Corentin Douguet
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  • 23 Teams prêts à assurer le show !

    Après plus de 40 ans d’existence et son renouveau avec l’arrivée du Diam 24, le Tour Voile continue de s’installer comme un rendez-vous sportif majeur de l’été. Toujours en mouvement, l’épreuve se montre cette

    14 mai 2019 • Diam 24, Monotypie, Tour de France à la Voile • Vues: 949

  • La 43e édition de la Solo Concarneau – Trophée Guy Cotten a été remportée par Armel Le Cléac’h (Banque Populaire) ce mercredi 14 mai à 5h57′ devant Martin Le Pape (Skipper Macif 2017) et Eric Péron (French Touch). Courue dans des conditions variées et ventées, avec des rafales à plus de 30 nœuds, cette dernière épreuve avant la Solitaire URGO Le Figaro a permis aux 16 figaristes engagés de se confronter une dernière fois dans les conditions du réel. De l’avis de tous, cette épreuve conviviale fut une belle réussite, que ce soit dans l’organisation, les conditions météos variées ou encore la concurrence sur l’eau. Vivement l’année prochaine !

    Armel Le Cleac’h (Banque Populaire), premier sur la ligne d’arrivée de Concarneau :

    « C’était un parcours très sympa. On a eu de tout ! La météo était conforme aux prévisions. Je suis content de mon début de course car il fallait réussir à s’échapper avant la nuit. Ensuite il y a eu une petite bataille de vitesse pour monter aux Pierres-Vertes. On a réussi à s’échapper un peu avec Martin Le Pape et Eric Péron au niveau du raz de Sein. Il a fallu rester concentré, en dormant un peu. J’ai réussi à dépasser Martin juste avant la bouée de Sud Guérande. Je me suis douté qu’il était allé dormir car son bateau n’allait pas vers la bouée. J’en ai profité ! Ensuite on a eu un super bord sous spi, bien rapide, avec des claques à 30 nœuds et des surfs à plus de 20 nœuds. C’était bien car je n’avais encore jamais fait ça en Figaro 3. C’est riche d’enseignements. Ma dernière victoire remonter au Vendée Globe 2016 et ça fait du bien de renouer avec des choses positives. Je suis content pour Banque Populaire car ils m’ont fait confiance et on a bien travaillé avec Arnaud Hébert, mon préparateur. Cette course a été riche en enseignements, en situations différentes, en choix de voiles. Avec Martin et Eric, un coup c’est moi, un coup c’est toi ! C’est exactement comme ça que ça se passe en Figaro ! »

    Martin Le Pape (Skipper Macif 2017), deuxième sur la ligne d’arrivée de Concarneau :

    « C’était une belle régate. Le résultat est encore mieux que ce que j’espérais car je n’étais pas venu pour figurer aussi bien. C’est dommage de ne pas avoir concrétisé avec une pette erreur d’inattention. J’ai contourné le mauvais way-point au niveau de la bouée Sud Guérande et j’ai donc laissé deux bateaux me dépasser à ce moment-là. Je ne sais pas si cela m’a couté la victoire car la route était encore longue derrière. Une chose est sûre, je préfère que cela arrive ici plutôt que sur la Solitaire ! Mais je suis très content, les conditions étaient top, je vais vite et j’ai réussi à faire ce que je voulais en termes de stratégie. Sur les 3 grandes courses de début de saison, je fais 2, 1 et 2 donc c’est super bien ! J’ai notamment fait un très bon bord entre Penmarch et les Pierres Vertes, je me suis tout de suite placé haut et ça s’est super bien passé. Je n’ai eu aucune mauvaise surprise mais il y a encore un peu de boulot sur le bateau sur des petites améliorations et de l’électronique défectueuse. Il va falloir bien avancer avant la Solitaire sur ces points-là pour ne rien regretter. »

    Eric Péron (French Touch), troisième sur la ligne d’arrivée de Concarneau :

    « C’était chouette. J’ai joué dans le paquet de tête sur toute la régate et c’est une bonne première avec French Touch. J’avais un petit déficit de vitesse au près, je suis encore un peu perdu en solo sur le bateau, mes manœuvres ne sont pas encore super fluides mais j’ai la bonne vitesse, notamment sous spi. On a eu 30 nœuds sur les derniers milles et j’ai même réussi à faire une pointe à 24 nœuds ! J’étais content et je me suis dit que j’allais changer le foc car après nous avions un dernier bord de près pour atteindre la ligne d’arrivée. Problème : je suis parti au tas. J’ai dû amarrer le foc pour reprendre la barre et Martin en a profité pour me repasser devant ! Je suis content de cette 1e sortie avec French Touch et ça augure du bon pour la suite. J’ai fait ce que je voulais faire, manœuvrer au mieux et tout s’est bien passé ! Je suis content.”

