Quelle est votre implication et quel a été votre rôle dans la venue du circuit à Marseille ?
« Je suis passionné de régate depuis toujours, plus que de course offshore et je souffre du fait que la régate, qui est la discipline la plus internationale, ne soit pas très populaire en France. J’ai souhaité que l’Audi MedCup, qui est de loin, en dehors de l’America’s Cup, la meilleure épreuve au monde, vienne en France. Quand les Espagnols m’ont approché en me demandant de leur trouver une étape française, j’ai accepté avec beaucoup d’enthousiasme. Mais cela a été très difficile de trouver une ville car pour l’instant, il n’y a pas de TP 52 tricolore, même si on trouve des équipiers français à peu près sur tous les bateaux. Et puis nous étions en pleine période électorale.
Heureusement, nous sommes tombés sur la ville idéale pour accueillir ce genre d’événement : Marseille. Souvenez-vous de l’Acte 1 de la 32e America’s Cup en septembre 2004. C’était extraordinaire. Les plus belles images de cette édition de la Coupe ont certainement été réalisées ici, devant la Bonne Mère. Marseille convient très bien à ce type d’épreuve, il y a du vent, c’est une belle ville qui a une grande tradition maritime. Je suis très content que nous soyons ici. »
Y a-t-il des chances de voir un équipage français en 2009 sur le circuit ?
« Oui, c’est probable. Actuellement, il y a plusieurs pistes. Eric Marris, le meilleur Français sur le circuit Farr 40 est très intéressé. Il y a Marc Pajot (dans le cadre de son projet French Spirit pour la 34e America’s Cup, ndr). J’en ai aussi parlé à Lindsay Owen-Jones (Président du Groupe L’Oréal), le propriétaire de Magic Carpet. Et peut-être un budget international, avec la possibilité de l’orienter sur une équipe française. Mais tout repose en fait sur le succès de cette épreuve ici. Le renouvellement l’année prochaine d’une étape en France et la présence d’un bateau français reposent en grande partie sur le succès media de cette l’épreuve ».
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