Le point d’Armel Le Cléac’h

© Vincent Curutchet

Vendée Globe 2016 – Le point d’Armel Le Cléac’h Comprenez : conçu pour aller très vite aux allures portantes….

Quand on a terminé deux fois deuxième du Vendée Globe, on ne peut avoir qu’un seul objectif : gagner. Et on n’est pas du genre à traîner en route. Armel Le Cléac’h le prouve : moins de 90 jours après son lancement, le compteur de Banque Populaire VIII affiche déjà plus de 7 000 milles nautiques de navigation en entraînement et en course. Autant de milles qui constituent une prise d’informations essentielle et permettent déjà de premiers retours d’expériences pour Armel Le Cléac’h, bien aidé en cela par Erwan Tabarly. Les deux hommes préparent la Transat Jacques Vabre qui approche à grands pas, mais évidemment le grand objectif est d’être fin prêt pour tenter de gagner le prochain Vendée Globe.

Rapide au débridé et au portant

Ainsi, si Armel estime qu’il est “encore un peu tôt pour tirer des conclusions définitives sur l’apport spécifique des foils”, il a déjà quelques idées bien arrêtes sur son tout nouveau plan VPLP-Verdier. Il a expliqué à son équipe de communication :

« Nous avons multiplié les navigations en juillet et août, au large, en solitaire ou en équipage réduit, en recherchant les conditions de vent et de mer les plus variées possibles. On a ainsi pris le bateau en main sans brûler d’étapes, en analysant et en évaluant chaque sortie avec le Team. A l’issue de ces premières semaines, on a franchi un premier cap, celui de la fiabilisation des systèmes. Le bateau fonctionne. Il répond à nos attentes. Il est rapide là où on l’attendait, et ses points faibles ne constituent pas de surprises. Il est vraiment typé pour le grand large, avec de gros points forts aux allures débridées et au portant.”

Perfectible au près

Connaître parfaitement les points forts et les points faibles de son bateau est primordial pour un candidat à la victoire sur le Vendée Globe. Car c’est un paramètre essentiel notamment dans la stratégie de course, où une des grandes questions sera justement d’optimiser sa route pour tirer parti le plus possible des atouts du bateau et, à l’inverse, minimiser les segments de course où il sera plus en difficulté en terme de vitesse par rapport aux autres.

« Une façon de naviguer toute en anticipation », dit Armel. En outre, il reste un an pour gommer au maximum les points faibles et… rendre encore plus performants les points forts”. C’est très exactement ce qu’explique Armel Le Cléach quand il dit que son Banque Populaire VIII “demeure très perfectible au près. “On l’accepte et on adapte notre stratégie de course en fonction de ces paramètres.”

Chaque sortie en mer est l’occasion d’avancer sur ce dossier primordial. Que ce soit en entrainement ou en course. C’était le cas par exemple lors de la Rolex Fastnet Race le mois dernier et ses 600 milles de navigation au contact, en Manche et Mer d’Irlande.

« Cette course nous a permis, à Erwan et moi, de renouer avec la compétition, de prendre un départ au contact et de connaître ensuite des conditions de navigation très contrastées, avec du petit temps en Manche, et un retour ultra rapide vers les Scilly. On a dans le même temps validé notre qualification pour la Transat Jacques Vabre.»

L’occasion aussi de se rendre compte d’un petit souci de ballast. Celui-ci a privé Armel et Erwan d’un bon résultat sur cette course, mais surtout de vite le régler ensuite. Mieux valait s’en rendre compte là qu’au départ de la Transat Jacques Vabre !

Objectif Vendée Globe 2016

La Transat sera une très bonne façon de se préparer au Vendée Globe, avec 21 IMOCA au départ et un parcours qui correspond au premier grand segment du Vendée Globe, entre les Sables et le Brésil, soit l’approche du contournement de l’anticyclone de Ste Hélène. Armel Le Cléac’h et Erwan Tabarly affichent une ambition de podium qui parait raisonnable. Mais Armel la tempère en estimant que les bateaux de la génération précédente, déjà parfaitement fiabilisés, seront favoris alors que les derniers-nés de la classe IMOCA sont en rodage.

« Les voiliers de la génération précédente sont les favoris. Ils sont parfaitement optimisés et nous servent de référence pour nous étalonner à toutes les allures. Nous rivaliserons aussi avec les derniers nés de la classe qui sont comme nous en phase d’affinage et de mise au point. Cela promet une bagarre de tous les instants, exacerbée par le format du double qui permet de tirer la quintessence de ces bateaux. »

Voilà qui promet, d’autant que le skipper de Banque Populaire VIII ne sera pas en lice uniquement pour faire progresser son tout nouveau bateau. “Un bon résultat sur la Transat Jacques Vabre nous lancerait de manière idéale vers 2016 et le Vendée Globe…» C’est dit.

Source

Agence Mer & Media.

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Texte

Bruno Ménard

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