    Sebastien Marsset (Handicap Agir Ensemble), dixième sur la ligne d’arrivée de Concarneau et 1e bizuth :

    “Je suis content, c’était une belle première course en solitaire en Figaro. Je suis qualifié, ce qui était l’objectif premier. Terminer 10e n’est pas un classement exceptionnel mais j’ai bien identifié quelques axes de travail en vue de la Solitaire du Figaro. J’ai également validé plein de choses donc c’est positif. C’était une super session de préparation, un beau parcours avec de bonnes conditions. »

    Ordre d’arrivée de la Solo Concarneau Trophée Guy Cotten

    1. Armel Le Cléac’h (Banque Populaire) arrivé le 14 mai à 05h57’43
    2. Martin Le Pape (Skipper Macif 2017) arrivé à 06h01’58
    3. Eric Péron (French Touch) arrivé à 06h12’46
    4. Lois Berrehar (Bretagne CMB Performance) arrivé à 06h18’17
    5. Will Harris (Hive Energy Ocean Attitude) arrivé à 06h20’49
    6. Adrien Hardy (Sans nature, pas du futur) arrivé à 06h38’36
    7. Pierre Leboucher (Guyot) arrivé à 06h38’55
    8. Gildas Morvan (Niji) arrivé à 07h16’28
    9. Pierre Quiroga (Skipper Macif 2019) arrivé à 7h27’41
    10. Sebastien Marsset (HandicapAgir Ensemble) arrivé à 7h43’49 – 1e bizut
    11. Tom Laperche (Bretagne CMB Espoir) arrivé à 8h21’04
      ….

    • Clap de fin sur une super édition de la Solo Concarneau •

  • Les conditions étaient idéales ce dimanche 12 mai pour le départ de la Solo Concarneau Trophée Guy Cotten 2019 ! A 15h08, les 16 figaristes engagés se sont élancés sur les 270 milles nautiques du parcours sous un grand soleil et un vent de 8-10 nœuds permettant aux Figaro Bénéteau 3 de rapidement partir en direction de l’archipel des Glénan, premier point de passage. Eric Péron (French Touch), situé au plus près du bateau comité, a pris le meilleur départ et pointait en tête à la bouée de dégagement. Avec des conditions variées et ventées attendues sur l’épreuve, les premiers sont attendus dans le port de Concarneau mardi au petit matin.

    Hervé Gautier, directeur de course :

    « la procédure de départ s’est très bien passée sur l’eau. Le vent est resté stable, aux alentours de 7 nœuds, dans un vent mollissant. Il était temps qu’ils partent au large ! Il y avait de nombreux bateaux spectateurs sur l’eau, une trentaine, qui ont pu admirer ces nouveaux Figaro Bénéteau 3 de près. Eric Péron a rapidement pris l’avantage, au plus près du bateau comité, parti chercher une rotation vers la droite du plan d’eau. Le flux d’Est devrait se mettre en place en début de nuit, et devrait être stable jusqu’à l’arrivée mardi. »

    Ils ont dits :

    Armel Le Cleac’h (Banque Populaire) :

    « Nous allons avoir de bonnes conditions pour partir avec du vent et du soleil, et un vent d’est qui va s’établir cette nuit jusqu’à l’arrivée. Ça va être assez tonique avec pas mal de près. Ça permet de compléter les gammes de voiles et de bords que l’on n’a pas auparavant. Le parcours est bien pour continuer à apprendre sur le Figaro Bénéteau 3. Ça devrait être rapide ! On va naviguer dans des endroits où nous passerons sur la Solitaire du Figaro, dans des endroits piégeux avec des cailloux et du courant, comme le passage du raz de Sein par exemple. L’objectif est de naviguer tranquillement, tout en observant les autres car il y a un très bon niveau. »

