Yvan Bourgnon, aviez-vous déjà navigué à Marseille ?
Oui, lors des grands prix Multicoques, en 2005 mais je n’avais jamais eu l’occasion de venir à la SNIM y régater, en 20 ans de voile, voila qui est un juste retour aux sources et qui est réparé.
Qu’est ce qui vous a donné envie de venir naviguer pour la première fois sur la SNIM ?
Ce sont des copains, c’est une super équipe. On a l’habitude avec Jérémy Lagarrigue de naviguer l’un contre l’autre sur de petits catamarans. C’est une histoire de copains et pour moi, c’est aussi un retour aux sources de revenir régater sur de petits bateaux comme un 31.7.
Jérémy est fort en régate et en technique. Il y a donc de l’’échange qui se fait entre ses connaissances et les miennes. L’équipage est bien dans la course et j’avais envie de régater avec eux, cela va se reproduire plusieurs fois dans la saison, entre deux gros projets la transat Jacques Vabre et un tour du monde. Avec Jérémy Lagarrigue, nous avons projeté de peut-être faire la prochaine Transat ensemble. Mais pour l’instant, c’est en stand by, il y a l’hypothèse de passer en 70 pieds au lieu de 60 pieds. Il est aussi question de faire la première coupe de l’América en multicoques. Les multicoques sont des Formule 1, ces bateaux sont les plus rapides.
Quel est l’avenir de cette catégorie des multicoques aujourd’hui en sommeil ?
Je pense que nous sommes justement à une période de transition, mais c’est un support qui a de beaux jours devant lui. C’est juste une phase un peu critique, ça va forcément repartir. Il y a pas mal de skippers engagés dans le Vendée Globe qui ont envie de revenir en multicoques.
Quelle est votre actualité ?
Je viens de terminer la Transat Jacques Vabre en multicoques avec Vincent Jacques à bord e Brossard (en 11 jours, 1 heures, 15 minutes et 9 secondes, 16.36 nœuds de moyenne). Nous avons réussi une quatrième place. Je prépare à présent le tour du Monde à l’envers en multicoques au mois de décembre. J’espère le boucler en moins de cent jours. Le départ se fait de Brest.
Qu’est ce qui vous a surpris sur cette SNIM ?
Le niveau, notamment chez les amateurs qui est très relevé. Et puis les conditions de navigation, qui sont vraiment très agréables et surprenantes. J’ai pris beaucoup de plaisir à naviguer sur ce plan d’eau. Lors de la première journée, nous avons plutôt bien réussi en collant aux plus gros et en laissant les plus petits, bien derrière nous.
Tout en préparant ce tour du Monde, on va tout de même vous revoir sur le plan d’eau aux côtés de Jérémie Lagarrigue ?
J’ai pas mal de régates corpo au mois d’avril. Je pense que cette année, je vais avoir pas mal l’occasion de régater sur Marseille.
Est-ce que vous avez dans l’idée de vous établir dans la région ?
Ce n’est pas exclu, mais rien n’est bien sûr défini ni arrêté. Mon team Océan est la première écurie à ce jour à réunir plusieurs catégories de bateaux qui évoluent dans de multiples compétitions. Il rassemblait tous les bateaux Brossard. Mais le contrat qui me liait à Brossard est à présent achevé. Nous sommes donc à la recherche d’un nouveau partenaire pour continuer l’aventure. Nous avons déjà trouvé quelques sponsors qui viennent en complément. Le budget est estimé à 2, 5M d’euros. Aujourd’hui nous cherchons à peu près la moitié de cette somme.
Que représente team océan ?
Jérémie Lagarrigue est passé par cette structure dans la catégorie catamaran de sport. Il a tout gagné. Après, il a fait beaucoup de trimaran je suis parti du constat qu’au niveau fédéral, il y avait un excellent suivi, encadrement et formation des jeunes qui se consacrent à la voile légère et à l’olympisme. En revanche, rien n’existait pour préparer et former les jeunes à la course au large. Le Team Océan permet de créer des passerelles, d apprendre aux jeunes, de leur permettre de se former, de faire des stages, d’avancer.
Le skipper de Madraco dans le vent
Jérémie Lagarrigue, skipper du 31.7 Madraco et quatre fois champion de France sur F18 catamaran (dont Yvan Bourgnon est le parrain). Originaire de Sainte-Maxime, le skipper défend les couleurs de Toulon. Parmi ses projets, la course de l’Edhec, du 19 au 6 avril, avec un équipage constitué d’ingénieurs, dont une bonne partie était néophyte, voila encore quelques mois. Et la première place de l’IRC Cup Méditerranée en 31.7 et sur le nouveau bateau, un First 45.
Jérémie Lagarrigue, vous avez un invité de marque à bord ?
Oui, mais nous sommes avant tout une équipe de copains et Yvan Bourgnon est un ami d’enfance. Nous allons essayer de gagner un podium, tout en gardant le plaisir de naviguer ensemble. On est là pour s’amuser et passer un bon moment ensemble.
Comment s’est déroulé votre début de saison ?
Nous avons fait des résultats lors de la Massilia et de l’Armen à Saint-Tropez. Du coup l’équipage est actuellement en tête de l’IRC Cup de Méditerranée. Sachant que nous avons avec nous un super propriétaire qui vient d’acheter un super bateau, plus gros, un first 45, on va changer de catégorie mais nous allons jouer sur les deux tableaux et tenter de gagner dans les deux catégories différentes, puisque nous aurons quatre manches à valider dans chacune des catégories. Nous avons aussi disputé le challenge d’hiver et avons fait deuxième lors de la dernière Juris’cup.
Quels sont vos autres projets ?
Nous préparons la régate de l’Edhec. Nous avons fait le pari de créer un équipage d’élèves, certains n’avaient auparavant jamais fait de la voile comme Gildas. Il y a aussi la First 7 Cup à la Pointe rouge, la semaine de Porquerolles, Saint-Tropez, la Giraglia, bref un programme bien chargé.
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