Classe Figaro Bénéteau
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  • Alexis Loison impérial

    Des Îles anglo-normandes à la Jument des Héaux au largue sous spi, est une course de vitesse, de conduite du bateau ; un moment où la gestion du sommeil et l’alimentation depuis le départ se font ressentir… Les leaders

    5 juillet 2018 • Figaro 2, Monotypie, Solo Normandie • Vues: 943

  • Excellentes conditions pour le départ

    En fin de matinée, les solitaires ont largué les amarres pour rejoindre la zone de départ ; une petite brise d’Est et une mer plate les accueillent le temps d’installer le plombage de leur moteur et de manger une

    2 juillet 2018 • Figaro 2, Monotypie, Solo Normandie • Vues: 613

  • Portrait des skippers, la suite (mais pas la fin)

    Deuxième journée sur la Solo Normandie – Crédit Agricole, au programme (en dehors du Mondial de Foot) : suite des opérations de contrôles de sécurité et de jauge ; trois bateaux seront à vérifier demain dès

    30 juin 2018 • Figaro 2, Monotypie, Solo Normandie • Vues: 1008

  • Les enjeux de la Solo Normandie

    Une semaine après la “Le Havre AllMer Cup, 23 skippers de la Classe Figaro Bénéteau 2 sont attendus sur la ligne de départ de la Solo Normandie – Crédit Agricole 2018, lundi prochain. Au programe de cette

    29 juin 2018 • Figaro 2, Monotypie, Solo Normandie • Vues: 458

  • Lunven, insatiable navigateur

    Quelques semaines après son retour d’Auckland et profitant d’une pause sur la Volvo Ocean Race (tour du Monde en équipage avec escales), Nicolas Lunven, navigateur à bord du monocoque Turn The Tide on Plastic skippé par

  • La Solo Normandie en cette mi-mars n’a pas fait dans la douceur

    Avant le départ, la météo compliquée avec 24 heures de vent soutenu venait perturber la direction de course ; le parcours initial était modifié pour permettre aux solitaires de naviguer davantage dans le ‘sud’ du plan

    19 mars 2017 • Figaro 2, Monotypie, Solo Normandie • Vues: 1291

  • Le parcours 3 vers Cherbourg-en-Cotentin se profile

    Compte tenu de la météo incertaine dans la soirée de vendredi et de la nuit à suivre, le Comité de Course de la Solo Normandie – Championnat de France Elite Course au Large avait retenu trois parcours possibles. Ce

    16 mars 2017 • Figaro 2, Monotypie, Solo Normandie • Vues: 1326

  • 24 skippers au départ de la Solo Normandie

    A quelques jours du départ, la 8ème édition s’annonce comme un cru d’excellence : par le nombre d’inscrits qui égale celui de 2015 et par le plateau des navigateurs engagés. Des skippers aux avant-postes des derniers

    14 mars 2017 • Figaro 2, Monotypie, Solo Normandie • Vues: 1463

  • C’est le grand retour de Nicolas Lunven sur la Solitaire Bompard Le Figaro. Après deux ans d’absence, le skipper morbihannais prendra part, le 19 juin à Deauville, à sa huitième Solitaire, une course qui lui colle à la peau et qui l’a vu remporté sa plus grande victoire de marins professionnels en 2009. Deuxième de la Transat AG2R La Mondiale avec Gildas Mahé, quatrième de la Le Havre All Mer Cup, le navigateur, qui court sous les couleurs de Generali, a réussi son début de saison et s’affirme comme un prétendant au podium sur le cru 2016 de la Solitaire.

    Que signifie pour toi la Solitaire du Figaro ?

    C’est l’une des plus belles courses à faire en solitaire. On dit souvent que c’est d’ailleurs la plus dure au Monde ! C’est aussi une épreuve qui a marquée la course au large avec de sacrés vainqueurs. Nous allons aborder, tout de même, sa 47ème édition ! Elle est difficile car elle allie des parcours côtiers et au large sur deux à quatre jours, nous naviguons à armes égales sur des monotypes et le niveau est toujours très élevé. Elle est difficile car c’est une lutte perpétuelle contre soi-même pour notamment ne pas dormir.

    Peux-tu revenir sur ta victoire en 2009 ? Tu avais 26 ans, tu n’étais pas particulièrement attendu sur la première marche du podium ?

    C’est vrai que je n’étais pas attendu. Je ne venais pas pour gagner. Quand tu arrives à aller au-delà de tes objectifs, c’est du bonheur. Elle a marqué un tournant dans ma carrière. Une victoire sur la Solitaire, ce n’est pas anodin surtout devant des cadors de la discipline comme Michel Desjoyeaux, Fred Duthil, Yann Eliès, Jérémie Beyou, Armel Le Cleac’h.

    Que faut-il de plus que ses concurrents pour remporter la Solitaire ?

    Tout le monde essaie de savoir, personne n’a vraiment la réponse. Il faut être prêt à se faire mal, avoir une énorme envie, se mettre dans un état d’esprit particulier. Il faut aussi évidemment avoir un voilier totalement à sa main. Une Solitaire, cela se joue au millimètre. Nous naviguons à armes égales. Parfois, un choqué d’un centimètre de grand-voile ou de génois peut faire la différence. L’investissement physique et mental est, enfin, très, très important.

    Tu as fêté ton retour sur le circuit Figaro avec une belle deuxième place sur la Transat AG2R La Mondiale et une quatrième convaincante sur la Le Havre All Mer Cup. Est-ce que ces performances t’ont rassuré ?