    Cassandre Blandin (Klaxoon C) :

    « Je suis là pour apprendre ! Surtout que ce sont des endroits dans lesquels nous naviguerons sur la Solitaire ! La navigation dans les cailloux me fait d’ailleurs un peu peur. Je pense regarder un peu les trajectoires des autres… Je vais m’appliquer sur le rythme à bord, notamment sur la nutrition. J’ai embarqué des petites boissons, Beauty Sane, de la poudre à laquelle on ajoute de l’eau. Ça fait l’office en apport énergétique et les composants sont bons. Mon objectif aujourd’hui est de terminer, et si possible sans être 10 heures derrière tout le monde . »

    Michel Desjoyeaux ( Lumibird) :

    « c’était un peu calme ce matin et ça correspond au fichier, avec un vent de sud-est qui va tourner à droite dans l’après-midi pour finir nord après avoir passé les Moutons. Il va continuer à tourner pour finir dans un régime d’Est à peu près stable. Il va se renforcer quand on sera en Baie d’Audierne, avoisinant les 15-20 nœuds. C’est parfait car on a des conditions variées. Il n’y a pas grand-chose à faire en termes de trajectoire car avec l’orientation du vent au 80°, on est quasiment sur un bord pour aller jusqu’à Sud Guérande. Il y aura peu d’options et ce sera plutôt un bord de sanglier, une vraie course de vitesse. C’est intéressant de voir ça ! Il y aura des petites subtilités sur les choix de voile, soit spi lourd, gennaker, ou grand spi. Il y aura de quoi s’occuper ! Une chose est sûre, nous allons aller vite et les routages nous voient de retour à Concarneau mardi matin tôt. »

    Pierre Quiroga (Skipper Macif 2019) :

    « La Solitaire arrive à grands pas et je vais profiter de cette Solo Concarneau pour travailler certains axes. Il y a 16 bateaux avec un beau plateau. C’est une régate joviale, dans une atmosphère conviviale, tel un entraînement mais avec le bateau en configuration course. Les conditions seront variées et cela va nous permettre de tester plein de choses. C’est notre première régate de l’année dans des conditions estivales et ça fait plaisir. Ce sera aussi la première fois que nous naviguerons dans les cailloux bretons ! Ça s’annonce très sympa ! »

    Adrien Hardy (Sans nature, pas de futur) :

    « je me suis décidé au dernier moment car j’avais encore beaucoup de travail sur le bateau. Mais j’avais très envie de participer à cette épreuve. C’est le meilleur entrainement possible ! Je ne suis arrivé que ce matin à Concarneau : une arrivée tardive qui me permet de bien connaitre les conditions sur zone ! Mon objectif est d’engranger de l’expérience et des milles. J’y vais pour le plaisir, sans pression ! »

    • Bon départ des 16 concurrents •

  • L’ambiance est festive sur le quai Carnot, à quelques heures du départ de la Solo Concarneau – Trophée Guy Cotten. Les animations battent leur plein et les skippers et préparateurs s’affairent dans l’ultime préparation des Figaro Bénéteau 3. Demain, à 15h, les 16 skippers engagés s’élanceront à l’assaut d’un parcours de 270 milles nautiques dans des conditions météo idéales pour continuer à progresser et performer sur ces nouveaux bateaux équipés de foils.

    Hervé Gautier (Directeur de course) nous détaille les conditions du parcours :

    « Nous les lançons sur le parcours 3, celui de 270 milles nautiques qui les emmène jusqu’aux Pierres Vertes pour redescendre jusqu’à la bouée de Sud Guérande. Les conditions météo sont parfaites pour cette édition ! Le départ se fera dans 8-10 nœuds de vent de sud puis un anticyclone aux abords des îles britanniques va générer un flux soutenu de Nord-Est à Est qui restera établi de dimanche minuit à mardi. Le vent va progressivement forcir et atteindre les 20-25 nœuds. Les concurrents sont attendus de retour à Concarneau mardi vers 9h du matin. »

    Gildas Morvan (NIJI) :

