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  • Déjà 14 inscrits officiels et 13 pré-inscrits

    Le départ du huitième Vendée Globe sera donné dans exactement un an, le 6 novembre 2016. Douze mois jour pour jour avant le top départ, on peut déjà affirmer que le plateau sera fourni, en quantité et en qualité. A ce

    6 novembre 2015 • 2016-17, Course au Large, IMOCA, Vendée Globe • Vues: 324

  • Dans un an, le départ du 8e Vendée Globe !

    A un an jour pour jour du départ du prochain Vendée Globe, la SAEM Vendée organisatrice de l’événement, représentée par le Président du Conseil Départemental de la Vendée Monsieur Yves Auvinet, a présenté à la

    6 novembre 2015 • 2016-17, Course au Large, IMOCA, Vendée Globe • Vues: 678

  • Autant qu’un cycliste du Tour de France ! Sport tranquille, le bateau à voile ? Pas en IMOCA ! Sur des bateaux toujours plus rapides et exigeants il faut être très préparé physiquement pour encaisser ce qu’on fait subir à son corps. Car il n’y a pas que les manœuvres à être très sollicitantes…

    Les premières questions qu’on a tendance à poser aux marins, qu’ils soient solitaires comme sur le Vendée Globe ou en double comme sur la Transat Javques Vabre, concernent leur fatigue, leur manque de sommeil et leurs éventuelles pertes de poids. Elles sont pertinentes mais comme dans la vie à terre, à préparation physique égale tout le monde n’est pas logé à la même enseigne. Sébastien Josse par exemple explique qu’il ne perd pas du tout de poids « mais qu’un transfert très net s’opère entre ma masse graisseuse et ma masse musculaire ». A contrario, Jérémie Beyou assure : « je perds entre 3 et 4 kilos sur une transatlantique en IMOCA. Je fonds dès les premiers jours de course. L’effort est très violent et il faut être musclé, bien gainé, pour envoyer des manœuvres dures car les charges sont très importantes en IMOCA». L’effort ? Les efforts faut-il lire… et ils sont très nombreux. Il y a les manœuvres bien sur, les prises et renvois de ris, les virements de bord, les empannages, mais n’oublions pas le matossage, cette pratique qui consiste à déplacer les poids pour équilibrer le bateau : plusieurs centaines de kilos (autour de 500 à 600) à chaque virement !

    N’oublions pas non plus le stress mental, qui représenterait près d’un tiers de la fatigue enregistrée et de la dépense énergétique, selon Jean-Yves Chauve, médecin des coureurs au large depuis des années. Ne laissons pas de côté encore les amplitudes de température selon la latitude : lutter contre le froid ou contre la chaleur tire sur l’organisme. En outre, « le simple fait de tenir en équilibre sur le bateau qui bouge en permanence et de prendre des postures pour ne pas tomber demande beaucoup d’énergie » poursuit Jean-Yves Chauve. Et le tout est subi par des organismes en déficit de sommeil, qui fractionnent au maximum leurs temps de repos, s’accordant rarement des siestes de plus de 30 minutes de sommeil continu.

    Deux fois plus de dépense calorique qu’un terrien lambda

    On comprend mieux pourquoi beaucoup de marins en IMOCA peaufinent énormément à la fois leur préparation physique et leur alimentation avant, pendant et après la course. Quantifier est très difficile mais on commence tout de même à avoir quelques idées sur la question. Globalement, un marin à bord d’un IMOCA consomme 5000 à 6000 calories par jour. C’est deux fois plus qu’un terrien avec une activité physique normale ! Jean-Yves Chauve emploie une autre image, peut-être encore plus parlante : « Cette dépense de 6000 calories, c’est la même que celle qu’on enregistre chez un coureur du tour de France cycliste ! On ne dirait pas qu’on brûle autant d’énergie sur un bateau, où vu de l’extérieur l’effort paraît moins spectaculaire. En IMOCA c’est pourtant bel et bien le cas ! »

    Plusieurs mois pour récupérer vraiment

    Résultat : à l’arrivée de la course, une fatigue profonde a fait son travail de sape dans le corps des skippers. Nous en avons interviewé cinq sur ce sujet (Yann Eliès, Jérémie Beyou, Armel Le Cléac’h, Sébastien Josse et Morgan Lagravière) et tous s’accordent à dire qu’il faut non pas des jours, non pas des semaines… mais bien plusieurs mois – 2 ou 3 selon les individus – pour vraiment se remettre d’une grande course en IMOCA ! « C’est tout à fait exact » confirme le docteur Chauve. « Même chez ces sportifs de haut niveau comme eux, on cumule d’une part la fatigue liée au sommeil désynchronisé et d’autre part une usure générale du corps. Le tout met du temps à se remettre à niveau. C’est aussi pour cela qu’il faut respecter les marins. »

