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\ Course océanique \ The Transat \
The Artemis Transat 2008 : Jour 1 à 10 |
| © Yvan Zedda |
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Mich' Desj', 1er à tomber sur le front !
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La cérémonie de remise des prix qui s'est tenue hier soir au Boston Harbor Hotel clôture cette édition 2008 de The Artemis Transat. Une épreuve dont nous vous livrons aujourd'hui les temps forts, jour par jour. Un récapitulatif des prix attribués est disponible en fin de document.
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Jour 1 (11 mai 2008) - Départ en douceur
Le début de cette treizième édition de The Artemis Transat s'annonce laborieux pour les treize solitaires en monocoque Imoca : dès le départ, la brise n'a pas dépassé dix nœuds et le clapot levé par les centaines de bateaux spectateurs gênait considérablement la progression des bateaux vers le Sud. Mais au fur et à mesure que les concurrents s'éloignaient des côtes de Plymouth, la brise tournait à l'Ouest en se stabilisant, au bénéfice de Loïck Peyron qui parait le premier le phare d'Eddystone.
Jour 2 - Montée en régime
Après une journée de mer, les treize monocoques glissent toujours sous spinnaker maxi à plus de treize nœuds de moyenne et ce rythme, encore modéré, devrait sensiblement s'accélérer la nuit prochaine avec le renforcement de la brise d'Est. Le positionnement différent en latitude des leaders marque déjà des tendances stratégiques, les plus au Sud étant en tête. 274 milles en 24 heures (soit presque 1/10ème du parcours), près de onze nœuds et demi de moyenne depuis le départ de Plymouth malgré le petit temps des côtes anglaises, quatorze nœuds lors des derniers pointages : le rythme de The Artemis Transat prend des tours !
Jour 3 - Passation de pouvoir
La face Nord d'une dépression au large de la Bretagne n'a pas été de tout repos pour les treize monocoques Imoca, au point que Marc Guillemot est tombé violemment sur une côte. Le rythme est donc encore monté d'un cran et les leaders se succèdent en tête, Yann Eliès ayant pris le commandement ce mardi après-midi. Mais la traversée d'une zone de vents faibles peut redistribuer les cartes dès demain mercredi. Au lieu de la vingtaine de nœuds annoncés, ce sont presque trente nœuds qui ont soufflé la nuit dernière et les monocoques ont pu allonger allégrement la foulée pour aligner près de 370 milles ces 24 dernières heures, soit 15,4 nœuds de moyenne.
Jour 4 - Chassé-croisé
Un repos bien mérité : voilà ce qui ressortait des commentaires des treize solitaires ce mercredi ! Il faut dire que le rythme a été extrêmement soutenu depuis trois jours et que les skippers ont investi beaucoup d'énergie pour ne pas se faire décrocher. Les skippers interrogés à la vacation radio de midi n'étaient d'ailleurs pas du tout sur la même longueur d'onde quant à savoir s'il fallait perdurer sur une voie proche de l'orthodromie à l'image des deux leaders, Michel Desjoyeaux (Foncia) et Yann Eliès (Generali), ou s'il fallait se décaler un peu plus au Sud comme Sébastien Josse (BT) et Vincent Riou (PRB) suivi par Armel Le Cléac'h (Brit Air). En position d'attente au centre, Loïck Peyron (Gitana Eighty) était en situation de changer d'orientation au cas où l'un des deux groupes tirait mieux son épingle du jeu.
Jour 5 - Desjoyeaux sort du jeu
Hautes ou basses pressions, la situation sur l'Atlantique Nord est pour le moins fluctuante, incertaine et inhabituelle : un vent établi de secteur Sud-Ouest n'est pas attendu avant samedi. D'ici là, les solitaires avancent par à-coups au gré de risées qui balayent un plan d'eau anémique et si Sébastien Josse s'est créé un décalage favorable la nuit dernière, il était en train de perdre tous ses gains dans cette loterie météo. La lecture des vitesses instantanées ce jeudi après-midi démontre bien qu'il n'y a rien d'établi sur le terrain de jeu : à quelques dizaines de milles près, certains progressent à plus de dix nœuds quand d'autres se traînent à moins de trois nœuds ! La fin de cette journée sera marquée par l'abandon de Michel Desjoyeaux sur Foncia, victime d'une collision avec une baleine.