    « C’est agréable d’être ici à Concarneau mais il ne fait pas s’y méprendre, nous allons au boulot ! Les conditions annoncées sont idéales, avec un départ dans un flux assez léger, ce qui est parfait pour les spectateurs ! Nous allons ensuite naviguer à toutes les allures possibles sur le parcours et c’est un programme parfait pour valider les voiles et les réglages. Mon objectif est de valider l’ensemble du projet à quelques semaines du départ de la Solitaire Urgo Le Figaro. Il faut voir le Figaro Bénéteau 3 comme un pur-sang à débourrer. Avant, avec le Figaro Bénéteau 2, nous avions un cheval docile mais maintenant, c’est rodéo et il faut savoir tenir les brides ! Et pour cela, il faut naviguer ! »

    Sébastien Marsset (Handicap Agir Ensemble) :

    « Ma préparation a forcément été restreinte car j’ai récupéré le bateau il y a quinze jours et ce sera ma première course à bord. J’avais participé à la Sardinha Cup avec Conrad Colman, me permettant de prendre la mesure du Figaro Bénéteau 3 et confirmant mon idée de me lancer en solitaire sur le circuit. J’ai encore beaucoup de choses à travailler et mon objectif est d’avancer sur la préparation du bateau. Ce que j’appréhende le plus sur le circuit, c’est l’exigence ! La différence se fait sur le détail et il faut réussir à être dans le match ; C’est tout l’intérêt ! C’est un support génial. »

    Will Harris (Hive Energy Ocean Attitude) :

    « Ce sera ma 2e participation à la Solo Concarneau Trophée Guy Cotten. J’avais terminé 6e l’année dernière étant bizuth ! C’était un super résultat pour ma première épreuve en solo. C’est sympa d’être à Concarneau pour ce départ, ayant fait tous mes entraînements au Pôle Finistère Course au Large de Port-la Forêt cet hiver. J’ai endommagé mon bateau sur la Sardinha Cup et cela fait 7 semaines qu’il est en chantier. J’ai une chance incroyable d’avoir rencontré Ocean Attitude, disposant d’un bateau et me soutenant en attendant que mon bateau soit remis en état. Ce ne sera pas le même bateau sur la Solitaire, mais toute expérience est bonne à prendre. »

    Eric Péron (French Touch) :

    « Cette Solo Concarneau sera parfaite pour valider le bateau techniquement. Je la prends comme étant la Leg O de la Solitaire du Figaro. Ce sera ma première course sur mon Figaro French Touch, mais j’y ai adapté toutes mes connaissances acquises lors de mes navigations avec certains concurrents. J’ai réussi à me concentrer sur quelques détails et ce sera l’occasion de les tester en mode course. Surtout qu’il y aura toutes les conditions pour tirer un peu dessus. Je n’ai pas d’appréhension particulière, si ce n’est dans le bon déroulé des manœuvres dans le courant et les cailloux. »

    Tom Laperche (Bretagne CMB Espoir) :

    « Nous allons rencontrer un gros régime d’est qui s’installe et qui sera assez soutenu. C’est bien car nous avons peu rencontré ces conditions lors des entraînements. Cela va nous permettre de prendre nos marques et continuer à prendre de l’expérience. Je vais me focaliser sur le rythme à bord, car la navigation en Figaro demande à prendre en compte de nombreux paramètres, dont la gestion de soi. Pour l’instant, mon mode de fonctionnement semble marcher et je dois continuer sur ma lancée. »

    • Veille de départ de la Solo Concarneau •

  • J-5 avant le départ de la Solo Concarneau

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    8 décembre 2018 • Diam 24, Monotypie, Tour de France à la Voile • Vues: 1021

  • Avec 16 participations au Tour Voile dont 4 victoires, Pierre-Loïc Berthet (Pierre Lo) est une figure de l’évènement. Depuis deux ans, il est resté en retrait pour se consacrer à d’autres projets. Cette année, ce pur régatier a suivi le circuit en amateur, avec de bons résultats, et il envisage de revenir sur le Tour dès l’année prochaine.

    Comment s’est passé votre arrivée sur le circuit Diam 24 od ?

