2016 • Collectif Ultim, Distance en 24H, Records • Vues: 900

  • Parfait !

    7 mai 2016 • Armen Race, Régates, Trophée Atlantique • Vues: 572

  • Un départ grandiose!

    5 mai 2016 • Armen Race, Régates, Trophée Atlantique • Vues: 654

  • De Broc et Capelle présents !

    4 mai 2016 • Armen Race, Régates, Trophée Atlantique • Vues: 384

  • Si Thomas Coville sera bien le seul homme à bord de Sodebo Ultim’ entre Plymouth et New York, au bout du fil et sur skype, il pourra compter, à terre, sur un duo de navigateurs experts et mixte. Leur mission sera d’accompagner et d’assister le skipper de Sodebo Ultim’ dans la performance et la sécurité pendant les quelques jours de ce sprint intense. Comme le souligne Thomas Coville : « l’Atlantique nord en solo au printemps, ce n’est pas une promenade de santé ».

    The Transat Bakerly, dont le départ sera donné le 2 mai, est inscrite au calendrier du Collectif Ultim qui autorise en effet le routage pour les courses en solitaire.

    C’est donc Jean-Luc Nélias, responsable depuis quelques années de la performance et du routage au sein du team Sodebo qui assumera cette mission. Co-skipper de Thomas pendant la dernière Transat Jacques Vabre (2ème place) et reconnu pour ses talents de navigateur, Jean-Luc a choisi de travailler avec une navigatrice talentueuse et expérimentée qu’il connaît bien : Samantha Davies.

    Regards croisés avec ce trio d’experts dont le défi sera d’établir ensemble la meilleure stratégie de trajectoire pour Sodebo Ultim’.

    Qu’est ce qui a motivé le choix du duo Sam-Jean-Luc ?

    Thomas Coville : « Concernant la performance du bateau et la manière de mener la cellule routage, j’ai entièrement confiance en Jean-Luc. C’est lui qui fait ses choix et quand il m’a parlé de Sam, j’ai trouvé que c’était une excellente idée. C’est une femme qui a une bonne énergie et j’ai bien aimé la manière dont elle a navigué sur la Volvo. Elle va apporter son œil neuf et je suis très content de collaborer avec elle ! »

     

    Jean-Luc Nélias : « Une transatlantique c’est court mais c’est bien de pouvoir la partager avec quelqu’un notamment pour lancer des discussions, confronter les avis avec l’objectif d’en tirer le meilleur. Sam Davies était la personne idéale pour la cellule météo. On se connaît depuis longtemps et elle a beaucoup d’expérience. En plus d’être skipper sur la dernière Volvo Ocean Race, elle a beaucoup « trifouillé » les fichiers météo. C’est en s’entourant des autres que l’on s’enrichit et avec Sam, cela devrait être une expérience intéressante. »

    Tu étais à bord de Sodebo Ultim’ la semaine dernière pour prendre la mesure du bateau et rencontrer l’équipe, qu’en as-tu pensé ?

    Samantha Davies : « C’est la première fois que je naviguais sur un trimaran Ultim’ et c’était génial ! Je suis une habituée du solo en monocoque, là c’est un cran au-dessus : c’est énorme et super physique ! J’étais impressionnée par la maîtrise de Thomas à bord de son bateau, sa manière d’effectuer les manœuvres, son calme et sa bonne humeur même dans des conditions assez ventées. Thomas est capable de faire une superbe course sur The Transat ! Jean-Luc est un des meilleurs météorologues et je suis ravie d’embarquer dans l’aventure Sodebo Ultim’ ! »

    En quoi consiste la cellule météo ?

    Thomas Coville : « Le fait d’être routé apporte une réelle sérénité. C’est aussi moins de temps à passer à la table à carte. Je peux me focaliser sur le bateau, les réglages, effectuer les manœuvres et mettre toute mon énergie sur la performance. C’est aussi une sécurité supplémentaire pour bien anticiper la météo. On aura sûrement des conditions extrêmes, il faudra rester concentré ! »

     

    Jean-Luc Nélias : « Le cadre du Collectif Ultim permet le routage et donc l’aide extérieure pour les courses en solitaire. Avec le team Sodebo, nous avons donc choisi de mettre en place une cellule météo. Depuis la terre, nous allons aider Thomas à choisir et à définir la meilleure trajectoire pour sa course. C’est un travail très précis, besogneux. Il faut éplucher toutes les données météo et il en existe une multitude. Une fois que tout est décortiqué, les options et les trajectoires se dessinent. A terre, ce qui nous manque, ce sont les informations visuelles. Ce sera donc à Thomas de compléter et de trancher.

    Le routeur est en veille 24/24 et tout le travail de recherche, collecte de données, analyse, réflexion prend environ 12 heures de travail condensé par jour. Sur The Transat Bakerly, nous serons focus pendant une dizaine de jours sur les routages. Cela représente une forêt d’informations à traiter avec une accumulation de données. Au plus rapide la traversée se fera en 5 jours et demi et au plus long en 9 jours selon nos simulations. »

     

    Samantha Davies : « Notre rôle pour Thomas sera important. Il faudra confirmer la bonne idée et éviter surtout de prendre la mauvaise. Quand tu routes un marin, il y a une grande responsabilité. On est aussi là pour assurer sa sécurité. L’Atlantique Nord au printemps, il peut y avoir des conditions météo extrêmes, on ne va pas chômer !»

    Point sportif à deux semaines du départ

    Thomas Coville : « Techniquement, Sodebo Ultim’ est prêt, l’équipe a super bien travaillé avec un planning serré depuis la mise à l’eau début mars. Dans 18-20 nœuds de vent, le bateau décolle nettement avec les nouveaux foils. Le stage d’entraînement avec François Gabart et le Pôle Finistère Course au Large a été très intéressant. C’est une façon de mieux connaître son adversaire… Physiquement, je me sens en super forme ! J’essaie d’arriver décontracté pour le départ de The Transat, en tout cas, j’ai une énorme envie d’y aller ! »

    Mercredi prochain, Thomas Coville aura rejoint Saint-Malo pour le prologue de la course. Son trimaran de 30 mètres sera amarré devant la gare maritime pendant trois jours à l’occasion d’un programme de rencontres et de festivités. Samedi soir, Sodebo Ultim’ ralliera Plymouth, d’où sera donné lundi 2 mai le départ de la course.

    • Transat en solo et routage en duo pour Sodebo Ultim’ •

  • J-20 avant le départ de l’Armen Race

    16 avril 2016 • Armen Race, Régates, Trophée Atlantique • Vues: 750