    La différence de sollicitation entre une course rapide comme la Transat Jacques Vabre et un tour du monde de trois mois comme le Vendée Globe ? Elle est surtout liée au fait d’être en double ou en solitaire, « parce que j’ai comme l’impression que le Vendée Globe devient lui aussi un sprint, en tous cas entre ceux qui jouent la gagne ! » En double, on peut compter sur l’autre mais on pousse davantage le bateau. En solitaire, le niveau de stress est maximal et lui aussi est générateur de fatigue « pour environ un tiers de la dépense énergétique totale » répète Jean-Yves Chauve… « La voile de compétition est un sport physique mais on y fait aussi beaucoup marcher son cerveau, c’est d’ailleurs ce qui le rend passionnant ! ». Passionnant et exigeant donc, sans compter les éventuelles traumatologies liées à de toujours possibles accidents. « C’est logique : plus les bateaux vont vite, plus le corps sera sollicité en cas de choc ou de décélération brutale. Si vous rentrez dans un mur à vélo à 30 km/h, vous vous faites très mal. Il faut donc faire très attention à l’interface homme/machine : les bateaux sont toujours plus puissants et plus rapides, mais le corps humain lui, aura toujours des limites. » Ultra préparés, les marins qui courent en 60 pieds tentent de minimiser ces risques au maximum, évidemment. Mais ils existent. Toujours envie de vous aligner au départ du prochain Vendée Globe ?

    • La dépense physique des marins IMOCA en course •

  • Peut-on envisager un Vendée Globe sans la participation de Jean Le Cam ? De fait, il n’a pas manqué une seule édition depuis 2004 et son inoubliable 2e place, à moins de sept heures du vainqueur Vincent Riou. Heureux propriétaire du bateau avec lequel il a remporté la dernière Barcelona World Race aux côtés de Bernard Stamm, Jean est le 22eme pré-inscrit pour le Vendée Globe 2016 et en quête de partenaires pour s’aligner une nouvelle fois au départ des Sables d’Olonne, le 6 novembre 2016.

    Jean, tu es officiellement pré-inscrit au Vendée Globe, cela change quoi concrètement ?

    Jean Le Cam : « Disons que c’est une bonne chose de faite, une étape supplémentaire validée dans la procédure de participation au Vendée Globe. Cela assure d’avoir une place sur les pontons puisqu’il y aura au maximum 27 participants à la prochaine édition. »

    Il te reste toutefois une grande marche à franchir avant d’officialiser ton inscription : finaliser ton budget. Où en sont tes recherches de partenaires ?

    Jean Le Cam : JLC : « Elles avancent. Aujourd’hui, nous travaillons davantage sur l’orientation stratégique du projet, le montage de l’histoire. Quand on va chercher des partenaires, il faut être carré dans sa tête et savoir précisément ce qu’on leur vend. Une fois qu’on a une démarche claire, le reste suit. »

    Justement, que recherches-tu ?

    Jean Le Cam : « Nous sommes partis sur l’idée d’avoir un partenaire fédérateur qui bénéficiera d’une grande visibilité sur la coque mais ne donnera pas forcément son nom au bateau qui pourrait même s’appeler « Jean Le Cam » – ce serait un peu le luxe (rires) ! A côté de ce partenaire principal, il y aura d’autres sponsors qui seront visibles sur les voiles. Je souhaite fédérer autour de moi
 des partenaires qui partagent mes valeurs. Idéalement, je recherche un budget de 1,3 million d’euros sur deux ans incluant la préparation du bateau, des opérations de RP et bien sûr la participation au Vendée Globe qui est le point d’orgue du projet. J’envisage une possible extension du programme jusqu’en 2020 avec la Barcelona World Race en double aux côtés d’un jeune skipper que j’accompagnerai jusqu’au Vendée Globe 2020. M’impliquer dans une telle démarche de transmission de savoirs me plairait bien. »

    Il était évident pour toi de racheter l’IMOCA avec lequel tu as remporté la dernière Barcelona World Race (l’ex Foncia, plan Farr de 2007 avec lequel Michel Desjoyeaux a remporté le Vendée Globe 2008-2009) ?

