Volvo Ocean Race
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  • Homme à la mer sur Team Sun Hung Kai/Scallywag

    26 mars 2018 • 2017-18, Course au Large, Volvo Ocean Race • Vues: 334

  • Cécile Laguette de retour en Figaro

    26 mars 2018 • 2017-18, Course au Large, Figaro 2, Monotypie, Volvo Ocean Race • Vues: 272

  • Jérémie et Martin vous offrent deux descriptions authentiques de la vie à bord ! Accrochez-vous, ils ont l’oeil aussi affûté que leurs plumes…

    Jérémie Lecaudey – Vestas 11th Hour Racing

    Tu sais que tu es avec un bon équipage, lorsqu’après quelques jours passés dans l’étape la plus extrême… tu peux sentir la tranquillité. Il y a maintes et maintes manières de stresser sur un bateau : l’eau qui s’engouffre à l’intérieur, le mal de mer, la nourriture, l’hydratation, et plus simplement, les autres, qui peuvent également te stresser.

    “On reste cool, peu importe la situation, ça ne fait rien si on est premier ou dernier, on s’en tient à nous mêmes. Il n’y a aucun intérêt à stresser les autres, ce n’est pas comme ça que tu tires le meilleur de chacun.” Les mots du skipper Charlie Enright alors qu’on prépare des cafés pour l’équipe sur le pont… On peut voir MAPFRE sous notre vent, avec Dongfeng en second-plan de Tony Mutter, qui est à la barre dans 25 noeuds de vent.

    Notre navigateur Simon Fisher est à moitié endormi à la station de navigation, tentant de se relaxer après un changement de voile pour garder le rythme imposé pas les leaders. En général, Simon dort deux heures à la fois, et se fait réveiller si quelque chose semble anormal comparé aux autres bateaux. “Tu peux devenir fou si tu commences à trop réfléchir : est-ce qu’on a le bon matossage, est-ce qu’on navigue avec les bonnes voiles, notre cap est-il le bon etc. Je trouve plus utile de rester cool et faire un changement à la fois.”

    Après une semaine dans cette septième étape, à sept jours du Cap Horn, tu peux sentir l’atmosphère relax de marins professionnels, faisant leurs jobs dans des conditions extrêmes, naviguant du mieux qu’ils peuvent, au sein des bateaux de tête !

    Martin Keruzoré – Dongfeng Race Team

    Un premier round sans trop de dégâts. A première vue, les bonhommes et le bateau vont bien. Intérieurement c’est une toute autre histoire qui se raconte. Cela fait une semaine aujourd’hui que nous avons largué les amarres, dit au revoir. Une semaine que nous sommes éloignés de tous contact et de tout confort. En approche du point Nemo (48°52.6′S 123°23.6′W), nous serons bientôt plus proches de nos amis dans l’espace que de toute civilisation terrestre. Le morceau de cailloux le plus près se trouvant à plus de 2600 km de notre petit bateau rouge.

    Une semaine, des heures d’effort et de résistance à en croire les cicatrices du temps laissées sur les gueules de nos marins. Les quarts passés sur le pont sont interminables, 4 heures sans fin, sans horizon. Le temps est gris, la mer est forte et les paysages défilent à grande vitesse sans que personne n’y porte réelle attention. On retrouve les regards d’un lundi matin, d’un retour au bureau après un beau et long week-end.

    Ces visages, emprisonnés dans un ciré humide et une cagoule en néoprène en disent long. Ces yeux vident, fermés presque aveuglés par tant d’effort. Nous naviguons dans un nuage de froid, glaçant et pénétrant, frappant au coeur les équipiers, un froid qui te prend et t’affaiblît avec le temps. Cette première semaine n’était qu’un galop d’essai, une mise en bouche de ce que le Pacifique nous réserve encore.

    La semaine suivante s’annonce de même goût mais d’une toute autre intensité. Plus, encore plus de vent, plus de houle, plus sud, plus froid, plus de fatigue, plus éprouvante encore. Jusqu’où ces femmes et ces hommes peuvent aller, où sont leurs limites. La réponse est simple, Ils n’ont pas le choix, il n’y a pas d’échappatoire, la dépression est trop importante pour prendre les chemins de traverse. Il faut y aller, la réussite à la clé, cible de toutes motivations, le Cap Horn comme trophée.

