Sur The Artemis Transat, la Class40, animée d’une flotte homogène, de bon niveau, de skippers aussi hétéroclytes que solidaires qui ne cessent de faire des émules sur toutes les mers du monde, a tenu son public en haleine…
L’italien Giovanni Soldini a certe dominé cette anglaise Transat mais dans le sillage de son Class40, un peloton de skippers jeunes et moins jeunes, connus ou inconnus, a bataillé du début à la fin, avec justesse, en bons marins et en régatiers avisés.
Etonnante alchimie en effet que cette Class40 qui sait regrouper avec bonheur de « vieux » loups de mer comme Halvard Mabire ; de jeunes skipper issus du 6,50 à l’image de Boris Herrmann, Yvan Noblet, Louis Duc ; d’habitués du cricuit IRC pour Thierry Bouchard et Christophe Coatnoan ; de skippers de 60 pieds comme Giovanni Soldini, Miranda Merron, etc.
Les skippers de la Class40 : un groupe solidaire
Cette jeune classe, accessible aux amateurs et digne d’intérêt pour les professionnels, regroupe en effet des marins très différents… mais ils partagent tous le même plaisir : celui de la régate océanique de haut niveau. Entraide et rigolades régnaient d’ailleurs sur le ponton des Class40 avant le départ de cette mythique et difficile transat. Les skippers de la Class40 forment tout simplement un groupe, solidaire.
Du haut de ses 4 années d’existence, la Class40 a en effet su garder un esprit ouvert, convivial et accessible : son crédo originel.
La pression des sponsors n’est pas omniprésente. Les enjeux sportifs restent intimement mêlés au goût de l’aventure. Le moteur est le même pour tous : construire une classe qui leur permet tout simplement de vivre leur passion.
Une émulation synonyme de performance
Désormais dotée d’une jauge stabilisée pour 4 ans et d’un calendrier riche et diversifié, la Class40 ne cesse de faire des émules… dans le monde entier. A l’image du plateau sportif de cette Artemis Transat qui regroupait 4 nationalités (Allemagne, Angleterre, France, Italie) pour 11 engagés, la Class40 attire de plus en plus de skippers notamment venus d’Espagne, de Grande Bretagne, d’Italie, mais aussi des USA. Six bateaux régatent déjà aux Etats-Unis et deux nouveaux prototypes viennent d’être mis à l’eau au Québec.
L’émulation est également forte chez les acteurs de la filière nautique, avec pas moins de 16 architectes et 18 chantiers engagés dans la conception-construction de Class40 de série ou de prototypes.
Sur The Artemis Transat, 7 architectes étaient représentés. Ainsi, malgré les séries dejà bien en place (comme le Pogo ou l’Akilaria) la diversité est bel et bien là, synonyme d’une réelle ouverture mais aussi d’une saine course à la performance…
Une flotte sûre
Cette recherche de performance ne se conçoit cependant pas au détriment de la fiabilité et de la sécurité. Après trois grandes épreuves transatlantiques : la Route du Rhum 2006, la Transat Jacques Vabre 2007 et cette Artemis Transat 2008, aucun défaut structurel n’est à déplorer. L’abandon d’Yvan Noblet la semaine dernière étant fort probablement dû à un choc avec un tronc d’arbre. Son Class40 ayant déjà été validé et fiabilisé depuis sa mise à l’eau, en juin 2006.
La Class40 court toujours !
Après cette passionnante transat, la Class40 reste en course ! Dés le 8 juin prochain, une épreuve est organisée au départ de Marblehead pour rallier Halifax, en double ou en équipage. « Cette course sera l’occasion pour les nord-américains de satisfaire leur curiosité grandissante au sujet des Class40 », précise Jacques Fournier, président de la classe.
Viendra ensuite, en juillet, la magique Québec-Saint Malo : épreuve ô combien conviviale où les équipages se donnent à fond sur ce parcours retour vers la cité malouine. Saint Malo qui sera le point de départ fin août des 1000 Milles Britanny Ferry, une épreuve exclusivement dédiée aux Class40.
Enfin, en septembre, tombé de rideau sur cette saison 2008 avec le Morbihan Mondial 40 à la Trinité sur Mer.
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