Le siège est levé
Ce matin, le préfet du Morbihan Laurent Cayrel, le sous-préfet André Horel, le directeur des affaires maritimes Jean-Luc Veille, Jean-Pierre Blavec, le président de la SNT et deux conseillers ministériels avaient donné rendez-vous aux marins pêcheurs. Jean-Pierre Blavec revient sur ce retournement de situation : «C'est Laurent Cayrel qui a exposé à la vingtaine de pêcheurs présents la proposition du gouvernement. Après une courte concertation, les marins ont accepté de lever le camp. Et ce fût un véritable soulagement dans les locaux de la SNT ! ». Un sentiment partagé du côté du Groupe Ouest France où l'on se réjouit de cette issue favorable qui permet que le Spi prenne enfin son envol.
Plus de temps à perdre, après le retrait des câbles à 11h45, l'ensemble de la flotte a pu gagner la zone de course à 14 heures, précédé par les chalutiers qui leur ouvraient la route.
La météo, dernier rempart
Plus rien désormais n'arrêtait les 3000 navigateurs du Spi Ouest France- Bouygues Telecom pour leur premier grand rendez-vous de la saison. À moins que la météo ne fasse des siennes… En baie de Quiberon, les conditions restaient musclées. Un vent de secteur Nord de 20 à 25 nœuds établis avec des ‘claques' à 35 nœuds ont accueilli fraîchement les marins sur le plan d'eau. Des grains chargés de grêle venaient compléter une température à terre de cinq degrés et un ciel couvert.
Le premier signal d'avertissement était envoyé à 15 h 00. Le pavillon Y indiquant l'obligation à tous les concurrents d'enfiler leur gilet de sauvetage était hissé. Dans de telles conditions, aucun départ de course sur le Rond A pour les IRC 3 et 4 n'a pu être donné et les bateaux inscrits dans ce rond ont regagné les pontons. De même pour les Open 7,50 du Rond B, tandis que, le vent forcissant, plusieurs concurrents d'autres séries annonçaient au comité qu'ils rentraient au port pour cause de petites avaries, et ce, avant même que le signal de départ ne leur soit donné.
La première course du Spi a été lancée pour les IRC 1 à 16 heures 12 sur un petit parcours banane de 2,5 milles. Quelques minutes plus tard venait le tour des IRC 2 à 16 heures 58. Une première journée très sportive à laquelle tous n'auront malheureusement pas pu participer. "C'était quand même super de sortir même si on n'a pas pu courir" explique Antoine Bompard de l'équipage familial du Grand Surprise 'Eric Bompard Cachemires'. "Pour notre catégorie sur le Rond A, c'était limite de régater dans ces conditions, mais, ce petit tour en mer nous a permis de nous mettre un peu dans le bain et demain, nous serons fin prêts".
Demain, le programme des régates est maintenu avec un premier départ à 10 heures.
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