    • Paroles d’Onboard Reporter #8 •

  • Avantage MAPFRE dans « une étape d’anthologie »

    24 mars 2018 • 2017-18, Course au Large, Volvo Ocean Race • Vues: 254

  • Une étape d’anthologie

    23 mars 2018 • 2017-18, Course au Large, Volvo Ocean Race • Vues: 189

  • Au ras de la porte des glaces

    22 mars 2018 • 2017-18, Course au Large, Volvo Ocean Race • Vues: 177

  • Martin Keruzoré et Yann Riou nous envoient leurs premières impressions d’une étape qui s’annonce être tout sauf une partie de plaisir !

    Martin Keruzoré

    Ce matin, les albatros sont là, virevoltant dans notre sillage. Ils sont là, tels des gardiens nous accueillant aux portes du Pacifique sud.

    A l’horizon, ils sont grands, majestueux, ils dessinent notre route, une route au 180° qui nous envoie directement au cœur du sujet, dans quelques jours, nous serons contraints de longer la zone des glaces située à 54 degrés Sud. Aujourd’hui, les paquets de mer qui dévalent le pont nous informent de notre progression de par la température qui a déjà perdu quelques degrés.

    Déjà deux jours que nous avons quitté Auckland et c’est un tout autre climat que nous rencontrons. Le soleil est bas, la lumière se fait plus blanche et froide. La mer s’affole et les crêtes s’envolent grâce a une belle brise de plus de 25 nœuds. On se rapproche, on le ressent. Le Grand Sud nous ouvre ses bras et nous attend. Il est prêt à nous recevoir, prêt à nous faire partager sa longue houle et ses vents glaçants. A bord, cette invitation ne fait pas sauter de joie l’équipage. Les regards se croisent, on échange et on se questionne sur la météo, cette zone du globe, très peu connu des marins. A quelle sauce allons-nous être mangés ? Une chose est sure, cela ne sera pas de tout repos, cela va être fort et intense, le thermomètre frôlera avec le 0 degré et les vagues rendront le terrain de jeux particulièrement périlleux.

    Yann Riou – Navigation à travers les fuseaux horaires

    C’est parti! Deuxième journée de cette étape du grand sud qui nous emmènera à Itajaí en passant par le célèbre Cap Horn. Petit événement, nous venons tout juste de passer l’antiméridien. C’est à dire qu’en heure locale, on est le 19 mars, alors qu’il y a encore quelques minutes, on était le 20 mars, c’est à dire demain! Vous me suivez?

    Alors pour dire la vérité, ce changement de date quelque peu anecdotique ne nous a pas trop perturbé. Mais ce qui est sûr, c’est qu’en naviguant bientôt plein Est, on s’apprête à subir les effets d’un décalage horaire continu d’un peu moins d’une heure par jour, et ce jusqu’au Cap Horn. Pour s’y retrouver, à bord, nous nous servons de l’heure UTC pour tout ce qui est communication avec la terre (prise de fichiers météo, lives avec l’organisation…). Pour le fonctionnement interne du bateau (repas, quarts, etc…), nous utilisons une heure correspondant à un fuseau intermédiaire entre celui d’Auckland, et celui du Cap Horn.

    Pas toujours complètement intuitif, mais on fini par s’y retrouver !

    Pour synthétiser tout ça, je propose de répondre à la question suivante.

    Sachant que l’on est parti de Auckland le 18 Mars à 14:00
    Supposant que j’envoie 5 photos tous les jours au coucher du soleil à Volvo Ocean Race
    Supposant que l’on mettra exactement 19 jours pour rejoindre Itajai
    Combien de photos vais-je envoyer en tout?

    • Paroles d’Onboard Reporter #7 •

  • Veillée d’armes

    20 mars 2018 • 2017-18, Course au Large, Volvo Ocean Race • Vues: 148

  • Course de vitesse plein sud !

    19 mars 2018 • 2017-18, Course au Large, Volvo Ocean Race • Vues: 180

  • En route vers Itajaí !

    18 mars 2018 • 2017-18, Course au Large, Volvo Ocean Race • Vues: 242