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  • Un chantier pour le Rhum

    Après bien du retard, du notamment aux conditions météos exécrables de ce début d’année, PRB est revenu en Bretagne la semaine dernière comme beaucoup d’autres IMOCA de la Transat Jacques Vabre. Vincent Riou et son

    21 février 2014 • Course au Large, Divers, IMOCA, Route du Rhum • Vues: 1384

  • Architecte avec VPLP du podium IMOCA de cette 11ème Transat Jacques Vabre, Guillaume Verdier est venue s’imprégner à Itajaï des impressions à chaud des premiers arrivants.

    J’aime beaucoup venir aux arrivées de course. C’est toujours un moment fort. La Transat Jacques Vabre est une super course. Je l’ai suivie quotidiennement sur internet mais je suis également en contact étroit avec les équipes. Le fait d’avoir les déclarations des skippers à chaud est vraiment un plus car ils sont encore dans l’intensité de la course et ce qui ressort des commentaires des premiers arrivés, c’est qu’il va falloir faire des bateaux encore mieux protégés. En tant qu’architectes, nous concevons des bateaux que nous calculons, en en estimant les performances théoriques mais il y a souvent une grosse dégradation de celles-ci, soit parce qu’il est couvert d’eau sur le pont ou dans le cockpit, ce qui fait une masse ajoutée importante, soit parce que les gars ont froid, soit parce qu’ils n’arrivent pas toujours à le faire gîter de façon optimale…ce sont des éléments qu’il faut intégrer dans nos réflexions futures. Nous essayons constamment de prendre en compte ces paramètres mais ce n’est pas facile.

    La Transat Jacques Vabre est particulière parce que les marins tirent énormément sur les bateaux. Ils sont beaucoup plus proches des performances maximum que sur le Vendée Globe. Le fait que ce soit des bateaux un peu anciens qui prennent les première et deuxième places montre que ces IMOCA 60 restent encore très compétitifs. PRB est sûrement le plus léger de la flotte. Et puis au delà de la base architecturale du bateau, il y a une amélioration constante de différents éléments, tels que les appendices. On peut modifier légèrement une dérive. Cela ouvre un autre horizon, le skipper réalise qu’il peut naviguer un peu différemment. Un changement de voile va permettre de mieux les border, de mieux exploiter le bateau…c’est pour cela que l’on a vu des safrans cassés. C’est parce que les skippers tirent beaucoup plus dessus…une fois encore parce que les voiles ont évolué, tout comme les dérives, et l’accumulation de toutes ces améliorations fait qu’il faut revoir certaines parties initialement conçues pour des contraintes moins importantes…je pense que ceux qui ont gagné sont ceux qui ont été les plus homogènes. Il faut être très bien préparé, avoir le bateau qui va bien, le pousser mais le ménager en même temps, s’économiser physiquement également, en prévision de la journée du lendemain où il faudra continuer à attaquer..il faut être haut partout sans tomber dans les extrêmes.

    • Guillaume Verdier : réflexions brésiliennes •

  • Un festival !

    Du 3 au 12 mai Douarnenez sera à la voile ce que Cannes est au cinéma ou encore Bourges à la musique : Une capitale. Et tout y est, les pontons en guise de marches du Palais, la baie pour la grande scène, les stars

    30 avril 2013 • Grand Prix Guyader, Monotype, Régates • Vues: 1435

  • Rendez-vous à Douarnenez !

    Il va y avoir du beau monde dans la cité Penn Sardin ! Encore deux petites semaines avant de voir débarquer une flotte impressionnante et une armada de marins de tous les horizons, dont les deux leaders du Vendée Globe, le

    22 avril 2013 • Grand Prix Guyader, Monotype, Régates • Vues: 2006

  • Le souffle du large au Grand Prix Guyader

    Il va y avoir du spectacle au Grand Prix Guyader. Du beau, du grand, du rarissime. La baie de Douarnenez sera le théâtre d’un rassemblement de bateaux exceptionnels, les quais et les pontons le terrain de rencontres entre de

    22 mars 2013 • Grand Prix Guyader, Monotype, Régates • Vues: 1578

  • Tout commence en Finistère

    Tout commence en Finistère Les bateaux du Tour de France à la voile rejoindront Douarnenez à partir du 4 mai pour participer au Grand Prix Guyader. Cette année, les M34 n’auront pas de ‘temps mort’ entre les

    26 février 2013 • Grand Prix Guyader, Monotype, Régates • Vues: 1306

  • Bernard Stamm de retour à Brest

    Il était parti de Brest le 15 octobre dernier. Quatre mois et un tour du monde en solitaire plus tard, Bernard Stamm a fait son retour dans son port d’attache hier, mercredi, jour des enfants, après un convoyage depuis