    J’ai acheté un bateau cette année avec Stéphane Geslin, c’est l’ex PRB. On a voulu faire le circuit pour voir où on en était. J’ai participé au Tour avec une certaine assiduité, de 1999 à 2015. C’est une régate qui nous a permis de nous former. Ensuite je suis passé à autre chose avec une transat et le mondial J80. Aujourd’hui nous espérons faire le Tour 2019.

    Quelles sont vos ambitions ?

    Nous n’avons pas les moyens de le gagner mais on va tout faire pour le faire sérieusement. Nous sommes des amateurs éclairés. On fait ça en parallèle de notre boulot. On essaie de taquiner les projets professionnels. Cette année, nous avons fait tout le circuit, en dehors du Tour Voile, et on a beaucoup navigué.

    Il n’y a pas besoin d’avoir un gros budget pour 30 jours de navigation. Le circuit permet de bien naviguer à un coût raisonnable. En début de saison, on cherchait nos marques mais on fait notre meilleure performance sur le Grand Prix de l’Ecole Navale, qu’on termine 7ème, juste derrière Oman Sail.

    Comment avez-vous découvert le Diam 24 od ?

    J’ai fait le Tour de France à la Voile en Diam 24 la première année, en 2015, et j’ai bien aimé le support. C’est un bateau plus sportif pour la régate. Ce qui m’a plu, c’est la simplicité. On a récupéré un bateau d’occasion et dès les premiers jours on a été dans le coup. Techniquement, ça n’est pas trop compliqué mais c’est quand même exigeant physiquement. On prend vite du plaisir.

    Avez-vous prévu d’aller naviguer sur des épreuves internationales ?

    On aimerait aller à Oman. Ça fait partie du projet d’aller s’entraîner là-bas en février plutôt qu’à La Trinité.

    Vous étiez sur le Mondial J80, est-ce que d’autres sont prêts à franchir le pas ?

    Quand je suis sur le Mondial J80, je leur explique ma démarche. C’est accessible en termes de budget et c’est très complémentaire. Le budget est proche d’une saison J80, en dehors du Tour qui est beaucoup plus cher. Aujourd’hui, le J80 est un peu en perte de vitesse alors que le J70 prend le dessus. Il y a peut-être du monde intéressé. Nous sommes revenus car on sait où l’on met les pieds. Aujourd’hui, j’espère qu’il va se développer un circuit « D2 » ouvert aux amateurs ou aux propriétaires qui tournent.

    • Pierre-Loïc Berthet, de retour sur le Tour •

  • La 41èmeédition du Tour Voile vient de s’achever à Nice sur une très belle victoire de l’équipage Lorina Limonade Golfe du Morbihan. L’organisateur, ASO souhaite maintenir le Diam 24 od en tant que bateau officiel, au moins pour les trois prochaines années. Les explications de Jean-Baptiste Durier, directeur de l’événement.

    Pourquoi avez-vous décidé de prolonger le Diam 24 od en tant que support officiel du Tour ?

    ” On a toujours dit que, en tant qu’organisateur, notre intérêt, c’est de garder le plus longtemps possible le support officiel. Car de manière assez évidente, plus on le garde, moins il coûte cher aux participants car il se développe un deuxième marché avec des bateaux de location ou des secondes mains. Evidemment, c’est de nature à faire baisser les budgets de participation et donc à augmenter le plateau. C’est une décision qu’on prend dans la sérénité parce que l’on sort de cette édition 2018 avec de bons retours de tous les teams sur le bateau, sur le respect des règles de classe. On a vraiment un bateau qui correspond au Tour parce qu’il est à la fois accessible budgétairement et techniquement. Pour nous, c’est un très bon compromis. Et évidemment, il est très visuel, il est très vivant, il est très sympa à voir naviguer. “

    Cette visibilité à moyen terme est importante pour les teams ?

    ” J’insiste sur un point, c’est sur l’édition 2021 au minimum mais j’espère qu’à l’issue de l’édition 2019, on pourra ajouter 2022 au minimum et ainsi de suite. L’idée de donner ces trois ans de visibilité, c’est justement pour pouvoir donner à des nouveaux projets intéressés par le Tour Voile trois ans pour avoir une durée d’amortissement tout à fait raisonnable. “

    Avez-vous comparé avec d’autres bateaux ?