Jour 6 - Black-out annoncé
Avec 36 heures d'incertitude sur les choix des concurrents dès ce vendredi soir, les douze solitaires encore en course vont devoir se consacrer à la stratégie plutôt qu'à la tactique, c'est-à-dire chercher à se positionner par rapport à la dépression qui s'installe sur les bancs de Terre-Neuve et non plus tenter de contrôler les mouvements de leurs adversaires. Toujours leader, Sébastien Josse vise à glisser vers l'Ouest. Le peloton a quant à lui profité de cette longue période de calmes et de brises incertaines pour se regrouper puisque les six poursuivants du groupe de tête sont tous à moins de 2 000 milles de l'arrivée, avec un écart de soixante milles seulement.
Jour 7 - Le silence des bateaux
Si avec le black-out, personne ne sait où se trouvent exactement les douze solitaires en course, ceux-ci n'ont pas caché qu'ils naviguaient dans une brise de secteur Sud, donc au débridé à une douzaine de nœuds de vitesse, en route directe vers la porte des glaces. Mais comme le vent va tourner vers l'Ouest, il va falloir faire du près voire même tirer des bords. Quelles seront les positions dimanche à 8h00 ? Le fait de ne pas savoir où se situaient leurs adversaires n'avait pas l'air de perturber outre mesure les solitaires qui ont répondu à la vacation de ce samedi midi : ils ont même révélé leurs conditions de navigation, images à l'appui !
Jour 8 - Sébastien Josse fait demi-tour
Après le portant musclé et les longs calmes, l'Atlantique réserve aux solitaires un paysage plus conforme à sa réputation : du vent contraire, une température en baisse, une visibilité médiocre et une mer qui se forme. Sébastien Josse ayant dû faire demi tour suite à un problème de grand voile, Vincent Riou a pris le relais en tête et comme ses compagnons, il doit composer avec une brise instable en force et en direction. Il faut tricoter pour arriver à Boston ! Léger désavantage donc pour Vincent Riou (PRB) en tête depuis l'abandon de Sébastien Josse (BT), suivi sur la même route par Loïck Peyron (Gitana Eighty) qui concède 25 milles et par Armel Le Cléac'h (Brit Air) à 60 milles derrière le leader. Mais position de contrôle pour le premier puisque ses plus proches concurrents ne peuvent pas vraiment initier une option très différente !
Jour 9 - Prendre la porte
En approchant de la porte des glaces, les quatre leaders doivent aussi composer avec le Gulf Stream qui ralentit leur progression : sous une lune qui sera pleine la nuit prochaine, le courant chaud s'oppose à leur progression vers Boston. En attendant un bon coup de vent pour mardi ! Et derrière, le peloton grappille des milles et s'est regroupé dans le sillage de Marc Guillemot. Le Basque Unai Basurko sur Pakea Bizkaia 2009 annonce par ailleurs à la direction de course qu'il jette l'éponge. Samantha Davies (Roxy) peut se rassurer car après s'être fait remonter par Arnaud Boissières (Akena Vérandas) et Yannick Bestaven (Cervin EnR) à l'occasion d'une grosse molle pendant le week-end, la jeune Britannique s'est offert trente milles d'écart qui libèrent un peu la pression.
Jour 10 - Encore un leader qui tombe
La porte des glaces n'a pas été facile à franchir et si elle n'a pas trop pénalisé le duo leader, elle a nettement augmenté l'écart pour les deux suivants et surtout pour le peloton qui était toute la nuit bloqué par des calmes. Les conditions de navigation sont désormais très différentes pour les deux groupes et un coup de vent violent est annoncé pour les premiers, mercredi ! Vincent Riou (PRB) est en effet de plus en plus en ballottage face à un Loïck Peyron (Gitana Eighty) qui grignote à chaque classement quelques milles par ci, par là ! Mais le choc de la journée viendra du retrait de PRB, que Vincent Riou abandonnera suite à une avarie de quille, entraînée par une collision avec un requin pèlerin. Dérouté, Loïck Peyron prendra l'infortuné skipper à son bord, ainsi que les commandes de la flotte.
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Source : OC Events |
29-05-2008 > Communiqué de presse
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