    Ce n’est pas dans mon naturel d’être totalement rassuré sur mes performances. Cette deuxième position est un bon point tout comme la quatrième sur la Le Havre All Mer Cup. En Normandie, en solitaire, même si j’ai mis un peu de temps à retrouver certains automatismes au début car on venait de récupérer nos voiliers via un cargo qui revenait de Saint-Barth, j’ai gagné une course et j’avais la vista. Je préfère arriver au départ d’une course avec un maximum d’humilité, faire mon truc discrètement dans mon coin.

    Yann Eliès et Jérémie Beyou, triple vainqueur de la course, ne sont pas engagés sur cette édition, Vendée Globe oblige, tu y vois une opportunité pour toi ?

    J’y vois une opportunité pour l’ensemble du plateau ! Je ne veux pas faire de calculs. Il y aura au départ de cette Solitaire Bompard Le Figaro une multitude de marins capables de l’emporter. Je pense aux jeunes comme Allan Robert ou Sébastien Simon et à des skippers comme Charlie Dalin, Xavier Macaire, Anthony Marchand, Erwan Tabarly, Thierry Chabagny.

    • Nicolas Lunven le retour ! •

  • La Solitaire Bompard – Le Figaro s’élance le 19 juin prochain de Deauville, avec une première étape de 510 milles qui emmènera les concurrents à Cowes (Ile de Wight), en Angleterre. Ce sera la 11e participation d’Alexis Loison qui, fort de son expérience et d’un très bon début de saison, fait partie de la dizaine de marins qui peuvent espérer emporter cette course mythique. Il revient sur le parcours, sa préparation et son état d’esprit à 10 jours du départ.

    Tu attaques ta 11e Solitaire de suite, avec de beaux résultats ces dernières années (dont une victoire d’étape il y a 2 ans), quels sont tes objectifs sur cette édition ?

    « Mon objectif est clair : je veux terminer sur le podium à La Rochelle (arrivée finale de la Solitaire le 8 juillet prochain). Je me suis classé sixième en 2015 et cela fait trois ans que je suis troisième à mi-course, je pense que j’ai les moyens d’aller me battre devant. »

    Justement, qu’as-tu travaillé cet hiver pour pouvoir maintenir cette place de troisième sur la deuxième moitié de course ?

    « Dans un premier temps, nous avons bien optimisé le bateau. J’ai notamment changé de mât grâce au soutien d’un nouveau partenaire, Custopol. J’ai également optimisé la forme de certaines voiles avec mes différents maîtres-voiliers, elles m’ont donné entière satisfaction en ce début de saison.
    Côté entraînement, j’ai moins navigué en solitaire que les années précédentes mais ma participation à la Transat AG2R La Mondiale avec Gildas Morvan (Cercle Vert) m’a permis de me confronter à une autre façon de naviguer, qui plus est auprès de quelqu’un comme Gildas qui a énormément d’expérience en Figaro. »

    En mai, tu remportes la Solo Normandie et tu te classes sixième de la Le Havre Allmer Cup, la saison solo a plutôt bien démarré…

    « Oui, je vois que je suis dans le coup, c’est plutôt encourageant à 10 jours du départ de Deauville. J’aborde cette Solitaire plutôt sereinement mais je sais que nous sommes nombreux à avoir envie de gagner ou de faire un podium. Même si je me sens bien sur le bateau et dans ma tête, ce ne sera pas facile pour autant. La Solitaire Bompard – Le Figaro est une course longue et difficile. »

    Cette édition fait la part belle aux parcours près des côtes, quels vont être ses pièges ? Comment vois-tu le parcours ?

    « C’est un parcours plutôt technique et qui peut engendrer pas mal d’écarts, notamment sur les deux premières étapes. Il peut y avoir de sacrés passages à niveau. Il faudra être dans le coup tout de suite, se remettre constamment en question sur son choix stratégique, large ou route directe plus près des côtes, pour trouver le bon compromis entre le vent et le courant. Je m’attends à pas mal de retournements de situation tout au long des étapes, la vigilance sera de mise en permanence car les changements météo pourront être soudains. Si on est en train de dormir à ce moment-là, on peut vite perdre un quart d’heure parce qu’on n’est pas dans le bon rythme. Etant donné le parcours, il faudra exploiter la moindre bascule, être à l’affût tout le temps. C’est la Solitaire « gagne-petit ». »

    Tu as coché une étape en particulier ?

    « La première entre Deauville et Cowes me plaît bien ! C’est un coin que je connais : c’était un peu le même type de parcours lorsque j’ai gagné la première étape il y a deux ans. J’aimerais réitérer. D’autant que je ne serais pas surpris qu’il y ait déjà des écarts importants au terme de cette première étape.
    Mais il peut aussi y avoir un resserrement général juste avant la ligne d’arrivée car le vent peut être faible dans le Solent (bras de mer qui sépare l’île de Wight et l’Angleterre)… Donc oui, j’ai repéré celle-là ! »

    Nous sommes à 10 jours du grand départ de Deauville, quel est ton programme ?

    « Cette semaine je travaille encore sur le bateau, je fignole les derniers détails : je vérifie que tous les systèmes fonctionnent bien à bord, j’en démonte certains pour les réviser et être vraiment sûr de ne pas avoir de soucis. Ce n’est pas du gros bricolage, pas de gros chantier, mais plutôt du check-up pour être serein. Lorsque je serai à Deauville (les concurrents arrivent en parade le 10 juin depuis Le Havre), je me concentrerai sur la stratégie et la météo, même si je suis déjà dessus depuis quelques mois pour réviser les points de passage. A partir de maintenant tout va s’accélérer, je profite des derniers moments de calme car nous sommes souvent sollicités lors de la dernière semaine avant le départ, il faut donc réussir à trouver des temps de récupération. Le fait que mon bateau soit prêt me le permettra plus facilement. »

    • Cette édition 2016 peut engendrer de gros écarts •