    ” On n’a pas comparé avec d’autres bateaux car on veut vraiment continuer avec le Diam le plus longtemps possible. Pour nous, le plus important, c’est le retour des coureurs, que les coureurs soient contents avec le bateau et c’est le cas. On veut qu’il y ait zéro problématique sur l’équité des bateaux et c’est le cas aussi. Cette année, c’est la quatrième édition, on est monté de deux crans sur le côté contrôle de jauge, pénalité etc… Pour qu’il n’y ait pas de dérapages. On sait tous que la monotypie – quelle qu’elle soit – elle tient avec le respect des règles donc c’est super important.”

    Le bateau doit être garant de l’équité sportive ?

    ” On sera toujours vigilants là-dessus. Si tu organises de la monotypie en voile comme dans n’importe quel autre sport mécanique, le fil rouge doit être l’équité sportive. La crédibilité sportive, c’est tout simplement d’avoir une flotte de bateaux qui soient résolument identiques. C’est clairement aujourd’hui le cas en Diam 24, c’est même un des points forts du bateau. On sera toujours extrêmement vigilants là-dessus avec beaucoup de contrôles et avec des sanctions absolument exemplaires le cas échéant pour que tout le monde comprenne bien que c’est dans l’intérêt de tous. “

    Vous êtes satisfaits de la durée de vie du Diam 24 od ?

    ” C’est le même bateau aujourd’hui qu’il y a trois ans quand le Tour a commencé. On a beaucoup entendu au début que le Diam 24 serait un « consommable ». Certains pensaient que – comme c’est un bateau pas cher – des gros teams qui voudraient gagner le Tour année après année en rachèteraient un neuf chaque année. La réalité est toute autre. Le bateau, il tient bien, il est solide. Les teams n’ont pas spécialement besoin d’en racheter des neufs chaque année. Aujourd’hui, on a beaucoup de bateaux du Tour qui étaient déjà sur le Tour en 2015, souvent sous d’autres couleurs et ce sont des bateaux qui restent performants. C’est le signe d’une bonne monotypie et, que ça soit pour des coureurs d’équipe pro ou des équipes amateurs, ce qui est super bien, c’est que l’on est sur un bateau solide. Dieu sait que les équipes tirent dessus et il n’y a pas eu un mât cassé ! Pas un ! C’est un exemple parmi d’autres mais ça veut dire que le bateau est solide. C’est aussi un argument à mettre en avant pour monsieur Toutlemonde et notamment pour les propriétaires. Quand c’est ton investissement de propriétaire, savoir que le bateau est solide et qu’il tient la route, c’est important. Il ne peut pas être mis beaucoup plus à rude épreuve que par les équipes du Tour.”

    Comment voyez-vous le développement de nouvelles épreuves, en France ou à l’étranger ?

    ” Le développement de l’écosystème Diam, pour nous, c’est parfait. On est évidemment l’événement phare de l’année mais un événement phare sans événements satellites, il ne serait rien du tout. Il y avait une saison issue des précédents supports du Tour de France et ce qui est bien, c’est de voir que cet écosystème se développe aujourd’hui au-delà de nos frontières. Il se développe à Oman avec le Tour d’Arabie qui est passé en Diam 24 et c’est génial. C’est la meilleure des préparations pour les teams qui veulent commencer leur saison tôt. Il y a toujours un bon niveau à Oman et de bonnes conditions. Et il y a également le Grand Prix de Tahitiqui est en train de voir le jour pour l’automne 2018. C’est très bien parce que ça va permettre d’étirer l’existence médiatique de l’année du Diam. C’est bien évidemment au bénéfice du Tour mais c’est au bénéfice de toutes les parties prenantes que sont les équipes, le chantier, … Et il y a sans doute d’autres projets à l’international à venir donc ce sont de bonnes nouvelles.”

    • Le Diam 24 od reconduit sur le Tour Voile jusqu’à 2021 •

  • Lorina Limonade remporte le Tour Voile 2018 au bout du suspense !

    Tension maximale et scénario incroyable pour la Super Finale du 41e Tour Voile qui s’est disputée ce dimanche à Nice. Après 15 jours d’un duel acharné, les équipages de Lorina Golfe du Morbihan et de Beijaflore se

    23 juillet 2018 • Diam 24, Monotypie, Tour de France à la Voile • Vues: 1264