    15 février 2013 • 2012-13, Course au Large, IMOCA, Vendée Globe • Vues: 1976

  • C’est hier soir, à 22h30, que Bernard Stamm en a fini avec son tour du monde en solitaire. 88 jours 10 heures 27 minutes et 10 secondes après son départ, il a retrouvé sa famille, son équipe, ses partenaires et l’enthousiasme du public vendéen. Malgré l’heure tardive, les Sablais n’ont pas manqué le rendez-vous attendu de si longue date par le skipper de Cheminées Poujoulat et sont venus saluer comme il se doit la première remontée du chenal de ce marin qui a définitivement marqué l’histoire du Vendée Globe de sa ténacité, de son engagement et de son honnêteté. Après quelques heures de sommeil à terre, dans un vrai lit, le Suisse s’est prêté au jeu de la traditionnelle conférence de presse. Un moment tout à la fois drôle et émouvant, à son image. Un reflet de l’incroyable parcours qu’il a déroulé depuis le 10 novembre dernier. Morceaux choisis…

    Continuer hors course : une évidence ?

    ” Pour moi c’était logique de rentrer aux Sables d’Olonne. Qu’est-ce que je pouvais faire d’autre ? Laisser le bateau, prendre un avion et demander à quelqu’un de le ramener ? Impossible ! Et puis il y avait le projet Rivages et le fameux Mini Lab initié par la Fondation Sandoz et mené avec Océanopolis et l’Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne. Lui il a continué à faire des analyses d’eau, sur tout le parcours. Rien ne nous empêchait de mener ce projet là à bien. Il y a juste eu deux arrêts : un problème de soft et quand je n’avais plus de courant, il n’y en avait plus pour le Mini Lab non plus.

    Le début des problèmes :

    ” Quand je suis repassé en tête dans l’Indien, c’est le jour où les problèmes se sont vraiment dégradés. Les premiers je l’ai ai eu dès le deuxième jour de course, quand l’hydrogénérateur s’est arraché de son support. Par contre là, j’avais des solutions de rechange parce j’avais encore du fuel. Je pouvais courir à peu près mais je repoussais le problème. Je savais qu’à un moment donné ça allait venir. J’ai essayé plein de trucs : restrater, solidifier le support… mais ça n’a pas marché.

    Ton état physique ?

    ” J’ai perdu 7 kilos. Je n’avais pas beaucoup de gras et là il n’y en a plus ! Comme je n’avais pas assez de gras, j’ai pris un peu de muscle là où ça ne servait pas pour en mettre où il y avait besoin. Mon souci de colonne de winch a puisé dans les réserves. Ce problème a rendu le bateau très dur. On a fait un entraînement physique avant, mais ce n’était pas adapté à la course que j’ai faite. C’était adapté à une course sans souci. C’est tout le problème de la préparation

    Satisfaction d’avoir ramené le bateau ou frustration de n’avoir pu défendre de réelles chances ?

    ” Il y a un peu des deux. Mais il n’y a pas de fatalité dans ce qui arrive. On paie un peu les premiers retards qu’on a eu dans ce projet. Le fait d’avoir tapé un container dans la Transat Jacques Vabre a fait très très mal à notre programme. Il manque deux transats. Ces bateaux là sont compliqués. Comme ce sont des prototypes, ce sont des choses qu’on met en place et qui sont à tester sur la durée. Il n’y a que les transats pour le faire et ça nous a fait défaut. Le temps d’aller chercher le bateau et de le reconstruire, ça a créé un décalage dans notre préparation par rapport aux autres qui était très pénalisant. Ca aurait pu marcher mais il y a des choses à côté desquelles on est passé. La particularité aussi c’est que c’est un plan Juan Kouyoumdjian et qu’il n’avait pas de petit frère. On n’a pas pu se servir de l’expérience des autres pour avancer plus vite. On a fait des erreurs de conception comme le roof par exemple, que l’on a du modifier avant le Vendée Globe. Il y a un paramètre que j’ai zappé c’est la protection. Tout ce temps là tu le paie et le chantier que tu n’as pas fait à terre, tu le fais en course…

    La disqualification ?

