« C’est high tech, c’est serré et il y a du beau monde. Sur le bateau, il y a tous les jouets à disposition, de quoi s’amuser avec une multitude de voiles et plein de configurations différentes. Par exemple, dès que tu mets un spi, il y a la trinquette qui va avec. Il y a pas mal de boulot sur la plage avant et il y a moyen aussi de faire des nœuds !
Le bateau, les sensations…
Il est plutôt très agréable. Au portant, ça navigue assez haut, donc tu planes vite. Cela ouvre le jeu tactiquement et les croisements peuvent être assez chauds. On sent que le bateau est toilé par rapport à sa masse. Il est surtout très sensible au niveau de l’assiette, les déplacements d’équipage sont très importants (1,2 tonnes d’équipage pour 7,5 tonnes de déplacement du bateau, ndr), il faut être actif et les 15 équipiers doivent être très coordonnés. A ce niveau, le bateau est très fin. On essaye de ne pas bouger et la moindre intervention sur le pont doit être exécutée en 2 secondes. C’est très exigeant à ce niveau.
Naviguer avec Dean Barker…
Ici, on est un peu au bistrot de la Coupe. Cela garanti un niveau élevé. Tu croises des stars à chaque coin de ponton, et tu peux même en avoir un à bord ! C’est impressionnant mais surtout très intéressant de naviguer avec ces gens là. Avec Dean Barker à la barre, tu ne te poses pas de questions. Tout est fluide, dans la trajectoire, les phases de départ. Dean est un gars très discret. A bord, c’est un mec tendu de l’intérieur, plutôt très concentré. Pour échanger, comme nous sommes loin de la cellule arrière, il faut savoir trouver le bon créneau, le bon moment. D’autant qu’il a 7 nationalités différentes sur le bateau, et que les anglais ont leurs propres raccourcis pour communiquer. C’est rigolo, mais heureusement qu’on a une certaine expérience de tout ça !
Conclusion…
C’est du haut niveau et j’aime ça. Il y a plein de bricoles à faire sur les bateaux, plein d’astuces à connaître sur la plage avant pour que tout se passe bien. L’objectif pour moi est de voir le bateau progresser de jour en jour, même si ce sera dur de faire un podium avec le niveau qu’il y a. Et puis prendre plein de plaisir. On est quand même mieux ici qu’au bureau (Gilles travaille dans l’aviation civile d’où il est en partie détaché pour mener à bien son programme sportif, ndr). »
Propos recueillis par C.El
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