    Jean Le Cam : « Oui, je n’avais pas vraiment le choix puisqu’il s’agissait du dernier bateau compétitif disponible sur le marché. Je l’ai acheté à mes frais, en faisant un emprunt à la banque… Je connais bien ce 60 pieds IMOCA, nous avons passé un an à son bord avec Bernard Stamm en comptant les navigations de préparation, la participation à la Barcelona World Race et le convoyage retour jusqu’à Port-la-Forêt, où est désormais basé le bateau. Je sais qu’il est fiable et donc intéressant pour remplir le premier objectif qui est de finir le Vendée Globe. Ce bateau a des atouts et j’ai clairement identifié les optimisations à prévoir pour augmenter encore son potentiel. L’idée de repartir autour du monde sur ce support me plaît bien, c’est toujours sympa de pouvoir se perfectionner, d’aller plus loin, de mieux connaître le bateau. Je me sens en confiance avec ce 60 pieds qui va me permettre de monter un joli projet. C’est essentiel car un tour du monde, ce n’est pas rien, ça ne se prépare pas en cinq minutes. Les gens ne se rendent pas forcément compte de ce que ça implique. »

    Nous sommes à un an du prochain Vendée Globe, le timing s’accélère et tu n’as pas encore de partenaire. Cette situation ne t’inquiète-t-elle pas ?

    Jean Le Cam : « Non, pour la dernière édition j’ai bouclé mon budget très tardivement. C’était au mois de février, avec un IMOCA loué qu’il fallait aller chercher en Espagne. C’était encore un autre défi ! Cette fois, je suis propriétaire du bateau et il est déjà en Bretagne. »

    Quels seront tes objectifs sportifs avec ce bateau ? Faire aussi bien que la dernière fois (5e place) ?

    Jean Le Cam : « Oui, voilà. Il sera difficile de monter sur le podium car il y aura beaucoup d’IMOCA plus récents que le mien. Mais la fiabilité de mon bateau sera un atout et je pense qu’une place dans le Top 5 est jouable. Mon projet est axé sur la notion de partage et je souhaite aussi écrire une belle histoire avec les partenaires et le public. C’est essentiel pour moi. J’estime que si tout le monde est content, on a gagné. »

    Le Vendée Globe 2016-2017 sera-t-il ton dernier ?

    Jean Le Cam : « Probablement. J’aurai 57 ans au moment du départ de la prochaine édition, et donc 61 ans pour la suivante, en 2020… »

    As-tu prévu de participer à des courses de préparation, comme la New York-Les Sables d’Olonne ?

    Jean Le Cam :« Non, car nous serons en pleine phase de préparation. Il y a des priorités. Je préfère arriver au départ du Vendée Globe avec un bateau bien optimisé. Ces épreuves sont intéressantes pour des skippers qui ont un sponsor depuis longtemps et travaillent dans la continuité. Cela n’est pas mon cas. Chaque chose en son temps, aujourd’hui je recherche les financements. »

    C’est avant tout le Vendée Globe qui intéresse les partenaires potentiels ?

    Jean Le Cam : « Oui, très clairement. Les retombées du Vendée Globe sont sans commune mesure avec celles des autres épreuves du circuit IMOCA. Pour les entreprises intéressées, c’est donc le moment d’investir dans la voile ! »

    On te sait passionné de technique et d’innovations. Que penses-tu de l’apparition des foils sur les IMOCA ?

    Jean Le Cam : « Je pense qu’on n’avait pas besoin de ça. Si on veut vraiment aller plus vite, on n’a qu’à faire courir le Vendée Globe en multicoques ! Les foils ne vont pas dans le sens de la fiabilité et de la sécurité, ni dans celui de la diminution des budgets. Ce n’est pas raisonnable. Je pense qu’on se trompe en allant dans le sens de l’explosion technique qui fait enfler les budgets. Il faudrait à l’inverse recréer de l’accessibilité pour des jeunes qui veulent rentrer dans la classe. En plus, ces appendices ne seront pas au point pour le prochain Vendée Globe. Ils ne fonctionneront pas avec ces IMOCA neufs, ni avec ceux d’ancienne génération, si certains en installent. Ils seront vraiment efficaces sur des bateaux conçus spécialement autour de cette innovation, avec de nouvelles formes de carène étudiées pour. Et ces bateaux rendront obsolètes l’ensemble de la flotte actuelle. Pour résumer, les foils, c’est cher, on n’est pas sûr que ça marche et ça casse. Moi qui vais partir avec un monocoque plus conservateur, cette innovation me va bien (rires) ! »

    • Peut-on envisager le Vendée Globe sans Jean Le Cam ? •

  • IMOCA, un plateau sportif d’exception

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    9 octobre 2015 • 2015, 2016-17, Course au Large, IMOCA, Transat Jacques Vabre, Vendée Globe • Vues: 415

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    7 octobre 2015 • 2015, 2016-17, Course au Large, IMOCA, Transat Jacques Vabre, Vendée Globe • Vues: 675