    ” Ai-je fait une erreur ? Pour rester en course oui forcément j’en ai fait une ! Mais une erreur pour garder mon bateau en état, non ! Je ne sais pas ce que j’aurai pu faire d’autre. J’aurai pu faire autrement, le bateau russe aurait pu ne pas être là. Mais s’il n’avait pas été là, j’aurai été hors course tout de suite. Partir de là-bas sans avoir fini de réparer les hydrogénérateurs, la course s’arrêtait. Tout est allé très vite. J’ai dit au jury que je n’avais pas trouvé d’argument quand le marin est monté à bord. Ce n’est même pas que je n’ai pas trouvé d’argument, c’est que je n’ai pas eu le temps. Il n’ont peut-être pas tenu compte ou pas réalisé qu’en 2008 j’ai perdu un bateau comme ça. A un moment donné la course c’est bien mais il faut faire les choses comme un marin. Là c’était le cas. J’ai juste fait ce que je devais faire… Le Vendée Globe n’a pas besoin de ça. Le Vendée Globe a besoin de bateaux qui reviennent !

    Cheminées Poujoulat, un bateau plus puissant que les autres ?

    ” Je pense que les bateaux sont tous durs. Au début il était très très dur du fait du plan de voilure très différent qui rendait les manœuvres très compliquées. C’était les douze travaux d’Hercule. Mais je ne pense pas que ce soit plus dur que pour François (Gabart) ou Armel (Le Cléac’h), après ils ne m’ont pas invité sur leurs bateaux (rires) ! Mais en règle générale, ces bateaux sont durs. Ils sont puissants. Je pense que les choix étaient bon et ça nous a permis de ne pas faire comme les autres ! Le but c’était de réfléchir par nous même, quitte à arriver à la même chose. Mais on voulait avoir cette démarche.

    Les hydrogénérateurs ?

    ” C’est le support qui n’était pas adapté, c’était l’implantation qui était mal conçue. Les hydrogénérateurs, quand ils étaient dans l’eau et qu’ils tournaient, ils marchaient nickel. Ce n’est pas ça qui est en cause. Ca aurait pu l’être mais on n’a finalement même pas eu le temps de le voir. On les a eu tardivement. On voulait les mettre pour la Transat Jacques Vabre mais ils étaient trop près des safrans et ça cavitait. On les aurait arraché au bout de deux jours de la même manière. Mais c’est vrai qu’on aurait su qu’au lieu de prendre 160 litres de fuel, il fallait en prendre 320.

    Des choses positives ?

    ” Quand les galères sont finies on ne retient que le positif ! Avant d’arriver au Brésil, le long du front, les conditions de mer étaient vraiment mauvaises. Le bateau tapait à ne plus pouvoir le voir ! A un moment donné, tu maudis ton bateau. Là je ne le maudis plus parce que c’est passé ! Après ça passe par un débrief sérieux pour se servir de ce qui s’est passé pour ne pas que ça arrive de nouveau. Aussitôt que quelque chose ne marche pas, c’est de l’agression. Hier dans le golfe, le bateau allait à plus de vingt nœuds et je savais que il ne rentrait pas dans le chenal mais je ne pouvais pas le ralentir. Le bateau, lui, ne s’arrête pas.

    Faut-il désormais être jeune et ingénieur pour gagner le Vendée Globe ?

    ” Je ne pense pas. François, Armel et certains d’autres viennent d’une filière de compétition en dériveur. Cette expérience je ne l’ai pas et je l’aurai jamais mais j’ai d’autres choses qu’eux n’ont pas. Je pense que ça se joue vraiment dans la préparation, en grande partie. C’est une réalité. C’est une des clés de la réussite.

    Un sentiment de fierté ?

    ” Je suis content d’avoir mené Cheminées Poujoulat autour du monde. La terre est grande et c’est pavé de complications tout au long du trajet. Je suis content d’avoir fait ça, ce n’est pas anodin. La remontée de l’Atlantique, tu as l’impression de faire un voyage d’une planète à l’autre tellement c’est long. Tu as l’impression de revenir de très loin, c’est interminable. Je suis content d’être passé au travers de tout ça. Je suis fier du chemin parcouru “.

    • Bernard Stamm a la parole ! •

  • Bernard Stamm à moins d’une semaine de l’arrivée aux Sables d’Olonne

    Il reste moins de 1200 milles devant les étraves de Bernard Stamm avant de toucher au but. Selon toute vraisemblance, le skipper de Cheminées Poujoulat fera son entrée dans la baie des Sables d’Olonne le mercredi 6

    2 février 2013 • 2012-13, Course au Large, IMOCA, Vendée Globe • Vues: 1473

  • Escale espagnole avant les Sables d’Olonne

    Jean-Pierre Dick est tenace et n’abandonne pas. Le skipper de Virbac-Paprec 3 veut terminer le Vendée Globe en se donnant toutes les chances de réussir. Naviguant sans quille depuis une semaine, il a pris la décision à 21h

    30 janvier 2013 • 2012-13, Course au Large, IMOCA, Vendée Globe • Vues: 1727