Les "locaux" d'Aïaccu sont les plus extrèmes et mènent ce groupe de tête, emboîtés par Groix et Royan. Mais en fin de matinée le vent molli et particulièrement à terre. Les bateaux qui ont tiré un bord au large et que l'on croyaient perdu, font leur come-back tel que Cherbourg-Hague qui passe de 26 à 8... le groupe du milieu s'étoffe et enchaîne les virements, d'autres persistent à la côte. Peu avant midi la pétole s'abat sur plan d'eau, au point que le bateau du Pays Bigouden n'est plus manoeuvrant, dérive dans les cailloux, ils abandonnent cette manche safran endommagé.
Pendant ce temps, Royan profite d'une veine de vent miraculeuse qui le propulse en tête, le Grau du Roi tout proche reste comme la plupart des bateaux scotchés sur une mer d'huile.
Un quart d'heure plus tard, le ciel se couvre, la brise revient à une dizaine de noeuds par le large. Granville, parti naviguer sur les rives opposée de la baie, arrive au galot, et pointe en 4ème position. L'équipage du Grau du Roi en a aussi profité et, au jeu des virements répétés en approche de l'arrivée, réussi à passer Royan.
Classement de la Course : 1er le Grau-du-Roi, 2ème Royan, 3ème Ile de Groix, 4ème Aïacciu Granville ne franchira pas la ligne en soutien aux pêcheurs en lutte.
Après une petite pause, un second parcours côtier est envoyé en début d'après-midi : direction Ajaccio après avoir fait le tour des Iles Sanguinaires. Le comité de course rappelle la flotte et décide de mouiller une bouée de dégagement au fond de la petite baie du Cap. Un rappel individuel pour ce nouveau départ. Les voiliers s'élancent, ils arrivent vite et groupés à cette marque, entre les bateaux bâbord et tribord, il faut trouver sa place pour passer.
C'est La Tremblade qui est le plus rapide. La flotte remonte au près entre la pointe corse et les Iles, puis entame le tour des Sanguinaires. Au milieu de ce bord, l'équipage Aïaccu est le premier à envoyer son spi, peu à peu la plupart des concurrents le suivent pour un bord bien serré ... et mouvementé. Evidemment, le classement des bateaux au passage de la pointe des îles sera celui des envois spi. La flotte débride et entame un long bord de vent arrière vers Ajaccio. Palavas, passé en 2ème position, optionne à droite, tandis que Royan et Grau-du-Roi préférent naviguer avec Aïacciu, à terre. Groix se cale entre les deux positions et observe.
Une nouvelle fois, le vent diminue progressivement. Royan loffe le voilier des pêcheurs corse ; cette bagarre les amènent d'avantage à terre. Le Grau-du-Roi laisse faire et suit une route plus largie ; un quart d'heure plus tard, ils seront les premier à empanner pour partir clairement dans le large. Avec cette manoeuvre, il se recale, avec Groix, juste devant le groupe Palavas - Pornic - Lycée Maritime de La Rochelle qui régataient de l'autre côté.
Le vent devient encore plus mou et pétole complétement à terre : Royan resté dans cette option y laissera ses plumes.
En arrivant à approximité d'Ajaccio, une brise locale est établie à 10 noeuds. C'est la fin du parcours, et ça régate, devant c'est serré ! Mais Les Graulais talonnent, Palavas tire un bord de trop, des petits signes de fatigue en fin de journée qui profitent aux autres bateaux : Ile de Groix remporte cette courses n°3. Le Lycée Maritime de La Rochelle est second, AÏacciu 3ème, Palavas 4ème, Lorient 5ème.
C'est donc, toujours sous le soleil, que les 29 équipages du Défi des Ports de Pêche ont regagné le port Tino Rossi en fin d'après-midi. Ils ont apprécié les parcours : "du côtier !" et un magnifique tour des Iles Sanguinaires.
Ile de Groix confirme sa première place du classement général avec 2 victoires sur 3 manches, et prennent une bonne option pour gagner une nouvelle fois le Défi. Derrière Grau-du-Roi (2ème), Palavas-les-Flots (3ème) et Aïacciu (4ème) sont à égalité de points.
Au classement Lycée Maritime, c'est La Rochelle qui prend la tête, ils sont aussi 5ème du général.
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