Ping-pong

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© Breschi / Mini Transat La Boulangère

A toi, à moi… Difficile d’y retrouver ses petits dans les conditions extrêmement variables qui règnent sur la zone de course. Le vent semble reprendre un peu du poil de la bête en s’orientant sur une composante globalement sud-est. Le groupe positionné le plus à l’est, après avoir beaucoup perdu ces dernières vingt-quatre heures se refait une petite santé. Mais la route est encore longue pour beaucoup avant de toucher terre.

Décidément, cette première étape de la Mini-Transat La Boulangère marquera les esprits. Engagés dans une course de lenteur vers la terre promise, les solitaires ont bien du mal à percevoir quelle conduite adopter tant les classements fluctuent d’un pointage à l’autre. C’est particulièrement vrai en série où les concurrents du groupe de tête se tiennent en quelques milles. Ce matin encore, le trio le plus à l’ouest composé de Rémi Aubrun (Alternative Sailing – Constructions du Belon), Erwan le Draoulec (Emile Henry) et Benoît Sineau (Cachaça 2) tenait la corde. Mais depuis le milieu d’après-midi, le groupe de l’est semble bénéficier d’un meilleur angle pour rallier Las Palmas. Valentin Gautier (Shaman – Banque du Léman) en a profité pour prendre la tête. D’autres devraient en tirer avantage comme Clarisse Crémer (TBS), revenue en sixième position et créditée de la meilleure vitesse des bateaux de série. Dans des conditions aussi indécises, il semble bien que la meilleure des attitudes consiste à s’en tenir à ses choix d’options initiales. Traverser le plan d’eau est le meilleur moyen pour être en déphasage complet avec les sautes d’humeur du vent. Et pourtant la tentation est forte.

Une arrivée collés-serrés ?

En prototype, la bagarre devrait aussi faire rage entre Arthur Léopold-Léger (Antal XPO) et Ian Lipinski (Griffon.fr) un poil plus rapide que son adversaire. Est-ce que la différence de vitesse suffira à combler le retard de presque 18 milles entre les deux concurrents ? En règle générale, le matelas dont dispose Arthur pourrait lui permettre d’envisager l’avenir sereinement. Mais au vu des conditions qui règnent au large des côtes d’Afrique, tout est encore possible. Le skipper rochelais n’a pas encore la pelisse du Griffon sur les épaules… Même s’il est particulièrement difficile de se livrer au petit jeu des pronostics concernant l’heure d’arrivée des premiers, il semble raisonnable de tabler sur le milieu de matinée pour le premier passage de ligne.

Madère amère

Pour ceux qui croisent encore au large de Madère, la question récurrente est plutôt de savoir s’ils parviendront à rallier l’arrivée avant que leurs proches n’aient repris l’avion pour repartir en France. Il reste encore 300 milles à parcourir aux Martin Callebaut (Extasea), Andreas Deubel (www.andreasdeubel.com), Marc Miro Rubio (Alfin) et consorts. Dans des conditions normales d’alizés, ce peut être l’affaire de 48 heures, mais encore faudrait-il que le vent revienne. Pour l’instant, il va leur falloir s’armer de patience. La Mini-Transat va de nouveau mériter son surnom de « plus longue des transats ».

Classement à 15h00 UTC

Prototypes

  1. Arthur Léopold-Léger – Antal XPO – à 78,4 milles de l’arrivée
  2. Ian Lipinski – Griffon.fr – à 17,8 milles du premier
  3. Erwan Le Mené – Rousseau Clôtures – à 47,8 milles du premier
  4. Romain Bolzinger – Spicee.com – à 49,9 milles du premier
  5. Simon Koster -Eight Cube Sersa- à 56,9 milles du premier

Séries

  1. Valentin Gautier – Shaman – Banque du Leman à 118,4 milles de l’arrivée
  2. Erwan Le Draoulec – Emile Henry – à 9,1 milles du premier
  3. Rémi Aubrun – Alternative Sailing – Constructions Du Belon – à 9,3 milles du premier
  4. Benoit Sineau – Cachaca II – à 12,1 milles du premier
  5. Ambrogio Beccaria – Alla Brand Ambeco – à 14,7 milles du premier

Source

Aurélie Bargat / Effets Mer

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