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\ Course océanique \ The Transat \
En approche de la porte des glaces |
| © Alex Bennett / Fujifilm |
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Le flotte se regroupe à l'approche de la porte des glaces
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| « Je suis le vent, je navigue selon son bon vouloir ! » indiquait le leader en Class 40 Giovanni Soldini ce matin ; « La mer est belle et il pleut car nous sommes dans un front qui n'est pas actif, « continuait-il à décrire depuis son Telecom Italia qui mène la flotte de 59 milles sur Appart' City, soit 10 milles de mieux depuis ce matin |
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Soldini est confiant dans sa position au nord de la flotte alors que sa prochaine cible se trouve à 480 milles dans le sud ouest : « Je pense que je vais arriver sans trop d'encombre à la porte des glaces, » confirme t'il. Télécom Italia a à 142 milles dans son sillage trois bateaux français Mistral Loisirs-Pôle Santé Elior (3ème) Appart'City(2ème) et Groupe Partouche (10ème).
Le skipper italien a rencontré quelques petits problèmes qui l'ont contraints à des réparations : un remplacement de lasching de têtière de grand voile et également une réparation du circuit d'écoute de grand voile. Toutefois, Telecom Italia comme l'ensemble de la flotte des 40 pieds sortent des neuf premiers jours de course sans problème majeur. « Nous n'avons jamais eu de vents très forts », indiquait Soldini en ajoutant : « les 40 pieds sont des bateaux très marins, et qui plus est, les conditions n'ont pas été extrêmes au point de les pousser à leur limite. » Alors que deux monocoques IMOCA ont du se retirer en raison de soucis techniques, Soldini analyse la clé de la fiabilité des 40 pieds : «Le gréement et tout l'accastillage sont standarts. Conséquence : c'est moins coûteux et plus solide ! »
Le groupe nord de la flotte navigue au près dans des vents de Nord Ouest de 15 nœuds alors que les concurrents plus au sud évoluent dans des vents aussi forts mais de secteur ouest sud ouest. Quoiqu'il en soit, l'ensemble de la flotte va traverser une zone de vent plus calme de vent de secteur ouest à sud ouest : une situation qui explique les différentes options prises par chacun.
Pendant la nuit, Halvard Mabire à bord de Custo Pol a choisi de plonger au sud : « On navigue au près dans 15 nœuds de vent. Je cherche à aller dans le sud sans perdre trop de terrain par rapport aux leaders situés au nord, explique Halvard Mabire en cinquième position, quatre milles derrière Beluga Racer, « Je cherche à faire la meilleure route jusqu'à la porte des glaces, mais ce n'est pas si simple !»
Dans la partie sud de la flotte, Benoit Parnaudeau (8° place à 85 milles du leader) à bord de Prévoir Vie a pris l'option de faire route au nord : « Je fais route au nord parce que c'est un bord gagnant en ce moment ! Je compte retrouver une grande partie de la flotte. » Benoit avait une voix claire lors de la vacation du jour, la raison s'est vite imposée « Tout va très bien ! J'ai dormi toute la nuit en me réveillant de temps à autre pour veiller au cap et à la vitesse. »
En 11° position à bord de Clarke Offshore Racing, Simon Clarke suit Prévoir Vie sur la route Nord. Mais alors que Parnaudeau a bien récupéré, Clark n'a pas bien dormi : « C'est dur de trouver le sommeil quand on navigue au près. C'est encore par terre que l'on est le mieux, calé contre la table à carte. La largeur de la coque des Class 40 provoque un atterrissage brutal quand le bateau décolle sur une vague. On a beaucoup sauté hier mais heureusement la réparation que nous avons faite sur la tête de quille tient bon. (Il faudra juste que j'aille chez le dentiste pour me faire poser de nouvelles dents !).
Alors qu'il remonte au près, Clark a fait une découverte assez frustrante : « J'ai passé beaucoup de temps à la barre, essayant de bien placer le bateau dans les vagues et c'est assez fatigant. Une fatigue qui a eu des conséquences désastreuses : « Mes instruments ne sont pas bien réglés et, en fait, le vent n'était pas là où je pensais. Quand on est fatigué, on ne n'est plus capable de bien analyser la situation. En fait, j'ai parcouru beaucoup trop de route, j'ai fait des zigzags en virant sur des refus imaginaires ou, au contraire, en en ne virant pas quand j'aurai du le faire. C'est incroyable » conclut le marin britannique qui n'en perd pas pour autant son sens de l'humour : « Je vais pouvoir reprendre mon livre « la voile en dix leçons*» au chapitre réservé aux enfants de 6 à 9 ans.
L'analyse du leader
En tête depuis son passage du Cap Lizard, la première nuit de course, Soldini, skipper de Telecom Italia nous a révélé ses secrets : « Pour être premier, il faut d'abord faire moins d'erreur que les autres. Vous devez avoir une bonne tactique et une bonne préparation et évidemment, il faut bien faire marcher votre bateau. Toutes ces actions doivent être menées de front. Tout ne peut pas être parfaitement fait ; mais, si vous réalisez le maximum de bonnes choses, vous êtes en tête ! Telecom Italia est très rapide. Mais la différence n'est pas énorme par rapport aux autres. Ça dépend des conditions. Un bateau rapide n'est pas suffisant ! »
* : 'Ladybird Book of Sailing'
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Source : OC Events |
20-05-2008 > Communiqué de presse
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