A la fin d'une épreuve, c'est toujours la même chose : on recherche les points perdus. Pour cette trentième édition du Spi Ouest France, l'équipage Groupama partait avec un handicap certain, celui de n'avoir quasiment pas navigué ensemble avant le départ de la première manche. Or, comme le dit Franck : « Tu as beau mettre les meilleurs marins du monde sur le même bateau, il faut qu'ils naviguent ensemble pour apprendre à se connaître ».
Or, avec seulement cinq manches courues en quatre jours, il était difficile de se mettre immédiatement au niveau des autres équipages qui s'entraînent à La Trinité depuis plusieurs semaines : « Ca ne se joue pas à grand-chose. Dans la dernière manche, il fallait que l'on gagne et que Gitana finisse huitième. A l'arrivée de la première marque au vent, il nous manque une longueur pour passer en tête. On se fait couvrir et malgré tout, on termine troisième alors que Peyron ne gagne pas de places » relate Franck qui poursuit : « L'équipage a très bien manoeuvré et surtout bien progressé au fil des manches. Sur un Spi complet, on pouvait jouer la gagne ».
Comme à son habitude, le skipper Groupama a navigué simplement : « On n'a pas pris de risques, on n'a pas été extrême. Ce genre de stratégie est plus payante sur le long terme que sur un week-end ».
Quand on lui fait remarquer qu'il prend quand même une belle deuxième place, Franck ajoute : « Je tiens tout d'abord à féliciter Loïck Peyron et son équipage. Avec deux victoires de manches le premier jour, ils étaient difficiles à battre. Ils ont eu un peu de réussite mais cela fait partie du jeu. Quand aux autres, je pense notamment à Banque Populaire, Distinxion et Electra, ils étaient toujours dans les bons coups. C'était très serré et jamais ni gagné, ni perdu ».
Ce 30° Spi Ouest France terminé, le skipper Groupama va retrouver dès demain son trimaran Groupama 2 à bord duquel il n'a plus navigué depuis sa victoire dans la Transat Jacques Vabre.
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